27 mai 2006
les étoiles filantes
les étoiles filantes ...
pour le coup c'est mon joli message que je venais de rédiger qui a filé
écran blanc, et tous mes jolis mots se sont envolés
c'est la loi du net
pas de grands discours du coup, je n'ai plus le temps
je rappelle juste ici et maintenant que la chanson ci-dessous est l'oeuvre d'un groupe québécois dont vous entendrez bientôt parler à nouveau ici-même sur ce blog : les cowboys fringants
et pour ceux motivés pour solidays, ils se produisent sur scène le 07 juillet, j'y serai, c'est certain
et pour résumer mon message initial qui faisait à peu près 20 lignes de plus, je n'utiliserai que 2 mots, qui résument assez bien ces 20 lignes d'ailleurs : merci chou
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis
J'te raconterai les souvenirs
Bien gravés dans ma mémoire
De cette époque où vieillir
Était encore bien illusoire
Quand j'agaçais les p'tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor
Et ces hivers enneigés
À construire des igloos
Et rentrer les pieds g'lés
Juste à temps pour Passe-Partout
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De la p'tite école et d'la cour de récré ?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l'bon temps passe finalement...
...comme une étoile filante
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bien souvent
On choisit pas mais on subit
Et que les rêves des ti-culs
S'évanouissent ou se refoulent
Dans cette réalité crue
Qui nous embarque dans le moule
Le trentaine, la bedaine
Les morveux, l'hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs
Travailler, faire d'son mieux
En arracher, s'en sortir
Et espérer être heureux
Un peu avant de mourir
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De notre petit passage dans ce monde effréné
Après avoir existé pour gagner du temps
On s'dira que l'on était finalement...
...que des étoiles filantes
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça tranquillement
Pas loin du Carré St-Louis
C'est qu'avec toi je suis bien
Et que j'ai pu' l'goût de m'en faire
Parce que tsé voir trop loin
C'pas mieux que r'garder en arrière
Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu'on perd dans' brume
Et les idéaux qui se cassent
La vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les coeurs en peine
Ça fait que si à' soir t'as envie de rester
Avec moi, la nuit est douce on peut marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais ça que tu sois pour un moment...
...mon étoile filante
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
...que des étoiles filantes
chromasia, shell on the beach
Hoagy Carmichael
Après avoir découvert "Big", un des tout premiers films de Tom Hanks (il se dit dans les milieux autorisés qu'Herbinette vous en parlera très bientôt ici même, et adoré le film autant que son thème musical principal, une délicieuse rengaine de piano jazzy à souhait, j'ai décidé de me renseigner plus avant sur l'auteur de ce morceau adorable.
Et quelle surprise de découvrir que le compositeur de ce morceau, "Heart and Soul" n'est autre que le grand Hoagy Carmichael... Dit comme ça, le nom ne vous parle peut-être pas, et son visage semble être une synthèse parfaite de ceux d'une centaine de musiciens américains de l'entre deux guerres....
Mais si je vous dis:
"Georgia on my Mind" (vous savez, le truc que chantait un noir aveugle du nom de Ray Charles)
"Stardust" (Un des plus grands standards des big bands)
"Lazy river" (Un autre thème que vous avez surement déjà entendu)
"The nearness of you" (Repris par Norah Jones récemment)
Alors, le personnage passera du rang d'illustre inconnu à celui d'inconnu illustre, respectable dès à présent pour sa création, son héritage, et une série de morceaux qui resteront dans la légende du Jazz...
Biographie
Une longue biographie de l'auteur, en anglais, est disponible ici, j'essaieai de traudire et synthétiser dans les prochaines semaines.... en attendant:
Hoagland Howard Hoagy Carmichael est un compositeur, pianiste, chanteur et acteur américain né le 11 novembre 1899 à Bloomington (Indiana, États-Unis) et décédé à Palm Springs (Californie, États-Unis) le 26 décembre 1981).
Il apprend le piano avec sa mère et s'y perfectionne dans un orchestre d'étudiants à Indianapolis. Tout en étudiant le droit, il fait la connaissance de Bix Beiderbecke avec qui il devient ami, et lui compose « Riverboat Shuffle », qui est enregistré en 1924 par les Wolverines. Fréquentant King Oliver, Louis Armstrong et Benny Goodman, il se met à composer.
Il a enregistré « Washboard blues » avec Paul Whiteman en 1927, « Rockin' Chair » en 1929 avec Louis Armstrong et « Blue blood blues » avec King Oliver la même année, puis « Rockin' Chair » avec Bix Beiderbecke et Bubber Miley en 1930.
Il a également enregistré ses œuvres en solo : Georgia on my mind, Lazy river, Star dust, Lazy bones, Judy, Two sleepy people, Hong Kong blues, The nearness of you, Memphis in June, mais, plus souvent, accompagné par de moyennes formations, de Chicagoans ou de westcoasters parfois.
C'est un chanteur narrateur, qui semble narrer une histoire avec légèreté et humour, parodiant le parler du « Deep South », soulignant avec une légèreté toute impressionniste la mélodie énoncée d'un ton alerte.
Dans l'histoire du jazz, il est surtout important par le nombre de thèmes qu'il a composés et qui sont devenus des standards, citons encore Baltimore oriole, Heart and Soul, Indiana, Daybreak, Everything happens to me, In the still of the night, One morning in May, Skylark.
Stardust en particulier a été enregistré par plus de 800 formations différentes, et certaines de ces versions sont d'authentiques chefs-d'œuvre (celles de Louis Armstrong, de Lionel Hampton, de John Coltrane, Benny Goodman, Nat King Cole, entre autres
Il apparaît au cinéma dans « To have and have not » de Howard Hawks en 1944, « The best years of our lives » de William Wyler en 1946, « Canyon passage » de Jacques Tourneur la même année, « Young man with a horn » de Michael Curtiz en 1949, « The Las Vegas story » de Robert Stevenson en 1952 et dans « Timberjack » de Joe Kaneen en 1954. II a également publié deux autobiographies: « The stardust road » et « Sometimes I wonder ».
Source: Wikipedia












