25 mai 2006
mort de Claude Piéplu
Une triste nouvelle est arrivée jusqu'à moi ce soir. Celui qui fut LA voix des Shadoks nous a quittés hier. L'occasion de faire un retour sur sa vie et l'occasion pour moi de vous parler enfin de ses passoires dont j'avais promis de parler sur mon ancien blog. A suivre d'autres théories Shadoks. Et vous pouvez toujours retrouver dans la même catégorie que cet article, l'article de Tan du 14 mai dernier qui vous présente un peu la grande famille des Shadoks.
Le comédien Claude Piéplu est mort, mercredi 24 mai, à l'âge de 83 ans, des suites d'une longue maladie. Il était devenu, en 175 rôles au théâtre et près de 40 films, un maître de la dérision, dont la voix éraillée reste associée aux Shadoks.
Né le 3 mai 1923 à Paris, fils de cuisinier, Claude Piéplu commence à travailler dès l'âge de 15 ans comme grouillot dans une banque. Parallèlement, il suit les cours de théâtre de Maurice Escande. En 1944, il est engagé aux Mathurins, où il joue Federico avec Gérard Philipe et Maria Casarès. Par deux fois, il échoue au concours du Conservatoire.
Sa carrière démarre réellement en 1956 avec un engagement de longue durée dans la compagnie de Jacques Fabbri. La même année, il fait sa première apparition au cinéma dans Adorables démons de Maurice Cloche, qui lui ouvre la voie d'une multitude de comédies plus ou moins réussies. Il s'illustre notamment dans La Bourse ou la vie de Jean-Pierre Mocky en 1965, La Meilleure Façon de marcher de Claude Miller en 1975, ou encore Noces rouges de Claude Chabrol en 1972 et Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel, ses rares rôles tragiques.
VOIX ÉRAILLÉE
En 1968, il prête sa voix au programme télévisé Les Shadoks, qui lui permet d'asseoir définitivement sa notoriété. Sa voix éraillée et chaleureuse, immédiatement reconnaissable grâce à la popularité de ce dessin animé, sera sa signature jusqu'à sa mort.
Acteur de théâtre assoiffé de nouveauté, il avait décidé en 1975 d'abandonner les auteurs classiques pour ne jouer que des créations contemporaines.
Les passoires (d'après le professeur Shadoko)
0n appelle passoire tout instrument sur lequel on peut définir trois sous-ensembles : l'intérieur, l'extérieur, et les trous. L'intérieur est généralement placé au-dessus de l'extérieur et se compose le plus souvent de nouilles et d'eau. Les trous ne sont pas importants. En effet, une expérience simple permet de se rendre compte que l'on ne change pas notablement les qualités de l'instrument en réduisant de moitié le nombre des trous, puis en réduisant cette moitié de moitié... etc... etc... et à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous du tout.
D'où THEOREME :
La notion de passoire est indépendante de la notion de trou
...et RECIPROQUEMENT.
On appelle passoires du Premier Ordre les passoires qui ne laissent passer Ni les nouilles Ni l'eau. On appelle passoires du Second Ordre les passoires qui laissent passer ET les nouilles ET l'eau. On appelle passoires du Troisieme Ordre, ou passoires complexes, les passoires qui laissent passer quelquefois l'un ou l'autre et quelquefois pas. Pour qu'une passoire complexe laisse passer l'eau et pas les nouilles, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre des nouilles. Pour qu'une passoire complexe laisse passer les nouilles et pas l'eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre de l'eau. Quant aux passoires du premier ordre qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau, il y en a de deux sortes. Les passoires qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau ni dans un sens ni dans l'autre et celles qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau que dans un sens seulement. Ces passoires-là, on les appelle des casseroles.
Il y a trois sortes de casseroles : Les casseroles avec la queue à droite, les casseroles avec la queue à gauche, et les casseroles avec pas de queue du tout. Mais celles-là on les appelle des autobus.
Il y a trois sortes d'autobus : les autobus qui marchent à droite, les autobus qui marchent à gauche et les autobus qui ne marchent ni d'un côté ni de l'autre. Mais ceux-là, on les appelle des casseroles.
Il y a trois sortes de casseroles : les casseroles...









