Loukoummania

Il est temps de trouver un sous-titre les copains

30 avril 2006

medium

voilà longtemps que j'avais envie de vous parler de cette série
vous aurez peut-être noté au fil de mes blogs précédents que je suis, si ce n'est une pro, tout au moins une ultra-compétente jeune fille dans le domaine des séries télé
medium est une série à part qui me touche beaucoup
c'est également une série qui a fait couler beaucoup d'encre
d'abord parce qu'elle est portée par une star nommé Patricia Arquette
ensuite parce qu'elle aborde le sujet de la peine de mort par un biais très controversé : la série se déroule dans un état où la peine de mort est encore en vigueur et l'héroïne dès le deuxième épisode de la série a été amenée à aider le procureur à faire condamner à mort un accusé
le choix d'un tel scénario est périlleux et a entraîné un grand débat sur la diffusion d'une série "prônant" la peine de mort dans un pays comme le nôtre

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* petit rappel biographique :

Issue d'une célèbre famille d'acteurs comprenant son grand-père Cliff Arquette, son père Lewis Arquette, sa soeur Rosanna Arquette, ses frères Alexis Arquette, David Arquette et Richmond Arquette, Patricia passe sa jeunesse à Los Angeles où elle poursuit sa formation auprès de divers professeurs de grand renom, dont Milton Katselas. Apparaissant pour la première fois au cinéma dans Pretty smart (1986) de Dimitri Logothetis, elle figure également au casting de Freddy 3, les griffes du cauchemar (1987) de Chuck Russell et participe au premier long métrage de Sean Penn, The Indian runner.

Le succès vient en 1993 avec sa performance de call girl sexy et meurtrière aux côtés de Christian Slater dans True romance. Dès lors, cette blonde pulpeuse alterne les genres et joue sous la direction des plus grands : Tim Burton (la comédie Ed Wood), John Boorman (le film d'aventure Rangoon), David Lynch (le film noir mâtiné de fantastique Lost highway), Stephen Frears (le western The Hi-Lo country), Roland Joffé (le thriller Goodbye Lover) et Martin Scorsese (le drame A tombeau ouvert).

En tête d'affiche du thriller mystique de Rupert Wainwright Stigmata (2000), Patricia Arquette n'hésite pas à s'enlaidir pour les besoins de Human nature, une comédie de Michel Gondry avec Tim Robbins et Rhys Ifans. En 2003, faisant preuve de perfectionnisme, elle s'entraîne intensivement pour La Morsure du lézard, l'adaptation du roman Holes de Louis Sachar, alternant séances d'équitation, lancer de couteau et maniement d'armes à feu.

En 2005, elle répond à l'appel du petit écran en acceptant le rôle principal de la série Medium.

* petit résumé de la série :

Medium raconte l'histoire d'Allison Dubois (Patricia Arquette), étudiante en droit qui choisit finalement de mettre ses dons de médium au service de la Justice. Allison voit, entend et parle avec les morts mais est aussi capable de prédire l'avenir et de lire dans les pensées d'autrui. Altruiste et courageuse, elle implique malgré elle son mari Joe (Jake Weber), ingénieur et cartésien par nature, ainsi que ses deux filles aînées dans ses enquêtes policières hors du commun et convainc le procureur Devalos (Miguel Sandoval) de la fiabilité de ses intuitions.

Médium est inspirée de la vie de la vraie Allison Dubois, qui aida le FBI dans de nombreuses enquêtes. Afin que la série soit le plus près de la réalité, Allison Dubois est consultante sur le tournage. Elle n'en n'est pas à ses premiers essais puisqu'en 2000, le film Intuitions de Sam Raimi était déjà tiré de ses expériences "paranormales".

Diffusée sur NBC depuis janvier 2005, Médium, coproduite par Glenn Gordon Caron (Les enquêtes de Remington Steele, Clair de Lune) et René Echevarria (Les 4400) connaît un large succès avec 14 millions de téléspectateurs en moyenne chaque semaine. Patricia Arquette a reçu en 2005, l'Emmy Award de la meilleure actrice dramatique et une nomination au Golden Globe. Un épisode de la seconde saison diffusé en novembre sur NBC a fait sensation car il contenait des scènes entièrement en 3-D (des lunettes spéciales étaient distribuées dans les magazines télé).

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* points forts de la série :

=> le téléspectateur est plongé dans l'esprit d'Allison sans aucun effet spécial, en effet, il est parfois impossible de comprendre immédiatement si ce à quoi l'on assiste se passe dans la réalité d'Allison ou dans un de ses rêves, pas de flash comme dans d'autres séries du même type (jess a des flashs dans missing), seul le réveil d'allison nous fait comprendre qu'il s'agit d'un de ses rêves
et voici sa tête au réveil :

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=> une actrice au sommet de son art, aidée sur les plateaux par la vraie Allison Dubois qui sert de consultante
en effet patricia arquette est loin d'être une débutante, et bien que ces dernières années sa carrière est plutôt connu un creux, elle a été dirigé par quelques grands noms du cinéma et dès la première saison de la série s'est vu remporté l'emmy award de la meilleure actrice dans une série dramatique
avec une famille issue du milieu du cinéma, patricia avait toutes les chances de faire encore parlé d'elle malgré sa quasi disparition des écrans au début des années 2000
ci-dessous son frère david et sa belle-soeur, courteney cox arquette, la monica de la série friends
et encore en-dessous, patricia et rosanna

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=> troisième point fort et c'est un point très fort : allison est au prise entre son métier et sa famille
la série ne donne pas dans la facilité à ce niveau-là
le mari d'allison est un mathématicien sceptique qui n'accepte pas très bien le "don" de sa femme, don qui perturbe sans cesse l'équilibre du cocon familial, allison fait des rêves lors de son sommeil nocturne (logique) ce qui la pousse bien souvent à se lever au milieu de la nuit et la met en décalage avec ses enfants lorsqu'elle retourne se coucher au moment où ses filles doivent se lever
ainsi  Joe, son mari, doit se débrouiller seul entre son travail et ses filles, pour la vie quotidienne, les filles se sentant parfois déboussolées par les absences imprévisibles de leur maman
on sent le couple en permanence sur la brèche, à la limite de la rupture bien que parfaitement et totalement amoureux
le métier d'allison dérange sa famille, elle est en permanence confrontée à des choix qui lui imposent soit d'aider les autres soit de s'occuper des siens, et le téléspectateur est témoin de ce tiraillement qu'elle vit et des difficultés que cela entraîne dans son couple et dans sa vie de famille
une autre difficulté apparaît lorsque Joe et Allison se rendent compte que leur aînée réussit à "deviner" des résultats de maths sans même faire les exercices suite à une alerte du professeur ou que la deuxième fille fait des dessins prémonitoires
toute la branche féminine de la famille est touchée par le don de médium ce qui ne fait d'ajouter aux autres problèmes
ci-dessous la famille au complet :

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petite interview de patricia arquette :

— Il ne doit pas être évident d’incarner un personnage qui existe réellement…
— D’autant plus qu’Allison est consultante sur la série! (Rires.) Cela étant, elle m’est d’un grand secours. Il m’arrive de lui demander quelques tuyaux, notamment sur sa manière de procéder lorsqu’elle se met en relation avec l’au-delà, quelle posture elle prend, quel est son timbre de voix ou, plus terre à terre, comment se déroule la phase de sélection d’un jury, puisqu’elle est employée d’un procureur.
— Et l’intéressée vous trouve crédible ?
— Elle se marre beaucoup lorsque nous montrons une scène dans laquelle elle s’apprête à avoir des visions. Pour donner le maximum d’intensité dramatique et de suspense, on met en toile de fond une musique bien flippante, bien angoissante. Un truc qui vous prend aux tripes. Allison n’entend pas ce genre de musique quand elle entre en communication avec des morts, sinon, croyez-moi, elle ne pourrait pas se concentrer ! (Rires.)
— Quelles sont les différences entre vous deux ?
— Dans la série, je joue une Allison plus tourmentée par le fait d'avoir de telles capacités et par les problèmes que génèrent ces visions parfois effrayantes dans sa vie de famille. C’est loin d’être le cas de la vraie Allison. Elle est très calme et ne se laisse pas déborder par tout cela. Elle impressionne par son côté décontracté. Si je disposais des mêmes pouvoirs qu’elle, je serais plutôt paniquée…
— Pouvoir communiquer avec l’au-delà vous semble possible ?
— Si je n’y croyais pas, mon interprétation ne pourrait pas être satisfaisante. Je suis sûre que nous disposons tous de facultés pour percevoir certaines choses, mais la plupart des gens l’ignorent. Il y a par ailleurs un grand nombre de charlatans qui donnent de faux espoirs à des familles qui ont perdu un proche, et ça, ça me révulse au plus haut point!
— L’entourage, et en particulier la propre famille d’Allison Dubois, étaient sceptiques face à ses dons de voyance…
— C’est vrai. Enfant, elle avait donné des noms à ses ours en peluche. Lorsque certains de ses proches ont commencé à disparaître, elle a commencé à faire un transfert. Elle communiquait avec ses ours comme s’ils étaient des personnes vivantes. Ce qui, d’une certaine manière, facilitait le contact avec l’au-delà, les peluches servant d’intermédiaires. Pendant des années, Allison a opéré de cette manière. Mais ses parents ne l’admettaient pas… Juste après l’enterrement de son grand-père, elle s’est approchée de sa mère pour lui dire: «Je viens de parler avec grand-pa. Il voulait juste que tu saches qu’il n’avait pas souffert et qu’il était encore parmi nous.» Sa mère, en état de choc, l’a fait sortir de la pièce.
— Pensez-vous que ces pouvoirs soient héréditaires ?
— Dans le cas d’Allison, elle ne tient pas ses dons de sa mère, mais rien ne dit qu’elle ne les a pas transmis à ses trois filles !
— Vous-même avez deux enfants, Enzo, 17 ans, et Harlow, 3 ans, et comme votre personnage, vous devez gérer à la fois votre rôle de mère et celui d’une femme très occupée…
— Mais moi, je ne me réveille pas au beau milieu de la nuit en voyant des cadavres flotter au-dessus de mon lit ! (Rires.) Le seul instinct que je possède, c’est celui de conservation, car, pour survivre à Hollywood, il faut être résistant…
— Vous êtes une revenante, une ressuscitée de Hollywood, non ?
— C’est vrai que je suis passée par des périodes où le téléphone ne sonnait que pour me proposer des scénarios merdiques. Avec «Médium», j’ai pu démontrer qu’il ne fallait pas m’enterrer trop vite !
— Avez-vous déjà été témoin de manifestations surnaturelles ?
— Je n’ai jamais vu quelqu’un faire tourner une table ou converser avec un fantôme ou un défunt coincé entre notre monde et l’au-delà. En revanche, j’ai vu des lumières s’éteindre… mais cela n’avait rien à voir avec le pouvoir de l’esprit sur la matière. En fait, j’avais oublié de payer ma note d’électricité, et on m’a coupé le compteur !
— J’ai lu quelque part que vous aviez entendu des voix…
— Oui, celle de ma mère. Le jour où elle est décédée, en 1997, je devais assister au «Tonight Show». J’étais tellement ravagée que j’ai envisagé d’annuler ma participation. Et ma mère m’a fait un signe. Du haut de son nuage, je l’ai entendue me dire: «Sois toi-même, Patricia: une battante.» Pour exorciser ma tristesse, je me suis donc pointée à l’émission déguisée en lapin de Pâques. Rien de tel pour retrouver le sourire ! C’est à ce moment-là que j’ai compris que si tous les politiciens faisaient de même, la vie sur la planète serait plus agréable !
— La vraie Allison Dubois ne se fait pas payer par le ministère de la Justice. Et vous, Patricia, vous travaillez aussi à l’œil ?
(Rires.) A votre âge, vous croyez encore au père Noël ? Je ne suis pas aussi altruiste qu’Allison !

Interview: Frank Rousseau.

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ci-dessus une photo de patricia qui date d'il y a quelques années, notez qu'elle a aujourd'hui pris pas mal de kilos, elle est loin des standards d'hollywood maintenant mais je la trouve toujours magnifique

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il m'a été difficile de trouver des articles qui me convenaient sur la série mais c'est celui d'écran large qui pour moi tire son épingle du jeu, le voici :

Nouvelle série lancée en 2005, Medium débarque à présent en France. Y rencontrera-t-elle le même succès instantané qu’elle a connu outre-atlantique ? Petite analyse de ce qui se cache derrière ces dons de voyance.

Une vraie medium…
Contrairement à de nombreuses autres fictions télévisées, Medium possède deux caractéristiques assez peu communes. Tout d’abord, elle est le fruit de l’imagination d’un vieux routard du petit écran, Glenn Gordon Caron, contrairement à plusieurs autres séries à succès apparues ces dernières années à l’initiative d’individus totalement inconnus au préalable (Anthony E. Zuiker pour Les experts, Hank Steinberg pour FBI : Portés disparus ou, plus récemment, Shonda Rhimes pour Grey’s anatomy). Caron pour sa part avait déjà œuvré sur Les enquêtes de Remington Steele au tout début des années 80 avant de créer Clair de luneMoonlighting) en 1985, série qui révéla un certain Bruce Willis bien avant Piège de cristal et meubla le petit écran cinq années durant avec succès. Et si Caron connu ensuite une longue traversée du désert au cours des années qui suivirent l’arrêt de cette série – sa deuxième création télévisée en 1999, Un agent très secret (Now and again), fut interrompu après une seule saison –, Medium était donc déjà dès son lancement entre des mains expertes.

La seconde caractéristique de cette série, beaucoup plus rare celle-là, vient de son inspiration. En effet bien plus qu’un simple emprunt au qualificatif, Medium prend directement pour modèle la vie de la véritable Allison Dubois. Outre des séances de voyance et des ouvrages, celle-ci vient également en aide aux forces de l’ordre afin de résoudre des crimes là encore bien réelles. C’est donc tout naturellement que les producteurs se sont adjoints ses services en tant que consultante sur la série afin de coller au plus près à la réalité. Medium ou une nouvelle forme de télé-réalité ?

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Patricia Arquette (à gauche) et Allison Dubois (à droite), une vraie medium.

Qui prédit un immense succès…
Le pilote de Medium, diffusée le 3 janvier 2005 sur la chaîne américaine NBC, remporte un succès immédiat, permettant à la série de se positionner en 19ième place des audimats au terme de la saison télévisée US 2004/2005 avec une moyenne de 14 millions de téléspectateurs (à titre de comparaison, Lost enregistra une moyenne de 16 millions cette même saison), devançant même la nouvelle déclinaison des Experts, Les Experts : Manhattan (13,6 millions).

Trois ans plus tôt, une autre série « extralucide » avait déjà ouvert une brèche sur la chaîne câblée USA Network avec Dead zone. Si les chiffres d’audimat ne sont nullement comparables à ceux d’un grand network comme NBC, l’adaptation sur petit écran du roman de Stephen King remporta néanmoins un succès bien réel, tant critique que public, pour susciter l’intérêt de certains. Mais plutôt que de créer un nouvel ersatz, Glenn Gordon Caron préféra miser sur un personnage principal du sexe féminin, soit un choix particulièrement « couillu » puisque la plupart des succès télévisés mettent en vedette soit des duos (X-Files), soit des équipes entières (Les experts, FBI : Portés disparus), soit des hommes seuls (24 heures chrono) mais pratiquement jamais des femmes (à l’exception récente de Cold case). Une décision qui, en matière de personnages disposant d’un « don particulier », ne s’était pas vu en fait depuis Profiler
(1996-2000).

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À une série humainement réussie…
De plus, outre le don de voyance, Allison dispose également de celui de pouvoir communiquer avec les morts. En dehors du macabre (des meurtres qui « tachent » énormément les murs), cette double faculté permet à la série d’osciller entre l’étrange (Allison déambulant dans un aéroport habillée en chaperon rouge) et le tragicomique (Allison se querellant avec son beau-père décédé). Car, au delà du fantasmagorique, le noyau familial est véritablement au cœur de la série, Allison devant jongler entre son emploi de consultante sur des affaires criminelles et son cocon familial constitué de son mari, Joe (Jake Weber), et de ses deux filles, Ariel et Brigitte (plus un troisième bambin en bas âge).

Sans pour autant tomber dans la sitcom ou la tragédie cathodique, Medium puise une grande partie de son attrait dans ce portrait de famille. Un parti pris qui n’est sans doute pas étranger au succès de la série outre-atlantique en plus de l’intérêt légitime du public pour le paranormal. Dans le rôle de l’épouse / mère de famille dont les facultés – héritées de sa mère et (peut-être) transmises à ses propres filles – ne lui facilitent en rien la tâche (des réveils systématiques en sursaut au beau milieu de la nuit suite à une vision), Patricia Arquette assure parfaitement son rôle de pilier central de la série. Après avoir joué sous la direction des plus grands au cours des années 90 – Tony Scott (True romance), John Boorman (Rangoon), Tim Burton (Ed Wood), David Lynch (Lost highway), Roland Joffé (Goodbye lover), Stephen Frears (The hi-lo country) ou encore Martin Scorsese (À tombeau ouvert), excusez du peu –, la comédienne avait enchaîné les rôles plus ou moins obscurs depuis le changement de millénaire. Sa prestation très remarquée dans Medium lui a valut un joli come-back aux yeux d’Hollywood (elle a remportée l’Emmy Awards 2005 et une nomination aux Golden Globes 2006).

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Mais aux enquêtes éventées !
Si l’aspect purement humain de la série est très réussi, on ne saurait en dire autant de sa partie strictement policière, le « noctambulisme » de l’héroïne en guise de prologue de chaque épisode pouvant devenir plus ou moins contagieux auprès du téléspectateur. En effet, les différentes affaires sur lesquelles Allison apporte son expertise pour le compte de son patron, le procureur Manuel Devalos (Miguel Sandoval), et en collaboration avec le détective Lee Scanlon (David Cubitt), peuvent rapidement se révéler fastidieuses et sont loin d’être aussi bien ficelées que les séries dont Medium cherche à se démarquer (on citera au hasard les NCIS : Enquêtes spéciales, Experts, FBI : Portés disparus et autres NYPD Blue). La « faute » sans doute à une équipe de scénaristes plus expérimentée en matière de fantastique que de séries dites « procédurières », la plupart des scénaristes de Medium ayant travaillé auparavant sur Dark angel (la série créée par James Cameron), La 13ème dimension, Les 4400 ou encore Star trek : Deep space nine (sans oublier bien sûr Un agent très secret, la plupart étant donc d’anciens collaborateurs de Glenn Gordon Caron).

C’est bien là le seul reproche (et non des moindres puisque les enquêtes occupent environ la moitié des épisodes) que l’on puisse imputer à Medium, une série à dimension humaine très touchante entre drame et comédie et dont l’aspect purement surnaturel n’est ni marginalisé ni tourné en dérision. Il ne reste donc plus qu’un petit effort d’investigation policière à faire de la part de ses artisans s’ils souhaitent élever Medium
dans la division supérieure.

et pour finir, deux photos que je trouve splendides :

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joyeux 22 à tous en ce 22ème article :)

Posté par lOu jO à 01:43 - Petit Ecran - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


t'es beau

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T’es beau,
                        T’es beau parce que t’es courageux,
                        De regarder dans le fond des yeux,
                        Celui qui te défie d’être heureux.

                        T’es beau,
                        T’es beau comme un cri silencieux,
                        Vaillant comme un métal précieux,
                        Qui se bat pour guérir de ses bleus.

                        C’est comme une rengaine,
                        Quelques notes en peine,
                        Qui forcent mon cœur,
                        Qui forcent ma joie,
                        Quand je pense a toi,
                        A présent.

                        J’ai beau,
                        J’ai beau me dire qu’au fond c’est mieux,
                        Même si c’est encore douloureux,
                        Je n’ai pas de recoin silencieux.

                        C’est beau,
                        C’est beau parce que c’est orageux,
                        Avec ce temps je connais peu,
                        Les mots qui traînent au coin de mes yeux.

                        C’est comme une rengaine,
                        Quelques notes en peine,
                        Qui forcent mon cœur,
                        Qui forcent ma joie
                        Quand je pense à toi,

                        Toi qui sors de scène,
                        Sans armes et sans haine,
                        J’ai peur d’oublier,
                        J’ai peur d’accepter,
                        J’ai peur des vivants,
                        A présent.

                        T’es beau…


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le phénomène ségolène

Elle commence à être partout, tout le temps. Voici un petit article tiré de RFI qui résume bien la situation, ponctué de petites images :)

 

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Ségolène Royal : la socialiste qui monte, qui monte

Ségolène Royal, du Parti socialiste français, multiplie avec le sourire les interventions médiatiques et fait la une de nombreux magazines. (Photo : AFP)

Ségolène Royal est devenue incontournable. Qu’elle obtienne ou pas l’investiture socialiste pour la candidature à la présidentielle, elle sera dans tous les cas l’une des personnalités en lice. Les éléphants -Fabius, Strauss-Kahn, Lang- n’ont qu’à bien se tenir. Ségolène Royal compte tirer les bénéfices d’une popularité engrangée tranquillement depuis quelques mois, le moment venu. Elle a une carte majeure en main : face à l’usure des caciques du PS, elle incarne une forme de renouveau. Mais elle devra surmonter l’attaque qui tue et que ses adversaires à gauche, et aussi à droite, commencent à asséner rudement : pour gouverner, il faut de l’expérience et un programme, pas seulement une image médiatique.

On ne l’a jamais vu aussi souriante. Ségolène Royal pourrait presque faire de la publicité pour les dentifrices tant elle affiche un sourire rayonnant à la Une des magazines ou dans les émissions de télévision. C’est vrai, en ce moment, elle n’a pas beaucoup de raisons de faire grise mine. Elle galope en tête des sondages de popularité depuis des semaines. Et dans les dernières enquêtes, elle a même franchi un cap : supplanter celui qui fait figure d’adversaire potentiel le plus sérieux à droite, Nicolas Sarkozy. Selon l’institut Ifop qui a interrogé les Français pour l’hebdomadaire Paris Match, elle emporterait le scrutin présidentiel par 52% des voix contre 47% au président de l’UMP (Union pour un mouvement populaire). Le sondage Ipsos publié par Le Point arrive à la même conclusion mais avec un score un peu plus serré : 51% contre 49%.

Du coup, elle a fini par accepter de dire sans tournicoter autour du pot qu’elle brigue bel et bien l’investiture à la candidature socialiste pour la présidentielle. Détendue et amusée, elle a concédé lors d’un «chat» organisé sur le site internet de la chaîne LCI, le 12 avril : «Voilà, c’est dit». La veille, elle avait déjà fait un pas vers la révélation de ce qui n’est une surprise pour personne en répondant à l’acteur Djamel Debbouze, lors d’une émission télévisée sur Canal +, qu’elle serait "probablement candidate… si ça reste comme ça"

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Ségolène Royal en irrite plus d’un dans son camp

Alors maintenant, elle doit en effet tout faire pour que ça continue jusqu’au mois de novembre, date à laquelle les socialistes décideront quel héraut ils enverront dans la joute pour gagner l’Elysée. Et ça risque de se corser rapidement. Car Ségolène Royal en irrite plus d’un dans son camp. La preuve : de-ci, de-là, on commence à entendre des phrases pas très gentilles sur la présidente de la région Poitou-Charentes. Laurent Fabius, qui postule lui aussi à l’investiture socialiste, a affirmé : «Pour moi ce qui est important quand on brigue l’honneur de représenter les socialistes et la gauche, c’est d’avoir clairement une ligne de gauche». Une critique implicite des prises de positions récentes de Ségolène Royal sur les réussites du Premier ministre britannique libéral Tony Blair en matière de lutte contre le chômage des jeunes, par exemple. L’ancien Premier ministre a aussi rappelé la nécessité de choisir un candidat aguerri pour briguer l’Elysée : «Ce qui est important dans ce débat, ce n’est pas le caractère plus ou moins médiatique de tel ou tel, mais deux choses : l’expérience et les bases politiques des projets des futurs candidats». Martine Aubry, maire de Lille, a abondé dans son sens en déclarant : «J’ai toujours pensé que ce qui était le plus important c’était le projet». Jean Glavany a même carrément manifesté son agacement, estimant que les militants socialistes choisiront leur candidat en fonction des «idées» et «pas de la couverture de Paris Match» [où figurait Ségolène Royal la semaine dernière].

A droite, on a entendu des attaques sur le ton condescendant ou revanchard. Jean-Marie Le Pen, le leader du Front National, a réduit la députée des Deux-Sèvres au rang de «gadget» qui permet à un PS sans programme d’«exister politiquement». François Fillon, l’un des conseillers politiques de Nicolas Sarkozy, a lui dénoncé le «hiatus» qui existe entre l’image médiatique de Ségolène Royal et son attitude à l’Assemble nationale qu’il qualifie de «sectaire, dogmatique et extrêmement agressive». Et d’ajouter avec ironie : «On a l’impression qu’il y a Mrs Ségolène et docteur Royal». Même ton moqueur pour le sénateur UMP Josselin de Rohan : «Quand les socialistes deviennent royalistes, les chouans deviennent méfiants». Après une période où les personnalités de droite ont dispensé quelques amabilités sur elle, Nicolas Sarkozy en tête, l’heure semble être venue de commencer à égratigner celle qui pourrait bien devenir une adversaire plus dangereuse que prévu.

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Elle mise sans complexe sur son image

Ségolène Royal a tout de même des amis. Jacques Attali, l’un des plus proches collaborateurs de François Mitterrand, s’est mis à sa disposition. Daniel Cohn-Bendit, l’un des leaders étudiants de Mai 68 reconverti en député européen des Verts, la soutient lui aussi. Et elle en cherche d’autres sans ménager sa peine. Elle multiplie les voyages (Chili, Italie, Autriche). Elle sillonne la province. Elle squatte les médias. Et elle utilise internet pour créer un lien avec les Français. Son site porte un nom poétique, désirs d’avenir . Elle y invite tous les internautes à débattre et donner leur avis sur les problèmes et l’avenir de la France. De ces participations, elle tirera «les idées réalisables». Mieux, Ségolène Royal lance un livre en ligne. Au fil des semaines, elle diffusera les chapitres de l’ouvrage sur lesquels les internautes pourront réagir avant sa publication à la rentrée.

Ségolène Royal n’a peut-être pas de programme mais elle a une stratégie politique et médiatique très au point. Présente et pimpante -elle porte ses 52 ans avec élégance et dynamisme-, elle mise sans complexe sur son image. Mais elle joue aussi la carte de la proximité et de l’écoute. A ceux qui parlent «pouvoir et expérience», elle tente de répondre «terrain et ouverture». Aux ambitions personnelles des uns et des autres, elle essaie d’opposer un élan populaire qui la porte presque malgré elle. Elle affirme que les soutiens qu’elle enregistre lui donnent «des devoirs» mais «aucun droit». Trop humble pour être naïve, pas assez fragile pour être laminée, trop déterminée pour abandonner, Ségolène Royal est une femme politique qui sait incontestablement ce qu’elle veut et où elle va.

 

par Valérie Gas

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29 avril 2006

la pantomime 2 - Debout sur le Zinc

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quand le génie renaît, 7 ans après, on retrouve un n°2 après la pantomime et pour le coup c'est juste éblouissant de redécouverte
ce titre qui inaugurait le premier album des DSLZ, se paye le luxe de clôturer le quatrième avec autant de justesse et de beauté que lors de sa première édition de 1999

certains diront que c'est faire dans la facilité que de donner dans la reprise de ses propres morceaux, mais quand il s'agit de DSLZ je ne pense pas qu'on puisse se permettre ce genre de critique
car ce sont des pros du genre
lorsqu'en mai 2001 paraît l'homme à tue-tête, les n°5 et 6 de l'album qui sont le même morceau joué deux fois dans une version instrumentale prolongée par une version chantée on touche déjà au génie du groupe, la capacité de réinvention d'un même morceau
ces 2X oui de ce deuxième album étant pour moi les morceaux les plus réussis de l'homme à tue-tête avec un son de guitare qui à l'époque de la sortie avait même épaté plus d'un musicien en France, un son juste unique d'une pureté comme je n'en ai jamais réentendue depuis
en écoute
dans la partie album, cliquez sur le deuxième album et cliquez sur "2X oui intro"
c'est juste du bonheur
mais revenons au sujet
je n'ai pas le nouvel album des DSLZ car bien qu'annoncé comme un pur bijou de perfection et décrit comme un diamant par les disquaires de tout genre, l'album est sorti à 14,50€ et actuellement j'ai du mal à accepter l'idée de mettre plus de 10€ dans un CD surtout quand je pense à mon salaire miteux, ma nouvelle voiture, et mon futur loyer
cependant, mik a eu la gentillesse de m'en envoyer quelques morceaux, sachant évidemment que dès que le prix baissera un peu, je sauterai rapidement sur l'occasion et me procurerai cette merveille
à noter que je pourrai le télécharger légalement pour 9,99€ mais pour le coup je veux le vrai CD avec le vrai livret et tout et tout :D
donc parmi les morceaux reçus, se trouve la pantomime 2
éblouissante, magnifique, splendide, parfaite !!!!
allez je suis gentille, voici les paroles :
(en écoute en suivant le même lien que ci-dessus vous avez la pantomime version 1 sur le 1er album et la pantomime version 2 sur le 4ème album, allez-y ;) )

dslz7

Toute une vie hantée par toi
Toi qui ne m'écoutes pas ...
Un jour, tu m'as dit ne chante pas,
Moi qui ne chante que pour toi.


Alors, dis-moi où ça nous mène
Toutes ces disputes, toutes ces querelles,
Moi je ne sais pas.

Et toi la fille qui meurt de froid
  Même blottie dans mes bras,
  Toi qui ne m'aimes pas,
  J'ai cru mourir, tu vois.


Alors dis-moi où ça nous mène 
Tous ces discours, tous ces poèmes,
  Moi je ne sais pas.

Parfois la nuit, je rêve de toi,
  Toi qui n'existes pas.

Parfois la nuit, je rêve de toi,
  Mais qui rêvera comme moi ?
  Alors, dis-moi où tu m'emmènes,
  Je suis prêt à te suivre même
  Bien malgré moi...

Oh combien de regrets
  Pour une vie si courte et belle?
  D'où l'impression d'avoir brûlé
  Plus de la moitié de ses ailes ?
  Alors le temps qui me manque,
  Je le hais, il empeste,
  Lui et son cortège de secondes
  Cochant le temps qui me reste.

Parole, elle est difficile,
  La comédie, la pantomime,
  La gestuelle rituelle,
  D'avant la crise qui appelle l'éternel,
  "Dis-moi pourquoi tu m'aimes,
  Dis-le-moi ça me donne des ailes."

Moi j'en ai pas.


img_5519


alors qu'a-t-elle de particulier la nouvelle version ?
eh bien tout simplement il faut noter la présence d'un certain Dikès, issu du collectif "Mon côté punk"
piqûre de rappel : on avait parlé de ce collectif quand on avait parlé de la rue kétanou sur mon 2ème blog ;)
extrait de m-la-musique à propos du collectif :
"C'est peu dire que c'est à un groupe à géométrie très variable que nous avons affaire. Ne demandez pas à un punk d'être rationel, alors qu'il est plutôt du genre instinctif. Prenez donc deux doses de La Rue Kétanou (Olivier Leite et Mourad Musset), une pincée de Lantoine, ajoutez-y, pour faire le liant, un brin de Yahia Dikes. Voilà pour la base. Pour le reste, c'est fonction : Karim Arab (Padam), Mike André et Fathi Oulhaci (Flaters), Jean-Michel Martin (trombone, Soubassophone), Olivier Leite ou encore Hélène Avice (contrebasse, basse électrique) et Loraine Ritmanic pour la touche féminine. Mon côté punk est un collectif de musiciens qui s'est constitué autour d'une idée fondamentale : montrer autre chose."
c'est fou comme j'arrive à dévier à partir d'un sujet de base :D
donc revenons à nos moutons, Dikès est le pilier de cette nouvelle version de la pantomime puisqu'il amène des sonorités arabisantes à la chanson et ajoute une partie raï juste carrément géniale
A ECOUTER !!!!
comme d'habitude, on retrouve dans ce quatrième album ce qui fait la force du groupe : Simon, ses textes et son violon
Christophe et son rock
Romain et ses textes plus légers
William le contrebassiste fou, à voir absolument sur scène !
de toute façon, ils sont tous à voir absolument sur scène et vous ne pouvez pas les louper cette année, ils font une énorme tournée de partout partout et font un maximum des festivals de l'été alors bougez vos fesses, ce sont vos oreilles qui vous remercieront :D


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comme je suis de plus en plus gentille (non, non mes chevilles vont bien), je vous mets les dates :

04 mai Bruxelles (Belgique) - Le Botanique
05 mai Beaucourt (90) - MPT
06 mai Beaucourt (90) - MPT
07 mai Rennes (35) - Festival Rock'n'solex
10 mai Toulouse (31) - Le Ramier
11 mai Montpellier (34) - Le Rockstore
12 mai Oyonnax (01) - Centre Culturel Aragon
13 mai Saint-Étienne (42) - Festival Paroles et Musiques
16 mai Paris (75) - L' Olympia
17 mai Nantes (44) - L'Olympic
18 mai Clermont-Ferrand (63) - La coopérative de mai
19 mai Toulon (83) - Oméga live
20 mai Lyon (69) - 24H de l'INSA
23 mai Montauban (82) - Festival Alors Chante!
25 mai Lille (59) - La Maison Folie de Moulin
26 mai Val de Reuil (27) - Le Théâtre des Chalands
27 mai Tours (37) - Festival au quart de Tours
28 mai Vierzon (18) - Festival Cap scène
02 jun Tarbes (65) - La Gespe
03 jun Trappes (78) - La merise
04 jun Avranches (50) - festival Papillons de nuit
10 jun Montargis (45) - Festival Musik'Air
11 jun Saint-Arnoult-en-Yvelines (78) - Festival Aragon
16 jun Genève (Suisse) - Fête de la musique
17 jun Alès (30) - Festival Defakto
30 jun Rohan (56) - Festival Roch'en Feu
01 jui Bègles (33) - Jours de fête
02 jui Idaux-Mendy (64) - Festival EHZ
07 jui Montendre (17) - Festival Free Music
08 jui Saint-Denis-de-Gastines (53) - festival au foin de la rue
13 jui Pont-de-Vaux (01) - Festivrac
14 jui Thonon-les-Bains (74) - Monjoux Festival
15 jui La Rochelle (17) - Les Francofolies
18 jui Frontignan (34) - Festival de Thau
22 jui Saint-Pierre-de-Chartreuse (38) - Les rencontres Brel
29 jui Civray (86) - Au fil du son
04 aoû Bayeux (14) - Calvadose de Rock
05 aoû Chaffois (25) - Festival de la Paille
06 aoû Dranouter (Belgique) - FolkFestival Dranouter
12 aoû Monastier sur Gazeille (43) - Festival La musique des cuivres
15 aoû Budapest (Hongrie) - Sziget Festival


dslz16


et pour Violin89, cadeau spécial :


pantomime



c'est la version violon normalement
sinon voici un lien vers d'autres partitions :
http://www.dslz.org/forum/musique.php?page=1

et voici dikès, yahia de son prénom


aveclotfi


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28 avril 2006

Querelle d'un Squelette avec son Double

yingchen

Quelques mots sur un livre découvert totalement par hasard, dans la bibliothèque privée d'une école inconnue de banlieue parisienne, en attendant que ma chère fée bleue en ait fini avec ses travaux de formation aux métiers de la presse. Pourquoi ce livre noyé au milieu de centaines de titres a-t-il tout de suite omnibulé mon attention? Pourquoi en ai-je immédiatement noté les références... Peut-être par intérêt marqué pour les histoires ou s'additionnent les personnalités. En tout cas, quelques semaines plus tard, je faisais l'acquisition de l'ouvrage auprès de mon libraire référent...

Je ne connais pas du tout l'auteur: Un petit coup d'oeil sur le Quatrième de couverture m'apprend que Ying Chen, née en Chine, vit en alternance à Vancouver et à Paris. Elle est considérée comme l'un des plus grands écrivains canadiens. Ses romans et récits ont été publiés au Canada et en France : La Mémoire de l'eau (1992), Les Lettres chinoises (1993), L'ingratitude (1995), Immobile (1998), Le Champ dans la mer (2002).

Des titres qui m'inquiètent un peu, éveillent à mon esprit la crainte d'éructations philosophiques profondes trop indigestes pour mon métabolisme intellectuel. Je me souviens que je n'ai pas  pris le temps lors de ma rencontre avec l'ouvrage, d'en consulter quelques lignes avant d'en faire l'acquisition. Un frisson d'angoisse parcourt mon échine au moment de faire connaissance avec l'héroïne, agonisante et digne sous les vestiges de son appartement. Des premières pages qui semblent me conforter dans mes craintes...

Un langage trop soutenu pour être honnête, des évocations du conscient et de la mort, de l'esprit et des motivations de l'existence, plein de trucs dont l'étude philosophique aurait tendance à m'agacer rapidement dans la lecture d'un roman, bien que je cautionne plus que fortement leur usage et la diffusion des philosophies... Bref, après une dizaine de pages, il est 23h, je me dis merde...Je vais ptete me coucher moi... je vais avoir du mal a arriver au bout.... En même temps, qu'est ce qui va bien pouvoir arriver à cette petite dame , et à l'autre là... dans sa grande maison.

Il est quasiment 1h du matin quand je me rends compte que je dois me lever dans seulement quelques heures, et que j'ai avalé la moitié des pages de l'oeuvre de madame Chen... Je n'ai rien vu passer, je suis totalement entré dans ce combat qui les anime et les rapproche, je suis totalement parti a élaborer des thèses et des hypothèses sur ce qui les réunit, sur le pourquoi et le comment...

Le lendemain, rien ne m'importe plus que de me jeter sur le livre et en dévorer avec ardeur les pages finales. Je me plonge complètement dans l'imaginaire des deux héroïnes, j'en viens a désirer, esperer, me révolter, élaborer des stratégies pour s'en sortir avec elles... Et j'arrive finalement au terme du livre, complètement pris dans le tourbillon croisé de mes pensées et des leurs, ravi et la tête à l'envers...

Ying Chen a posé son piège a la perfection, m'entraînant dans un monde ou je ne pensais pas avoir envie de trouver ma place, abattant finalement  chacun de mes préjugés en faisant de ce que je craignais êtres des élucubrations philosophiques de comptoir, une formidable partie de cache-cache mental dont on ressort complètement désorienté...

QUATRIEME DE COUVERTURE

Un séisme a eu lieu. Des décombres sort une voix impérieuse, celle d'une jeune mère agonisante qui s'adresse à son double, une autre jeune femme qui, sur l'autre rive, lutte contre la folie, en préparant une soirée, en l'honneur de son mari. Entre la victime et la femme délirante, un dialogue muet s'instaure sans jamais dessiner les limites de la raison, du rêve, du temps, de l'espace. On est dans une zone intérieure, celle de la mort annoncée et des repères quotidiens qui s'effondrent. Et pourtant les deux femmes, l'une qui meurt et l'autre qui, « monstrueusement maigre », se laisse dépérir, appartiennent toutes les deux à la vie réelle. Elles se sont croisées dans une pâtisserie qui devient le seul endroit vivant du monde. Deux faces d'une même angoisse, elles se font l'une à l'autre un procès sans merci. « Ayant raté le début, je dois bégayer toute ma vie. Ce n'est pas une vie. Je suis obligée de me contenter d'un à-peu-près jusqu'à la fin. Celle-ci ne sera pas loin si vous continuez à vous fermer les oreilles. En tout cas, j'aurais préféré une fin plus nette, plus paisible. Alors je me reprends. Sachez que je suis presque vous, c'est-à-dire une ombre de votre écrasante personne, une représentation, une fragile doublure, un rêve ou une métaphore, on pensera ce qu'on voudra. Je crois qu'en ce temps-ci il n'y a pas un être à part moi qui vous soit plus intimement lié, un esprit qui soit plus compatible avec vous. »

Posté par Green Fox à 16:43 - Lie tes ratures - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2006

Les Fouteurs De Joie

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Les Fouteurs de Joie 

Album : Le Bal des souffleurs

D’une rencontre entre cinq garçons qui aiment rire et chanter. Ils ont une contrebasse, un accordéon, deux guitares et partagent le même goût pour les airs populaires, les mots de la rue. Au début, comme pour rire, pour se détendre, eux qui sont comédiens, auteurs, musiciens, ils se retrouvent pour pousser la chansonnette, et se créent un répertoire de création causasses, de reprise Loufoques.

Alexandre Léauthaud, Tom Poisson, Cristobal Dorémus, Laurent Madiot et Nicolas Ducron. Telles sont les identités de ces prétendus "fouteurs de joie" : cinq garçons dans le vent, qui partagent un goût immodéré pour la culture de manière générale, et pour les airs populaires et le langage des rues en particulier. Alexandre, dit "la femme sans tête", est l'accordéoniste du groupe, mais il accompagne également l'excellent Fabien Martin et donne la réplique à une certaine Marie Laforêt (dans une pièce intitulée Jésus la Caille) à ses heures perdues. A la fois compositeur, guitariste et comédien, Tom, dit "l'homme fil de fer", a enregistré un premier album solo en février 2004 (Tom Poisson fait des chansons). A la contrebasse et la scie musicale, Cristobal, dit "la femme la plus grosse du monde", affectionne tout particulièrement les musiques de ce monde, ainsi que la chanson française et le théâtre classique. Laurent, dit "l'homme à la tête de chou", est un parfait "touche-à-tout", qui taquine aussi bien le piano que l'accordéon, la guitare et même le ukulélé. En 2003, il s'est offert un premier album de chansons dites "poético burlesques à tendance revendicative" (Week-end couette). Enfin Nicolas, dit "l'homme avec un petit pois dans la tête", a suivi une formation d'acteur, écrit quatre pièces et fondé sa propre troupe itinérante, la "compagnie de l'hyperbole à trois poils", en marge des Fouteurs de joie. Il est de bon ton d'ajouter que l'accordéon chromatique et diatonique, et la bombarde bretonne n'ont absolument aucun secret pour lui.

Au départ, ces cinq fantastiques se retrouvent quand ils ont le temps, au gré de leurs projets personnels, pour le simple plaisir de jouer, de satisfaire leurs oreilles musicales. Ils animent les terrasses de café de Vaison-la-Romaine. Et puis, parce que la joie d'un artiste est dans l'action, ils partent sillonner les routes de France, en quête d'amour et de bière fraîche. On les retrouve arpentant les allées de plusieurs festivals, des plus isolés ("Le festival européen de l'humour", sur la grande place de Tourcoing en juin 1999) aux plus en vue ("A vos Zincs" et "Les Effervessonnes", courant 2003). Mais les Fouteurs de joie ne se dispersent pas pour autant et n'oublient pas leurs premiers amours... Qu'ils soient réunis en Bretagne ou en plein coeur de Paris, les bistrots sont leurs vrais terrains de jeu, leurs scènes de prédilection. Ils continuent d'enflammer les comptoirs jusqu'à pas d'heure, entre leurs rythmes endiablés, leurs nombreuses plaisanteries et leurs quelques mots d'esprit, sans compter leurs clins d'oeil alcoolisés à la chanson française. Ici ou là, on n'hésite pas à les comparer aux Hurlements d'Léo ou aux Joyeux Urbains. Le groupe immortalise ses tournées des bars par la sortie d'un Live en 2003 (sobrement intitulé Dans les bars). Et puis, au fil des ans, leur répertoire est devenu tel que l'envie de graver leurs joies sur silicium se fait de plus en plus pressante. D'où cette invitation au Bal des souffleurs.

Leur premier album studio est une sacrée réussite. On y déguste la fantaisie à tous les coins de vers, avec celui qui va au zoo de Vincennes pour voir… les pigeons, ces mariés ridicules, ces bombardiers brimés déprimés faute d’exercice, ces rues de Munich pleines de spectres désarticulés, ce bal des souffleurs plein de sueur et de gros culs qui remuent… Cruauté, humanité, causticité, tendresse, humour, intelligence, poésie et une jolie chanson de marin au milieu.

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Le lien pour leur site : http://www.fouteursdejoie.com/

Vous pourrez y écouter les extraits de leurs chansons...je vous conseil la 4, le bal des souffleurs...la 5 aussi...puis la 1...sans oublier la2...enfin toutes !! Elles sont très sympas :)

Posté par Fee Bleue à 21:30 - Zik - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les gens du Sport : Abebe Bikila, Le Roi aux pieds nus

Au début des années 60, l'évocation du sport africain fait sourire. Bien sur, on a furtivement croisé une équipe de football égyptienne au mondial (1934,54), des marocains ou des algériens se mesurant de ci de là aux coureurs français et européens, certains s'en sortant plutôt pas mal....

Bien sûr, il est admis depuis la magistrale leçon de Jesse Owens à tonton Adolf, que la couleur de peau n'est pas une barrière à la performance... Mais Owens était américain, il avait une excuse... Alors forcément, quand l'Afrique Noire aligne quelques uns de ses ressortissants aux Jeux Olympiques de Rome, en 1960, les journalistes rigolent et accueillent avec une bienveillance amusée les nouveaux venus. Ils mettront un peu de couleur dans la compétition dit-on de ci de là.

Et sur les pistes d'athlétisme comme ailleurs, rien ne semble perturber cette tendance, les médailes se répartissant sereinement entre Empire Soviétique, Etats Unis, Europe et Commonwealth. Pas de surprises donc, jusqu'au départ du Marathon Olympique, et l'avènement d'un roi aux pieds nus, qui allait entraîner dans sa foulée l'émergence de tout un continent

BIOGRAPHIE:

Abebe Bikila est né en 1932 à Jato à 130 km d'Addis Abeba, au sein d'une famille de paysans. A 17 ans il suit les sergents recruteurs de l'armée Ethiopienne afin de gagner l'argent qui permet de vivre.

Membre de la garde impériale il ne s'est distingué que tardivement en tant que coureur. Assistant à un défilé d'athlètes du pays qui revenaient de Melbourne avec sur leurs maillots inscrit le mot "Ethiopie", il demanda qui étaient ces personnes. Quand il apprit qu'elles représentaient l'Ethiopie aux JO, il voulut lui aussi devenir athlète. Son engagement dans la course à pied venait de se décider.

La même année, il signe son premier exploit lors du marathon national des forces armées. Contre toute attente il devance le héros de l'époque, Wami Biratu. En 1960, il termine 4ème des sélections éthiopiennes pour les JO et ne dut sa sélection qu'à la défection du 3ème coureur. Son rêve de porter la maillot National allait pouvoir se réaliser…

Naturellement doué, Bikila attira en 1959 l'œil d'un suédois - membre de la croix rouge - Onni Niskanen. Ce dernier était un ami du fameux entraîneur Gosta Olander. Il devint l'entraîneur de Bikila. Avec beaucoup de patience, de prévoyance et d'habileté il transforma un diamant brut en un bijou étincelant.

Les méthodes employées par Onni Niskanen étaient assez novatrices et se rapprochaient de celles de son ami Olander. De longues courses, du sauna, du basket-ball….. firent de Bikila une machine à courir.
Bikila comme le décrivent Raymond Pointu et Olivier Barrot était fait pour la course. "Son absence de mollet, sa finesse nerveuse et jusqu'au profil de son visage, tout en lui était prédestiné à fendre l'air gracieusement et indéfiniment."

Deux mois avant les jeux de Rome, il gagna son premier véritable marathon en 2h39'50" ; un mois plus tard, il gagna à nouveau un marathon, et cette fois-ci dans le temps de 2h21'23". Niskanen sut alors qu'il y avait quelque chose à jouer.

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Les JO de Rome

Le matin de l'épreuve du marathon, le journal l'Equipe écrivait : " L'athlète qui remportera le marathon devra être rompu à la chaleur, qui sera encore intense même après le coucher du soleil : [...] Le titre devrait se jouer entre "Power, Suarez, Rhadi et Popov." Quant à ce mystérieux Ethiopien qui aurait couru en 2h17 à Addis Adeba, voilà qui semble bien extravagant.

Dès le début de l'épreuve le marocain Rhadi prit la tête de la course, suivit comme son ombre par Bikila. Ce dernier ne le lâcha pas d'un mètre. Lors d'une reconnaissance du parcours quelques jours avant la compétition, Bikila et Niskanen avaient remarqué qu'à moins d'un mile de la ligne d'arrivée, à l'Arc de Constantin, il y avait l'obélisque d'Axe, qui avait été pillé par les troupes italiennes et ramené d'Éthiopie à Rome. Il semblait approprié de s'en servir comme point de repère pour déclencher l'attaque finale vu qu'il y avait une légère pente. Personne n'aurait pensé que l'Éthiopien se rendrait là, sauf lui. Comme prévu, Bikila attaqua à cet endroit, et gagna son premier marathon, sous l'arc de Triomphe, là même ou 25 ans auparavant, Mussolini lançait ses troupes à l'assaut de l'Ethiopie.

42km195 pieds nus!

Deux choses stupéfièrent le public lors de son triomphe.
Bikila venait d'effectuer les 42km195 pieds nus ! Commentant le fait qu'il avait couru sans chaussures, Bikila dit "Je voulais montrer au monde que mon pays, l'Ethiopie a toujours gagné avec détermination et héroïsme"
En bon entraîneur , Niskanen n'a jamais obligé Bikila à mettre des chaussures de course. Il avait remarqué que les temps étaient meilleurs sans chaussures qu'avec…..
L'autre fait marquant fut qu'il arriva dans un état très frais, dans le temps incroyable de 2h15'16, soit 8 minutes de mieux que le record de l'époque détenu par un certain Zatopek.

Devenu héros national en Ethiopie, il fût récompensé par l'empereur Haile Selassie lui-même, puis disparût quelques temps des stades, fut impliqué à tort dans une tentative de coup d'état avant d'être innocenté, et reprit l'entraînement avant les Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964. Opéré de l'appendicite 5 semaines avant le Marathon japonais, il battit pourtant à nouveau le record du monde, avec des chaussures cette fois, pour devenir à jamais le premier double champion Olympique du Marathon. A cette occasion,  Bikila stupéfait à nouveau la foule en effectuant dès la ligne passée une séance de gymnastique afin de récupérer… Il raconte même aux journalistes qu'il aurait pu courir encore une dizaine de kilomètres tellement il se sent frais et dispos. Lors de la cérémonie de remise des médailles, l'hymne… japonais retenti. La fanfare ne connaissait pas l'hymne national éthiopien.

Abandonnant le titre à son compatriote Mamo Walde en 1968, pour la dernière course de sa vie, Abebe n'en restera pas moins celui qui aura ouvert le monde du Sport à l'Afrique et l'Afrique à l'athlétisme. Le Kenyan Kipchoge Keino prendra la relève dès 1968, remportant deux titres et 5 médailles olympiques, et posant peu à peu les bases d'une domination est-africaine sur le demi-fond et le fond mondial, qu'incarnent aujourd'hui Paul Tergat, Haile Gebreselassie, Kenenisa Bekele, Gete Wami ou Derartu Tulu.

Victime d'un accident de voiture en 1969, et dès lors privé de l'usage de ses jambes, Abebe Bikila est mort le 25 Octobre 1973 à Addis Abeba

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sources: CIO, Volodalen, Robert Parienté, Coolrunning

Posté par Green Fox à 17:50 - Panem et Circenses - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

kafka sur le rivage

kafka_sur_le_rivage


4ème de couverture
:

Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle. Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

zone-littéraire :

Après Chronique de l’oiseau à ressort et les Amants du Spoutnik, c’est un nouveau monde, toujours un peu plus fantastique, hypnotique aussi, que nous livre Haruki Murakami, qui dit-on ici et là ferait un excellent prix Nobel…

Ce n’est pas l’histoire d’un praguois posté devant la mer. Non c’est l’histoire de Kafka qui cherche sa mère. D’ailleurs n’est de kafkaïen que le nom du narrateur. Kafka Tamura, 15 ans, fuit. Une fugue pour échapper à une malédiction et retrouver sa mère. Une terrible prophétie œdipienne orchestrée par son père. Fuir le parricide, éviter l’inceste, tel est la quête du jeune Kafka. " J'ai pensé que l'anniversaire de mes quinze ans était le jour idéal pour m'enfuir. Avant c'était trop tôt, et après, il sera peut-être trop tard. J'ai passé les deux dernières années, mes années de collège, à m'entraîner en vue de cette fugue."
Sur l’autre rive, un vieil homme, Nakata [...] un simple d’esprit, un idiot qui parle aux chats. Mais on a beaucoup
à apprendre de l’idiot. N’est-ce pas Dost… Il se met en chemin poussé par une force obscure. Énigmatique, il ne communique pas avec les humains, alors il parle aux chats, d’abord du temps qu’il fait, puis des leçons venues du Ciel. Ces deux tracés parallèle finissent par se couper, bercé par le songe, l’hypnose
et la magie de Murakami.

Les sentiers de la perdition

En chemin on croise tour à tour Johnie Walker, botte de cuir, redingote rouge et chapeau haut de forme. Chez Murakami, le  whisky, toujours. On rencontre également le colonel " je suis un concept abstrait ", qui prend l’apparence d’une icône du capitalisme (Kentucky Fried Chicken). Chez Murakami, l’Amérique, toujours. On écoute Coltrane, Schubert, Beethoven. Chez Murakami, la musique, toujours. Sur la route aussi, une prostituée fan d’Hegel, des poissons tombés du ciel et des soldats de la seconde guerre qui n’ont pas vieilli. Dans l’inconscient le temps n’existe plus. L’urgence de Kafka sur le rivage réside dans le traitement du destin. La malveillance s’incarne par la prophétie œdipienne. S’éloigner le plus possible de la réalité pour finalement se la représenter le mieux. Mais où trouver refuge quand on est la proie d’une implacable machine infernale ? Une bibliothèque ? Peut-être.

Tout est métaphore

La différence entre le corps et l’âme tient souvent à pas grand-chose. Il en est de même chez Murakami. La distance
entre le scénario et le roman est infime dans son écriture. Nourrie de cinématographie, elle est visuelle. Très. L’écart qui sépare le songe de la réalité est éphémère. Alors on repose le livre et l’on songe…L’élégance japonaise d’une écriture où le ténébreux goût du saké, mêlé au fleurissement des cerisiers installent Haruki Murakami sur la rive des très grands, et ça n’est pas Kafka qui démentira.

Mon avis :

La première fois que j'ai rencontré ce livre, je me trouvais dans la librairie où je travaille (pas très étonnants a vrai dire). J'ai commencé a lire et je suis tombée brusquement dans un autre univers. Un univers où l'on débarque en plein milieu d'une discussion entre kafka et un garçon nommé corbeau, comme si le livre ne nous avait pas attendu pour commencer. Etrange début. Etrange livre. Haruki Murakami a une écirture totalement atypique et totalement déconcertante.
Inutile de vous dire que je n'ai pas pu le lacher et que le soir je suis rentrée chez moi, le nez plongée dans ce livre. Au fil de la lecture j'ai vraiment eu l'impression d'être ailleurs, dans une grande forêt de brume, dans une ville au bord de la mer, avec un vieil homme qui parle aux chats... bref un fabuleux voyage. 

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26 avril 2006

je vous laisse la parole

enfants_guerre4

Posté par lOu jO à 21:59 - News - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Métronome

malajube

Le Métronome nous a vaincus
Mais nous sommes plus forts que lui
La technique est bonne mais un peu déchue (et décousue)
Le Métronome, on l'a détruit

Plus on savonne plus nos chansons puent le poisson cru
On aime Rémy (ah! ah!)
Une copie carbone, une bande de malotrus (non rien de plus)
Le Métronome, je l'ai dans l'but !

Tant qu'on pourra chanter
Tant qu'on pourra danser
Tant qu'on pourra frapper dans nos mains
Tant qu'on pourra rêver
Tant qu'on pourra crier
Tant qu'on pourra nuire aux sangliers

Non-non-non-non-nooooon !
(Tant qu'on pourra nuire aux sangliers)

Tant qu'on pourra chanter
Tant qu'on pourra danser
Tant qu'on pourra frapper dans nos mains
Tant qu'on pourra rêver
Tant qu'on pourra crier
Tant qu'on pourra nuire aux sangliers !!!

Non-non-non-non-nooooon !

*****

Bon d’accord, les paroles de Malajube peuvent paraître un peu débiles comme ça mais en concert c’est un groupe quand même génial.

Non, je n’écris pas cet article pour vous parler de Malajube, je connais pas assez bien le groupe et puis Jan Erik Vold me donne du fil à retordre avec le trop peu de renseignements sur lui dans l'univers Nettien. Et puis, c'est la joie, alors dansons ensemble.

Mon dernier examen de solfège était donc hier et il s’est plutôt très bien passé alors tralala. Après plus de dix ans de dur labeur dans cette matière maudite, me voilà libérée. Car, avouons-le, le cours de formation auditive n’amuse personne.

Il ya longtemps de cela, mes premiers cours furent en anglais, et ne maîtrisant pas du tout cette langue, j'eus bien du mal à comprendre quoi que ce soit. Et puis après, je suis arrivée au Conservatoire, alors que je commençais à comprendre l’anglais, et PLOuf je tombe dans le système québécois français et tout commençat à se mélanger dans ma tête. Pauvre petite choute que j'étais à l'époque quand même ^^

Mais bon je me suis rattrapée entre temps. J'ai même sauté un niveau cette année, deux sessions complètes. Reste que la stupide épreuve de reconnaissance d’accord m'a bien angoissée et m'en a fait mangé ces trois dernières années. J’ai l’oreille « absolue » comme ils l’appellent, alors vous pouvez me jouer n’importe quelle note je peux vous dire c’est laquelle. Mais pour les accords ça sert à rien et ça m’a carrément presque tuer. (Enfin cette dernière partie doit pas être excessivement clair pour les nons-musiciens alors euh désolée ?)

Quoi qu’il en soit si j’ai choisi Le métronome c’est que au cours de cette dernière session d’hiver, nous nous sommes attelés à un lourd programme de rythme. Complexe, compliqué, d’autant plus à cause de mes deux classes sautées, j’étais assez perdue au début. Mais qu’est-ce qu’on a déliré dans cette classe. Même qu’une fois y’a une française qui est venue nous visiter et qu’elle nous a gravement prise pour des fous. Paraît que chez vous, mes cousins z'êtes bien plus stricts. Faut dire aussi que mon professeur cette année était pas comme les autres et que c'était notre dernière année alors on faisait un peu n'importe quoi

Entre les crises de fous rire, toutes les fois où on a failli envoyé valser le « Docteur Bip » , métronome maudit sur le mur de brique, on s'est bien éclaté, nous 5, la classe de Formation auditive 301-302.

Mais tout ça, c’est fini. Hier après mon examen, bien réussi à ma plus grande surprise, j’ai failli embrasser mon professeur de littérature musicale (vieille chouette rabougrie) et puis j’ai dansé dans les couloirs, et puis et puis et puis, c’est grave la joie, quoi ! Fini fini fini pour la vie !

Bien que cet article soit plus 3615 my life qu’autre chose, je le mets dans Zik parce que c’est la vie (ben en fait j'hésite ^^'). Oh et puis zut, j'inaugure la section 36.15 OurLife. Je finis cet article par les paroles de la chanson Le cahier de solfège de Bénabar que j’ai écouté au magasin de disques la semaine dernière et que j'ai trouvé très jolie. Bizous les gens !

(avouez qu'il a un petit air tueur celui là (oui oui je sors))

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Le cahier de solfège

Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début. Pour le défilé, je tenais un fanion, j'aurai un chiot et je perdais mon chien. Le mois d'après, y'a longtemps nous rirons, ce sera les vacances quand c'était le mois de juin.

Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...

J'ai répondu "présent", quand questionne la maîtresse, j'en ai eu du chagrin et les larmes je les sèche. J'apprenais bien après la concordance des temps, il est déjà trop tard parce que je serai grand. Quand j'étais écolier je serai lycéen, mais pour l'instant c'était encore loin. Dans l'école de musique, celle de mon quartier, j'étudie le solfège et j'avais un cahier.

Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...

Quand c'était maintenant, un bébé sur les genoux, il s'endort notre enfant, tu verras entre nous. La semaine dernière j'espère qu'il a fait beau, je t'emmène à la rivière, nos six pieds dans l'eau. Il y aura un jour, mais c'était dans longtemps que j'ai retrouvé, par hasard en rangeant, ce cahier griffonné qu'on m'a donné demain, ce cahier de solfège que je tiens dans les mains.

Mais qu'en ferai-je de tous ces arpèges, ça me revient...

Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début.

-Violin89- 

metronome

Pour écouter c'est ici : http://www.malajube.com/mp3/malajube_lemetronome.mp3

Posté par Violin89 à 21:41 - Moi, je - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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