Loukoummania

Il est temps de trouver un sous-titre les copains

11 mai 2006

Sarko-Activ

            Un jour de printemps comme les autres, je rumine mon chômage comme 9,1% de mes compatriotes (statistique officielle) lorsque mon poste de télévision, incidemment branché sur la deuxième chaîne, émet le cri habituel des heures de repas. D’abord décidé à le couper pour nourrir mon corps fatigué, je rends grâce au doux sourire d’Elise Lucet et lui laisse le soin d’annoncer une litanie de titres bien préparés. Nous sommes en pleine crise du pouvoir, les députés pondent une sympathique loi pour faire leur petit marché dans l’immigration, et notre bon ministre de l’Intérieur y est allé de son habileté verbale pour relever le débat. A part ça, plus de traces de la Grippe aviaire dans l’actualité, Ribéry frappe toujours aux portes de l’équipe de France, le boom des anti-cholestérols… Tiens ! L’été approche, les bikinis sont prêts à bondir, il est temps de redonner un coup de boost au marché du substitut !

            De nos écrans de télévision aux rayons de nos grandes surfaces, ils ont pris le pouvoir dans l’éructation générale. Il fut un temps ou cholestérol et diabète étaient le problème d’une population limitée, aujourd’hui, les produits de substitution se sont fait outil marketing… Du sucre édulcoré au beurre dégraissé, toute la gamme culinaire se plie au culte de l’apparence, et s’il est dit que le light rendra la ligne perdue, alors permettons nous quelques tranches supplémentaires de ce délicieux Roquefort allégé avant un petit déca au sucre désucrifié (Je prendrais 4 sucres, je peux me permettre maintenant). Quelques statistiques alarmantes, quelques mots qui font peur, un peu de cardio-vasculaire, un peu d’obésité, le tour est joué, les ventes exploseront demain dans tous les bons supermarchés…Ca c’est  fait, alors passons à la politique, tribune ouverte au Nain Colérique qui squatte nos salons depuis quatre ans: Il harangue, il amalgame, il balance à tour de bras dans une embolie de populisme à la Jimmy Le Pen… Quel talent, à boire ses paroles, on croirait qu’il fait ça depuis plus longtemps que le maître. Epatant le Nicolas. Et en plus, il paraît que ça marche contre le fascisme déclaré.

            D’ailleurs regardez, on ne le voit plus, le vieux grognard de l’extrême droite, ou si peu… A croire que même le Villiers lui est passé devant avec ses aéroports islamistes…Le borgne roi des aveugles aurait-il jeté l’éponge ? Que Nenni ! Il se trouve simplement que son succès d’un jour fut la perte de son immunité morale. Il est enfin devenu persona non grata au cœur du paysage politique et s’afficher à proximité de lui est devenu politiquement incorrect. La France devait donc s’en débarrasser. On a imaginé l’ablation, mais les complications auraient été trop nombreuses, on a pensé l’isoler pour le condamner mais le virus est malin. La solution fut tout autre. La France s’est trouvé un fascisme allégé riche en matière autoritaire. Fini le temps de l’antisémitisme lourd et de la Xénophobie primaire…

            

            Aujourd’hui, la discrimination est devenue « canalisation des risques », et la reconduite à la frontière n’est qu’une « évolution négative des compétences personnelles ». D’ailleurs il est bon ton de donner un poste à quelque immigré compétent pour peu qu’il ait dépassé la troisième génération… On appelle ça la « discrimination positive», il paraît que c’est nécessaire pour que les races soient égales entre elles…Et au final, on rappelle aux étrangers qu’ils sont « libres de partir s’ils ne se sentent pas bien en France ». C’est vrai que le light c’est sympa à côté de la matière brute de nos fachos historiques… Allez, reprenons encore un peu de Sarko, on a tellement d’illusions à perdre avant le prochain printemps !

            

Posté par Green Fox à 23:29 - Chroniques néphrétiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Arthur Rimbaud

rimbaud1

Le Bal des Pendus

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !

Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles
Se heurtent longuement dans un hideux amour.

Hurrah ! les gais danseurs, qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne sache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !

Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :

Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.

Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
A l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...

Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !

Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,

Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

Je ne pouvais pas laisser ce blog sans un petit poème de Rimbaud.
Bien sûr ceux qui ont parcouru mes précédents blogs, doivent connaître ce poème, que j'affectionne particulièrement.
Simplement pas de bio de Rimbaud pour ce soir, juste ce magnifique texte.

Posté par Tanwen à 17:24 - Lie tes ratures - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ying Chen

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Suite à l'article de Sieur Green Fox, je me suis lancée à la découverte de cet écrivain canadien, orginaire de Chine. Les Lettres chinoises est un roman qui regroupe une série de lettres envoyés du Canada vers la Chine, et de la Chine vers le Canada. D'un côté il y a la liberté presque déconcertante, de l'autre la repression exercée par le parti communiste. Les lettres chinoises parle de l'exil, des souvenirs, et d'une relation amoureuse qui tente tant bien que mal à survivre à la séparation.
Au premier abord, ne connaissant pas Ying Chen, j'avais peur de tomber sur un roman un peu mièvre. Heureusement, à mes yeux, il n'en est rien. Si le ton mélancolique de nombreuses lettres frappe au premier abord, on se laisse facilement emporter dans le flot des mots.

Posté par Tanwen à 17:12 - Lie tes ratures - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Solidays 2006

Vendredi 7 Juillet :

louise attaque
deus
asian dub fondation
les cowboys fringants
laurent garnier et bugge wesseltoft
thiéfaine
keane
kill the young
the zutons
astonvilla
joseph d'anvers
we are scientists



Samedi 8 Juillet :

cali
dionysos
archive
the dandy warhols
les têtes raides
anaïs
saïan supa crew
asyl
seeed
thomas fersen
la grande sophie
louis bertignac
infadels
anis
la ruda



Dimanche 9 Juillet :

bénabar
diam's
raphael
les motivés
maceo parker
katerine
toots and the maytals
dub incorporation
sergent garcia
hushpuppies
high tone
el presidente
da silva


Posté par lOu jO à 16:03 - Zik - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Amber Hagerman

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Connaissez-vous cette fillette ? Non ? Et si je vous montre cette photo-là :

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Toujours pas ? Alors si je vous montre ça :

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ou ça :

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ou ça :

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Amber pour moi ça voulait dire ce qu'ils écrivent partout : America’s Missing : Broadcast Emergency Response

amber


Mais Amber ne veut pas dire que ça.
Lisez plutôt :

Amber Rene Hagerman était une fillette aux yeux bleus de neuf ans d’Arlington, au Texas. Élève de troisième année, elle était très douée et souvent inscrite au tableau d’honneur. Elle faisait partie des guides et adorait le patinage à roulettes. Toujours vive et enjouée, elle aimait jouer avec son petit frère Ricky, regarder « I Love Lucy », son émission de télévision préférée, et manger des tonnes de crème glacée à la vanille. Mais un samedi après-midi de 1996, la vie paisible d’Amber a brutalement pris fin. Tandis qu’elle se baladait à bicyclette, un homme l’a saisie de force et a pris la fuite en voiture. Le cadavre d’Amber a été retrouvé quatre jours plus tard : elle avait été brutalement assassinée. Amber demeurera toujours dans nos souvenirs cette petite fille du Texas, qui a inspiré à sa communauté l’idée de créer un programme avant-gardiste pour porter secours aux enfants victimes d’enlèvement.

Aujourd'hui connu sous le nom AMBER ALERT.
A l'heure où la polémique enfle en France sur le non-déclenchement du plan Alerte Enlèvement concernant la petite Madison, je me suis interrogée sur l'origine de ce programme. J'ai eu envie de vous faire partager mes trouvailles.
Ca ne changera pas la face du monde, mais aujourd'hui j'ai une petite pensée pour Amber, Madison, Mathias et tous les autres.

Posté par lOu jO à 15:18 - News - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

medium, suite - article paru dans télérama n°2939

La série américaine fait polémique en France
"Medium" à l'index



Chaque vendredi, la série Medium réunit plus de trois millions de téléspectateurs sur M6, un bon score qui ferait presque oublier qu'Allison Dubois, son héroïne, ne compte pas que des amis en France. Certains détracteurs appelant même à boycotter les aventures de cette mère de famille américaine qui a choisi de mettre ses dons extralucides au service de la justice. Le débat s'est ouvert sur Internet - et en particulier sur le forum de Télérama - , dès janvier dernier, après la diffusion d'un épisode où Allison devait confirmer la culpabilité d'un condamné à mort. Mission qu'elle accomplit parfaitement... et qui scella le sort d'un violeur nécrophile, exécuté à la fin de l'épisode.
La douce Allison (alias Patricia Arquette) approuve donc la peine capitale, autant que son mari, que son patron de procureur, et autant sans doute que la majorité des habitants de l'Arizona, où se déroule la série. Medium, très grans succès outre-atlantique, caresse dans le sens du poil l'Amérique blanche et bien-pensante : elle reflète les valeurs de la middle-class (l'attachement à la famille), mais aussi sa paranoïa rampante (le cauchemar d'une société truffée de dangereux criminels)...
Cette série américaine diffusée sur un grand network (NBC) adopte le point de vue d'une large part de son public, et présente la peine capitale comme une pratique admise, et non comme un choix politique à débattre. Doit-on pour cela s'interdire de trouver du charme à Medium, et de saluer sa façon plutôt captivante d'aborder le thème du paranormal ? Plus largement, cette polémique pose la question du décalage - et de la divergence - entre notre point de vue d'Européens et le discours idéologique véhiculé plus ou moins subtilement par nombre de séries américaines. 24 Heures - qui cautionne la torture au nom de la protection de la nation - mérite-t-elle aussi la sanction du boycott ? A chacun sans doute de trouver le recul nécessaire pour apprécier (ou non) ces séries pour ce qu'elle sont : des oeuvres de fiction en prise avec une certaine réalité.

Isabelle Poitte

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Posté par lOu jO à 12:54 - Petit Ecran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

abou lagraa - allegoria stanza

abou__lagraa


Né à Annonay le 22 décembre 1970, il débute la danse à 16 ans dans sa ville natale, avant d'entrer au C.N.R. de Lyon. Puis il entre pour 3 ans au C.S.N.M.D. de Lyon, où il travaille avec de nombreux chorégraphes invités.

De 1993 à 1996, il danse avec Rui Horta (S.O.A.P. Dance Theater Frankfurt), dont il devient l'assistant sur un projet au Gulbenkian de Lisbonne. Au cours de l'année 1997, il travaille avec Denis Plassard, Lionel Hoche et Robert Poole.

Il fonde la Compagnie la Baraka en février 1997 avec Aurélia Picot, danseuse  de la compagnie.

Il obtient en décembre 1998 le deuxième prix de danse contemporaine au Concours International de la Ville de Paris.

Création de 2 défilés pour la Biennale de la Danse de Lyon :
- " La Méditerranéenne " pour la ville de Givors en 1998
- " La Route de la Soie " pour la ville de Vienne en 2000

En février 2001, il créé pour le CCN Ballet de Lorraine Fly Fly, pièce pour 15 danseurs qu'il recréera en 2003 pour les danseurs de l'ABCdanse Company de St Pölten (Autriche). Création en 2003 de Leïla pour les étudiants de 2ème année du Centre National Chorégraphique d' Angers.

Depuis 2002, la compagnie la Baraka est en étroite collaboration avec le festival de Danse "Les Rencontres Chorégraphiques de Carthage" à Tunis, présidée par Mme Syhem Belkhodja. La compagnie est accueillie chaque année en résidence à Tunis, en contrepartie  Abou Lagraa donne des cours et a déjà transmis une pièce de son répertoire à 2 étudiants de l'école de danse.

Depuis janvier 2004, Abou Lagraa et sa compagnie sont en résidence pour 4 années à Bonlieu Scène nationale d'Annecy, où Abou Lagraa est artiste associé.
 
Abou Lagraa, a fait l'objet de reportages et captations télévisuelles :
- La Baraka d'Abou Lagraa, diffusé sur France 3
- Hip Hop Fusion, diffusé lors de l'émission Musique au cœur présentée par Eve Ruggieri sur France 2
- Nuit Blanche, trio d'hommes, diffusé sur Arte en avril 2004.
- La Danse d'Abou Lagraa, une émission proposée par Eve Ruggieri (Musiques au Cœur), diffusée sur France 2 et Mezzo en avril 2005 et sur TV5 Monde durant l'été 2005.

L’Opéra national de Paris a passé commande à Abou Lagraa d’une création pour 15 danseurs, dont 3 étoiles : Marie Agnès Gillot, Wielfried Romoli, Manuel Legris. Première le 16 mars 2006.



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Allegoria Stanza
Pièce pour 7 danseurs contemporains
et 3 danseurs hip hop

Chorégraphie: Abou Lagraa
en collaboration avec les danseurs:

Séverine Allarousse
Frédéric Boisset
Delphine Caron
Amala Dianor
Saül Dovin
David Drouard
Sandrine Maisonneuve
Leïla Pasquier
Aurélia Picot
Bernard Wayack Pambe

Musique:
Eric Aldéa, Fayrouz
Décor vidéo: Charles Picq
Images d'éclair: Alex Hermant
Lumières: Franck Besson
Costumes: Philippe Combeau
Régie générale: Patrice Harel
Régie lumière: Gérard Garchey
Régie son: Béranger Mank

Coproduction :
Compagnie La Baraka
Le Théâtre Jean Vilar de Suresnes
Le Toboggan de Décines
Le CND de Valence
La Rampe à Echirolles
 
Avec le soutien de :
DRAC Rhône Alpes
Conseil Régional Rhône Alpes
Conseil Général de l'Ardèche
La ville d'Annonay
L'ADAMI
Le Mécénat de la caisse des dépôts et
consignation en faveur de la danse
Le Mécénat du groupe "Juste pour Rire" (Montréal)

Avec la collaboration
du Centre national de danse contemporaine d'Angers
du CCN Ballet de Lorraine

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"Allegoria Stanza se déroule comme une image, une phrase poétique, une vague qui se renouvelle indéfiniment. De l'éveil des sens à l'état de contemplation qui réalise l'harmonie entre l'être humain et la nature, en passant par la déferlante de la colère orageuse, Abou Lagraa cherche à donner corps à une plénitude toute en nuances, que le décor vidéo de Charles Picq berce d'images, entre mer et ciel.

On rencontre d'abord la mer : les sens se réveillent. Le ciel devient lourd, une tempête se lève, la pluie arrive qui fait lien entre la mer et le ciel.

Progressivement le ciel se calme ;  il donne corps à la plénitude, à l'ouverture, à l'horizon et à l'espoir. Il acquiert cet état de réflexion, de miroir qui renvoie l'homme à lui-même.

Et la colère de l'homme, symboliquement liée à celle des éléments, devient contemplation, ouverture d'esprit."

"Dans cette pièce vont se rencontrer 2 mondes différents, des danseurs de formation contemporaine et des danseurs de hip-hop. Je vais travailler sur la recherche de soi et sur
la communication à l'intérieur de ces 2  mondes, pour les amener à une véritable rencontre de par la qualité du mouvement, son énergie, sa fluidité, tout en respectant l'expression propre à chaque danseur."
Abou Lagraa

"Le chorégraphe construit habilement sa pièce: des duos souples se fondent à des ensembles dynamiques. Le travail d'assimilation entre les différentes techniques est exceptionnel dans cette danse sans répit sur de très belles musiques du Moyen-Orient et du Maghreb"
René Sirvin, Le Figaro - 22 janvier 02

"Sensibilité et intelligence trouvent leur juste place. Il en découle une composition chorégraphique précise et stylisée. (…) La grande qualité d'Abou Lagraa est d'avoir su révéler chacun, d'harmoniser l'ensemble sans gommer la richesse des différences."
Agnès Guillaume, Lyon Capitale - 30 janvier 02 -

"Au-delà de la poésie incontestable de la recherche du chorégraphe, la qualité du mouvement, la formidable énergie des danseurs est un véritable défi."
F.M., Le Progrès - 29 janvier 02

“En réunissant sept danseurs contemporains et quatre danseurs hip hop, Abou Lagraa a opté pour une pièce délicate jouant sur les états de corps et les effets de nombre. Dès le début d’Allegoria Stanza, la composition se fait par groupes et par salves, dans une gestuelle fluide et raffinée, avec ses mouvements de bras et ses cassures de poignets. (…) Comme un souffle naturel, au cœur d’une pièce abstraite qui ne joue pas la carte du hip hop façon métissage culturel.”
Danser, mars 2002

“Une pièce assurée riche et épanouie… Le hip-hop a trouvé une histoire, la danse contemporaine, un nouveau mode d’expression ”.
Le Réveil du Vivarais


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=>> Le spectacle

Hip-hop et danse contemporaine, entre ciel et mer, au gré des vents comme un poème dansé.

Mon désir de chorégraphier s’impose à moi comme une nécessité de partager avec le public ma passion de la vie et des êtres humains” nous dit le jeune chorégraphe Abou Lagraa. À mi-chemin entre deux mondes, Allegoria Stanza réunit des danseurs de hip-hop et des danseurs de formation contemporaine. De cette rencontre naît un spectacle où le mouvement énergique et fluide magnifie le mode d’expression propre à chaque danseur. De là surgissent la joie et l’harmonie et la danse se déroule dans une vague sans cesse recommencée, qui dépose sur scène l’écume d’une énergie sensible et les traces d’une fraîcheur raffinée. Duos finement ciselés, mouvements d’ensemble qui déferlent avec vigueur, Abou Lagraa entraîne les danseurs dans un véritable poème de corps, où les nuances, qu’elles soient contemporaines ou hip-hop, s’enrichissent mutuellement et se fondent dans un courant commun.

Sur les rythmes suaves et lancinants des musiques du Maghreb et du Moyen-Orient associés à des compositions d’Éric Aldéa, et dans un environnement baigné d’images vidéo de Charles Picq, qui projettent les fluctuations de la mer et du ciel, Allegoria Stanza est une généreuse respiration entre douceur méditative et énergies orageuses.


=>> La genèse

Créée pour la dernière édition de Suresnes Cités Danse et réunissant 12 danseurs contemporains et hip hop, cette pièce se déroule comme une image, une phrase poétique, une vague qui se renouvelle à l’infini. De l’éveil des sens à l’état de contemplation, en passant par la colère orageuse, Abou Lagraa donne corps à une plénitude toute en nuances, qu’une installation vidéo de Charles Picq berce d’images, entre ciel et terre. Une pièce délicate et abstraite qui joue sur les effets de nombre.

La mer est régénératrice. Au sortir d’une insomniaque “Nuit Blanche” et d’une pièce courte conçue pour le Ballet de Lorraine, encore marquée par des reliefs anguleux et des chutes puissantes, Abou Lagraa a retrouvé apaisement et sérénité lors d’un voyage au Maroc. Avec la Méditerranée comme horizon, et un ciel aux couleurs changeantes pour accueillir l’immensité de la rêverie. Quelques poèmes déposés alors sur un cahier de notes, et la création d’“Allegoria Stanza” pouvait prendre son élan.

Le titre du spectacle invite déjà à une forme de contemplation enjouée, que la danse vient traduire dans une vague sans cesse recommencée, qui dépose sur scène l’écume d’une énergie sensible et insuffle une gestuelle raffinée. Dans des duos finement ciselés, comme dans les mouvements d’ensemble qui déferlent avec vigueur, Abou Lagraa entraîne les danseurs dans un véritable poème de corps, où les nuances, qu’elles soient contemporaines ou hip hop, s’enrichissent mutuellement et se fondent dans un courant commun. Sur les rythmes suaves et lancinants de musiques du Maghreb et du Moyen-Orient, et dans un environnement baigné d’images vidéo de Charles Picq, qui projettent les fluctuations de la mer et du ciel, Allegoria Stanza trouve les ressources d’une généreuse respiration, entre douceur méditative et énergies orageuses.


Mon opinion : spectacle vu hier soir que j'ai trouvé excellent que je vous conseille bien évidemment d'aller voir même si ça n'a aucune chance d'arriver ou presque aucune puisqu'hier c'était la dernière date de tournée pour la compagnie. Par contre vous avez des chances dans les prochaines années d'entendre parler du génial Abou Lagraa, alors allez voir ses futures oeuvres en tournée. Vous ne pourrez pas être déçus. Le mix fait entre danse contemporaine et hip-hop le tout sur musiques orientales est juste une pure merveille de sons et d'images, de beauté et de techniques flamboyantes. Et j'ai pu récupérer une affiche ! :D

Posté par lOu jO à 12:24 - Parquet aux étoiles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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