23 mai 2006
Anna Gavalda
Ensemble, c'est tout

«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences...»
Extrait du livre "Ensemble, c'est tout"
Suite au succès que ce livre à eu dans mon entourage et au plaisir que j'ai eu à le lire, je me devais de faire un article sur ce roman !!!! Mais petite mise en garde avant pour ceux qui envisageront de le lire...on ne décolle pas de ce livre avant de l'avoir fini ! :p
Ce livre raconte une histoire d'amour entre quatre éclopés de la vie. L'histoire des destins croisés de Camille, Franck, Philibert et Paulette. Tous des bons à rien.
Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourrir loin de son jardin.
Ces quatre-là n'auraient jamais du se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés...et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour -appelez ca comme vous voulez-, va se charger de les bousculer un peu.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'invers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

Anna Gavalda
Elle est née en 1970 et vit dans la région parisienne. Après avoir grandi en Eure-et-Loir dans une atmosphère folklorique, Anna Gavalda est envoyée en pension, à quatorze ans, à la suite de la séparation de ses parents. Elle suit une hypokhâgne et obtient une maîtrise de Lettres à la Sorbonne. De nombreux petits boulots (serveuse, caissière... ) occupent son temps tandis qu'elle souhaite faire du journalisme et envoie sa candidature à 'Madame Figaro'. Elle y témoigne pour un dossier sur les enfants de parents divorcés. Profitant du calme de la Seine-et-Marne, elle cumule les métiers de chroniqueuse pour le cahier Paris-Ile-de-France du 'Journal du Dimanche', de professeur de français, d'assistante-vétérinaire et de maman de deux enfants. Cette jeune femme dynamique au style piquant, sincère et savoureux reçoit le grand Prix RTL - Lire pour son premier recueil de nouvelles 'Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part' en 1999. Délicieux mélange de simplicité, de merveilleuses et tragiques vérités quotidiennes, ce titre ne quitte pas les classements des meilleures ventes pendant des mois et est traduit dans une trentaine de langues. Elle s'essaie les années suivantes à de nouveaux styles, écrit son premier roman et un livre pour enfant. C'est durant l'été 2003 qu'elle commence à travailler sur son quatrième titre, un nouveau roman, 'Ensemble, c'est tout'.
Les livres d'Anna Gavalda :
- Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
- Je l'aimais
- 35 kilos d'espoir (Bayard Jeunesse)
- Ensemble, c'est tout
Voila, je viens de m'acheter les 2 autres livres, en espérant qu'ils soient aussi bien que celui que je viens de lire !!! En tout cas, lisez le, et dites moi ce que vous en avez pensé !
desperate housewives
Et un vieil article ressorti du placard pour l'occasion :) Ce 23 mai est un jour important, même si c'est un 23 :) Allumez la télé. Mettez-vous sur la 6. Et dégustez ! Jouissez !
Voilà donc bien longtemps que je souhaitais parler de cette série télé, série génialissime, cruelle, mesquine, méchante, tordante, très décalée et terriblement JOUISSIVE ! Comme je vais coller des articles, je ne m'étendrais pas plus pour l'instant :) Mes sources sont allocine.com et commeaucinema.com
"DESPERATE
HOUSEWIVES a débuté aux Etats-Unis en octobre 2004, sur ABC. Le concept
: quatre amies vivent dans une banlieue middle class des Etats-Unis.
Entre cuisine et langes, leur existence ronronne quelque peu. Jusqu'au
jour où une de leurs voisines se tire une balle dans la tête. Le
quotidien bien huilé se grippe et l'on découvre que la vie d'une
ménagère n'est pas aussi lisse qu'il n'y paraît.
«Je suis une
femme au foyer désespérée !» La confidence est faite en public, lors du
dîner des correspondants de la Maison-Blanche, le 1er mai dernier. Et
elle émane de Laura Bush. Avec humour, la femme du Président américain
raconte que son quotidien n'est pas rose tous les jours et conclut :
«Si ces filles pensent qu'elles sont des femmes au foyer désespérées,
alors qu'elles viennent vivre avec George ...» Aux Etats-Unis,
l'expression est devenue une sorte de blague et offre un statut à des
millions d'épouses modèles, lasses de faire croire que la maternité est
«le plus beau rôle de leur vie» et la satisfaction de leur mari leur
unique but. Dans la série, les personnages traversent de douloureuses
crises existentielles, liées à leur solitude, leur désir de perfection,
leur peur de ne pas plaire. C'est la première fois que des ménagères de
moins de 50 ans gagnent leurs galons d'héroïnes. Teri Hatcher,
qui joue une mère divorcée blessée par la trahison de son mari parti
avec sa jeune secrétaire, est adorée dans les foyers américains. Sa
carrière était au point mort depuis sept ans ; désormais, elle est la
nouvelle coqueluche de l'Amérique.
DESPERATE HOUSEWIVES, c'est avant tout un homme - Marc Cherry
- et des femmes. C'est en réalisant le calvaire de la vie de sa mère
qui, comme beaucoup des femmes au début des années 60, "sacrifiait"
tout pour s'occuper de sa famille, que lui est venue l'idée de la
série. « Personne n'a envie de voir une satire sur des femmes au foyer,
faites-en plutôt un soap», conseillèrent les patrons de chaîne à Mark
Cherry quand il leur proposa DESPERATE HOUSEWIVES. Pendant dix ans, ce
créateur a vu tous ses projets de série refusés. Mais là, il sent qu'il
tient le bon filon et persiste. Quelques mois et quelques rencontres
plus tard, Mark Cherry, accompagné de Michael Edelstein, Charles Pratt
Jr, un producteur de nombreux soaps comme « General Hospital » ou «
Santa Barbara » et Tom Spezialy, producteur et scénariste sur « les Ed
» ou « Dead Like Me » démarre l'aventure à l'écran quand ABC accepte le
pilote. Un pari risqué et transformé où les femmes ne sont pas en reste
puisque les vedettes ne sont autres que Teri Hatcher (Loïs de « Loïs et Clark »), Felicity Huffman (« Sports Night », « A la Maison Blanche »), Marcia Cross, la méchante de « Melrose Place », ou encore Nicolette Sheridan (« Côte Ouest »). Une vraie basse-cour dans laquelle il ne manquait que le coq ; apparu sous les traits de Jamie Denton (« Le Caméléon », « Agence Matrix »)."
Oki, j'arrête là pour cet article qui résume la série mais je continue d'en parler dans le suivant. En attendant, régalez-vous (pour ceux / celles pour qui c'est un régal) avec l'image du coq dont parle le journaliste ^^ A croquer non ?
Vous aurez peut-être noter que les actrices, toutes super bien foutues et plutôt pas mal sont issues de séries-navets, de trucs minables etc. La palme revenant à Eva Longoria qui, non citée dans l'article précédent, est quand même issue des Feux de l'Amour, si, si. En outre, et dans un autre registre, c'est aussi la copine de notre star française du basket : Tony Parker. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas juger sur les apparences, même si les photos promo sont souvent faites pour mettre en valeur physiquement les actrices, même si elles n'ont pas toutes un passé reluisant dans le métier, le ton de la série est désopilant, il bouscule les idées reçues et chacune d'entre elles est exceptionnelle dans le rôle qui lui a été attribuée. La cruche de service convient parfaitement à Teri Hatcher, la bourgeoise froide sied à merveille à Marcia Cross, Eva Longoria est géniale en bomba latina machiavélique et chieuse, quant à Felicity Huffman, elle est parfaite en mère de famille contre son gré, ex-carriériste reconvertie en maman au foyer. Allez encore un article (les sources sont citées dans l'article précédent).
"Après les séries comme ALLY
MCBEAL ou SEX AND THE CITY, qui creusaient le sillon des trentenaires
occidentales à la recherche de l'homme rêvé, DESPERATE HOUSEWIVES se
transporte chez ces mêmes femmes dix ans plus tard, une fois le mâle en
question épousé et une tonne de désillusions en travers du gosier. La
quarantaine à la maison avec enfants, même avec de l'argent ? Rien de
moins sexy, rien de plus ringard sur l'échelle de la branchitude
mondialisée : corvées incessantes, épuisement, soucis affectifs
chroniques, ingratitude… et pourtant...
Mais quel secret a donc poussé Marie-Alice Young (Brenda Strong)
à mettre fin à ses jours ? Toute la communauté de Wisteria Lane est en
émoi. Epouse dévouée, Marie-Alice s'occupait de sa maison avec
application, et s'arrangeait toujours pour que le dîner soit prêt au
retour de son mari ou de son fils. Bref, une vie sans histoire, en
apparence plus facile que celle de ses amies parmi lesquelles : Susan Mayer (Teri Hatcher)
la célibataire. Belle plante et mère célibataire, Susan recherche
désespérément un homme, un vrai. Sa dernière cible ? Mike, son nouveau
voisin ultra-sexy. Coachée par sa fille de 15 ans, elle est prête à
user de tous ses charmes pour l'attirer dans ses filets. Seulement
Susan est loin d'être la seule à avoir faim...
Bree Van de Kamp (Marcia Cross)
est une bourgeoise coincée. Collier de perles, raie sur le côté et
petit tailleur d'institutrice étriquée..., Bree est la perfection
incarnée. Pas un cheveu de travers. Névrosée au plus haut point,
«imprévu» et « fantaisie » ne font pas partie de son vocabulaire.
Imaginez sa tête lorsque Rex, son mari (très bien sous tout rapport),
lui propose de fréquenter une tierce personne pour pimenter leur vie
sexuelle...
Gabrielle Solis (Eva Longoria)
est la bomba. Cette Latina au corps de rêve a tout pour être heureuse :
la grande maison, le mari plein aux as et les beaux cadeaux qui vont
avec. Mais tout ça manque terriblement de piquant pour cet ex-mannequin
au sang chaud. Sa solution? S'encanailler avec son jardinier, de vingt
ans son cadet. Entre son mari et son jeune amant, son coeur balance.
Lynette Scavo (Felicity Huffman)
est la frustrée. Femme d'affaires aux dents longues, elle plaque du
jour au lendemain sa carrière en argent massif pour s'occuper de ses
jumeaux. Grave erreur ! Plus exigeants qu'un « big boss » des finances,
plus imprévisibles que les cours de la Bourse, ils mènent leur mère par
le bout du nez.
Edie Britt (Nicollette
Sheridan) est l'allumeuse : une véritable croqueuse d'hommes. Crinière
blonde peroxydée et forte poitrine, cette poupée gonflable fait tourner
la tête de tout le quartier. Les femmes la redoutent et les hommes la
désirent. En d'autres termes, la pire voisine au monde !
Côté
hommes, il y a le nouveau voisin, Mike Delfino (James Denton), un
supposé plombier qui a Susan et Eddie à ses pieds ; Rex Van De Kamp
(Steven Culp), qui envisage de se séparer
de sa femme ; Carlos, la moitié de Gabrielle qui considère qu'en lui
offrant un diamant de 15 000 dollars, elle doit faire tout ce qu'il lui
demande. Et enfin, il y a Paul (Mark
Moses), le mari de Mary Alice qui doit certainement avoir une
excellente raison pour agir de façon si étrange. Depuis son point de
vue si privilégié, Mary Alice voit tout et beaucoup plus que ce qu'elle
pouvait voir étant vivante. Elle nous fait partager tous les petits
secrets qui se cachent derrière chaque porte fermée par l'un des
habitants de ce quartier aux allures si paisibles et si tranquilles.
De
l'amour, de la passion, de la trahison et une dose de crime, DESPERATE
HOUSEWIVES possède tous les ingrédients d'un bon soap opéra, une bonne
dose d'humour et de dérision en plus. Sans oublier le soupçon de
réalisme qui manque cruellement au genre précité. DESPERATE HOUSEWIVES,
c'est LA recette du succès.
Au premier abord, une recette facile
empreinte de paranoïa et de belles filles sexy pour aguicher le
téléspectateur. Mais DESPERATE HOUSEWIVES, c'est bien plus que ça. La
série s'intéresse de façon sérieuse aux vrais problèmes que peuvent
rencontrer les femmes au foyer. Elles deviennent les héroïnes de
l'ombre. Bien plus qu'il n'en faut pour rendre accroc toutes celles (ou
ceux) qui subissent ce genre de situation. Autant dire presque tout le
monde. Mais surtout, sous son aspect lisse et consensuel, la série
distille une saveur douce-amère où l'on découvre tout à coup que ces
petites choses ordinaires du quotidien pourraient cacher des vérités
bien moins avouables et une réalité bien plus drôle. Alors la vie des
habitants de Wisteria Lane devient beaucoup plus passionnante à suivre.
A Wisteria Lane, on observe une population qui vit comme dans une
réserve, coupée de tout. Cette rue dont on ne sort jamais, ces maisons
où pas un poste de télé ni une conversation ne rappellent l'existence
du monde extérieur, est l'exacte métaphore de l'espace mental de la
mère de famille qui n'a pas le temps de sauver le monde (alors à quoi
bon s'en occuper). Les féministes américaines débattent encore du côté
réactionnaire de la série (et ses valeurs famille, patrie, cookies). La
série explore sans complexe tous les rebondissements liés au suicide de
Mary-Alice : incendie criminel, chantage, vols, meurtres, prostitution,
relations sadomaso, secrets de famille gratinés... Mais DESPERATE
HOUSEWIVES décrit avant tout un enfermement. Sous le vernis de ces
dames et leurs impeccables brushings, sous leur volonté farouche de
sauver les apparences, la solitude et la folie triomphent."
Puisqu'on parlé des actrices ici, voici leurs photos :
Susan :
Bree :
Gabrielle :
Lynette :
Voilà les 4 desperate housewives dont nous suivons les péripéties. Mary-Alice, la morte qui raconte toute la série du haut de son ciel c'est elle :
On ajoute à ces charmantes dames, la peste blonde de service, Edie :
Et le tour est joué :)
Evidemment je vous mets une petite photo du jardinier avec lequel Gabrielle occupe ses journées juste pour le plaisir des yeux ^^
Alors voilà, ce soir sur M6 seront diffusés les premiers épisodes de la série. A VOIR ABSOLUMENT !!! ENREGISTREZ SI VOUS N'ETES PAS DISPO !!!
Et on se quitte avec quelques photos :
Mad Magazine
54 ans déjà, que Mad Magazine se pose en fer de lance de l'absurde aux Etats Unis et dans le monde... Et s'il n'est plus diffusé en France depuis 1992, la plupart d'entre vous ont probablement déjà croisé le sourire niais d'Alfred E. Neumann, et son immuable répartie : « Quoi ? moi, inquiet ? » (What ? Me Worry ?).

MAD est un magazine satirique américain créé par l'éditeur William Gaines et le rédacteur et auteur Harvey Kurtzman, en 1952.
Ouvertement destiné aux jeunes lecteurs, il caricature la culture pop américaine, dégonfle les baudruches et se moque des petits travers de chacun. Il est le dernier survivant d'un ensemble de titres appréciés de la critique et du public, les EC Comics. Leur éditeur William Gaines a beaucoup souffert de la censure qui a littéralement fait disparaitre ses précédentes parutions, des magazines de science-fiction et d'horreur (les EC horror comics).
Á ses débuts, MAD était publié comme un comic book sous le titre 'Tales Calculated To Drive You Mad' (Histoires conçues pour vous faire perdre la tête), devenu Mad. Le sous-titre initial était Humor in a jugular vein (et dans la version française : Humour dingue pour les dingues et demi-dingues).
Le premier numéro du magazine est paru en octobre-novembre 1952 et était presque entièrement rédigé par Harvey Kurtzman.
Il était principalement consacré à la satire de la presse quotidienne et magazine de l'époque ou encore des films à la mode.
On raconte souvent que MAD est passé du format comic book (juillet 1955, numéro 24) au format magazine dans le but d'échapper aux règles strictes du Comics Code Authority, que s'étaient imposés certains éditeurs de bande dessinée en 1955, sous la pression du Sénat américain qui rendait la bande dessinée responsable de l'augmentation de la délinquance juvénile et menaçait d'imposer à l'industrie de la bande dessinée un dispositif législatif. Mais il semble qu'en réalité, cette mutation a été imposée par Harvey Kurtzman qui, courtisé à l'époque par un autre magazine, n'acceptait de continuer MAD que si le journal devenait un magazine plus luxueux. La conséquence immédiate de ces changements fut que MAD élargit à la fois sa taille et le domaine des sujets traités. Il élargit au passage son lectorat et voit s'étendre la tranche d'âge de ses lecteurs.
Un conflit permanent opposant Harvey Kurtzman à son éditeur à propos du contrôle du contenu de la publication aboutit, en 1956, à une interruption définitive de la collaboration entre Kurtzman et EC Comics. C'est Albert Feldstein qui prend la direction du journal à partir du numéro 29 (août 1956).
Bien qu'il y ait eu des précédents tant dans la presse qu'à la radio ou encore dans les films, à l'époque MAD était unique en son genre, un pavé bien agité dans la mare tranquille de son époque.
Durant les années 1950, MAD fut l'image même de la parodie de la culture pop américaine, illustré par des artistes tels que Jack Davis, Bill Elder et Wally Wood, chacun dans un style qui lui était propre. Ils ont mélangé l'affection sentimentale pour la culture familiale américaine (Par exemple Archie, ou Superman) avec un plaisir malicieux d'exposer la supercherie derière l'image (Par exemple Starchies ou Superduperman) (Superduper peut se traduire à peu près par "plus que Super" donc Plus-que-Superman)
Mad en France... Erreurs culturelles
Mad a fait l'objet de deux tentatives successives de traduction en français, l'une par Ives Trevian et l'autre en collaboration avec l'équipe de Hara-Kiri. L'adaptation s'est souvent révélée difficile pour les français, peu au fait de la culture états-unienne, ou très maladroite : citons par exemple une caricature d'Elvis Presley (bien connu en France) qui présentait le chanteur sous le nom de Johnny Hallyday.
De nombreux recueils de bandes dessinées issues de Mad ont été publiés en français, par les éditions du Fromage, les éditions Neptune et les éditions Albin Michel.
Contenu
Mad a longtemps résisté aux publicités dans ses pages, ce qui lui a permis d'embrocher les excès d'une culture matérialiste sans crainte de représailles de la part des annonceurs. Le magazine a souvent parodié les campagnes publicitaires américaines de son époque. Pendant les années 1960, MAD se penche sur des sujets tels que les hippies, la Guerre du Viêt Nam ou encore l'abus de drogues. Le magazine passait autant de temps à critiquer les drogues comme le cannabis que les drogues comme l'alcool et le tabac. Bien que l'on puisse considérer le ton de MAD comme étant «libéral» (ce que l'on peut traduite par «gauchiste»), le
magazine n'a épargné ni les Républicains ni les Démocrates. Contrairement à certains de ses concurrents comme le National Lampoon et contrairement à certaines des ses éditions étrangères, Mad a toujours évité tout contenu pouvant être jugé comme obscène.
En clin d'œil à la célèbre page centrale dépliable du magazine Playboy, chaque numéro de MAD depuis 1964 contient une page extérieure "pliable", due à l'artiste Al Jaffee. Sur chacune de ces pages, une question est posée, illustrée par une image qui occupe la largeur de la page. Mais lorsque l'on rabat la page en suivant les indications données, une nouvelle image et un nouveau texte, qui répondent au texte d'origine, apparaissent.
D'autres parties récurrentes du magazines incluent "The Lighter Side of..." (le côté plus lumineux de...), par Dave Berg, qui caricaturait souvent le mode de vie de la banlieue, l'indescriptible "Spy vs Spy" (Espion contre Espion) d'Antonio Prohias qui décrit la guerre sans fin que se mènent l'espion blanc et
l'espion noir (tellement "sans fin" qu'elle a duré plus longtemps que la Guerre Froide dont elle était inspirée). Don Martin qui fut qualifié d'artiste le plus fou de MAD (MAD's Maddest Artist), dessinait régulièrement une page mettant en scène des personnages ??? pauvres, clochards et vulgraires dont on pouvait voir les pieds articulés. Il s'agissait de gags visuels qui se terminaient souvent par un ensemble d'onomatopées telles que GLORK, PATWANG-FEE ou GAZOWNT-GAZIKKA. Sergio Aragones, dont le travail est presque uniformément silencieux, écrit et dessine "Looks At..." ("Regards sur...") depuis plus de 40 ans. Aragones réalise également les "MAD Marginals" : de petites images gag qui apparaissent un peu partour dans le magazine, dans les coins, les marges, les espaces libres.
En France comme aux etats-Unis, Mad s'est également rendu célèbre par la diffusion du jeu "Mad Magazine Game", une paroodie de Monopoly ou tous les moyens sont bons pour se débarasser de son argent, y compris échanger son portefeuille avec son voisin ou faire le tour de la table à reculons avec une carte chance sur le front... Mon gage préféré cependant:
"Sautez et restez en suspension pendant 37 secondes... Si vous y parvenez, perdez $5000, si vous retombez, ne perdez que $500)
Enfin, dernière production des éditions MAD, des recueils de dessins et comics à thèmes regroupant les meilleures productions des magazines sur un thème précis ou une époque:
Madvertising, Mad about the 60's, 70's, 80's, 90's entre autres...



























