Loukoummania

Il est temps de trouver un sous-titre les copains

29 mai 2006

ZOB - Adoptez un Zébu!

Attention, ceci n'est pas un canular mais bien un projet très sérieux d'aide humanitaire...

Ou comment investir de manière éthique et efficace sans se débarasser de son sens de l'humour: Tous les dons investis sous forme de PEZ (prêt épargne Zolidarité) ou par l'adoption pure et simple d'un Zébu, serviront à financer les opérations de l'association Zodev, pour le développement de l'île... Des fonds de placement pouvant, si j'ai bien tout compris à cette heure tardive, être récupérés après coup ou laissés au profit de l'association et des paysans locaux: Visitez le site web pour en savoir plus:

http://www.madproduction.com/zob/

alogzob

LE ZOB

ZEBU OVERSEAS BOARD

Message du fondateur

Le Z. O. B. (ex Zébu Overseas Bank) est une entreprise qui vous invite à investir dans un Zébu à Madagascar.

Ce Zébu sera confié à une famille qui pourra l’utiliser pour produire du lait, labourer sa terre, engendrer des veaux ou tirer une charrette et produire du fumier naturel...

Vous serez le propriétaire du Zébu et non pas son parrain !

Votre investissement vous donne droit à l’ouverture d’un P.E.Z. (Plan Epargne Zolidarité), productif d’intérêts.

Le Z.O.B. permet à des paysans en difficulté d'acquérir un animal tout à la fois symbolique et outil de travail, qu’ils n’ont pas les moyens financiers de payer cash.

Le ZOB, tout en favorisant l’agriculture naturelle et l’élevage traditionnel, met en place un système de financement original où l’investisseur est en relation directe avec l’utilisateur des fonds placés.

Vous connaîtrez l’usage qui sera fait de votre PEZ, ainsi que l’adresse et les coordonnées GPS de la famille d’accueil de votre animal. Nous espérons que vous lui rendrez visite, de temps à autre, pour lui caresser le nez et vous enquérir de sa bonne santé.

Vous aurez ainsi la possibilité de flatter la croupe de votre P.E.Z, contrairement à un quelconque « Plan d’Epargne Ecureuil », animal virtuel, vous offrant tout au plus de maigres noisettes à toucher.

Nous concevons la souffrance légitime que vous endurerez du fait de l’éloignement de votre Zébu. C’est pourquoi nous mettrons l’image souriante de votre bovin sur Internet, ainsi que la « Zebu News Letter » que vous consulterez seul, ou en compagnie de vos amis admiratifs.

Un zébu est aussi le cadeau idéal que vous pouvez offrir à vos amis les plus blasés.

Même les êtres les plus dégénérés par la société de consommation et les plus renfrognés à l’égard du beau, du bien et de la nature verront leur visage s’éclairer à la pensée de posséder ce noble animal qui portera leur nom...

Stéphane Geay
Fondateur

Le P.E.Z. vous permet :

  • d'être utile...concrètement ;
  • de choisir l'utilisation de votre argent ;
  • de connaître les bénéficiaires directs ;
  • de pouvoir contrôler à tout moment ;
  • de bénéficier d'un intérêt de 7 % annuel ;
  • de recevoir un certificat de propriété avec un poil de votre animal chéri ;
  • de montrer à vos amis ébahis la photo de votre animal sur Internet ;
  • de vous donner envie de visiter Madagascar ;
  • de touchez les problèmes concrets au quotidien de vos voisins de l'autre bout du monde ;
  • de participer à un mouvement simple, efficace, individuel, anonyme pour aider directement une famille d'un pays vraiment pauvre (en voie de développement, selon l'appellation officielle...)...

troupozeb

Les différents PEZ contractables sont détaillés ici:

http://www.madproduction.com/zob/detailPEZ.html

Posté par Green Fox à 23:53 - Bestioles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


La traduction est une histoire d'amour

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La traduction est une histoire d'amour

Jacques Poulin

Je sais, j’avais promis d’être là et de vous faire de beaux articles pour fêter mes presque vacances qui se rapprochent de plus en plus…mais sérieusement, qui a cru que je serais le week-end dernier? (Nan me tapez pas) Enfin, la fête des Patriotes se fête, quoi ! Et puis après j’ai eu des tonnes d’examens. Et puis après j’ai fêté la fin de ma tonne d’examens. Et c’est plutôt pour vous parler de la manière dont j’ai fêté ses examens que de mon absence permanente et injustifiable que j’écris cet article.

            

Mercredi passé, en prévision du moment où j’aurais déposé le dernier mot sur la copie de ma dissertation finale de philo, je suis partie visiter la librairie, non sans une idée derrière la tête… À mon Renaud-Bray chéri m’attendait le tant attendu Jacques Poulin. Des semaines que je me retenais pour pas m’en approcher de trop près au risque d’être tentée de le commencer au beau milieu des allées venues des libraires et liseurs. Des semaines que j’en contemplais la couverture, dans l’impatience de mettre enfin mes mains sur la couverture, mes yeux sur les mots. Je peux passer pour une groupie excessive, mais je m’en fous, Jacques Poulin est quand même un de mes auteurs préférés.

Et puis, une fois mon porte-feuille allégé, et le nouveau roman dans mon sac, interdiction de le toucher. Pas question de le commencer entre les bavardages du cours de philo ou dans l’agitation du métro, encore moins lors des festivités de début de vacances de cégepiens. Non, un nouveau Jacques Poulin ne se dévore pas, il se déguste. Et pourtant, une fois commencé, impossible de s’en détacher, on est happé dans l’histoire jusqu’au tout dernier mot. Je l’ai donc lu en une journée, sur mon balcon  puisque le soleil a décidé de repointer son nez aujourd’hui. Il est assez court mais je n’ai pas voulu en perdre une miette, pas une lettre.

J’ai retrouvé avec ravissement les figures familières à l’univers de Poulin nous reviennent. Moi qui ne jure par Montréal, je déménagerais bien à Québec que pour être dans le même décor que ses personnages. Et les fameux chats -que certains n’aiment pas ici je sais, je sais- sont bien sûr présents, ainsi que la nature de l’île d’Orléans et ses renards, ouaouarons, hérons et ratons. Les personnages sont familiers aux habitués de Poulin, et puis la magie des mots, l’amour des livres, d’Hemingway, des bibliothèques… Et enfin, le caractère de Marine, la traductrice irlandaise, magnifique !

Un magnifique roman, bref. Jacques Poulin est à lire, les québécois surtout, entendez-moi, c’est quand même un de nos plus grands écrivains actuels (à mon humble avis) Je vous laisse sur la 4e de couverture et quelques citations. Et puis je vous ferais une biographie et un tour de mes œuvres préférées une prochaine fois (et on sait tous comme je mets du temps à tenir mes promesses ;)

Quatrième de couverture

Un vieil écrivain, monsieur Waterman, vit à Québec dans une tour. Sa traductrice, la jeune Marine, est une Irlandaise aux cheveux roux et aux yeux verts; elle habite un chalet à l'île d'Orléans, parmi les chats, les ratons laveurs, les hérons bleus et les chevaux de course à la retraite. Entre ces deux personnages se tisse une relation amoureuse peu ordinaire: elle naît sur la Piste de l'Oregon, grandit avec leur passion commune pour la musique des mots et atteint sa maturité dans une enquête sur une mystérieuse adolescente qui leur met le coeur à l'envers.

L'écriture de Jacques Poulin est toujours une rencontre heureuse. Ce nouveau roman, tout félin, est porté par la chaleur d'une émotion contenue, la douceur d'une amitié silencieuse.

Lauréat de nombreux prix littéraires, Jacques Poulin est l'auteur de romans qui sont devenus des classiques de la littérature québécoise: Les grandes Marées (Babel, 1995), Le Vieux Chagrin (Babel, 1995), Volkswagen Blues (Babel, 1998

Quelques citations

« Il faut aller plus loin, se couler dans l'écriture de l'autre comme un chat se love dans un panier. On doit épouser le style de l'auteur»

"Je ne veux être la fidèle compagne de personne"

« Au mot refuge je trouvais la description suivante : « Petite construction de haute montagne, où les alpinistes peuvent passer la nuit. » C’était à mon avis la meilleure définition du roman.

Et, pour Paf (à mort les téléphones) : « Pour préserver ma liberté, je n’avais pas de portable – je préfère ce mot à « cellulaire » qui pour moi évoque la prison. »

-Violin89-

Posté par Violin89 à 16:40 - Lie tes ratures - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jack Kérouac - Sur la Route

Quelques mots sur l'un des livres les plus importants de ma bilbiothèque personnelle, "Sur la Route" de Jack Kerouac, et sur son auteur, celui qui a posé les bases de la Beat Generation, de la libération des moeurs et de toutes les révolutions culturelles qui s'enchainèrent à partir des années 50:

JACK KEROUAC

Baptisé Jean-Louis Kerouac, il est né d'une famille canadienne-française à Lowell au Massachusetts. Il est le fils de Léo-Alcide Kerouack et Gabrielle Lévesque. Jusqu'à l'âge de sept ans, il ne parle que le français et jack_kerouacil apprend l'anglais comme seconde langue à l'école. Très jeune (quatre ans), il a le cœur brisé par la mort de son frère Gérard (neuf ans), ce qui, plus tard, le conduisit à écrire Visions de Gérard en janvier 1956 (Publ. 1963).

Ses prouesses athlétiques en font une star dans son équipe locale de football, et cela lui vaut d'entrer à l'Université Columbia de New York. C'est là qu'il rencontre les personnes avec lesquelles il voyage autour du monde. À son retour, il écrit à propos de la fameuse Beat Generation, qui comptait les Allen Ginsberg, Neal Cassady et William Burroughs. Après une fracture de la jambe et une dispute avec son entraîneur, ses études prennent fin, et Kerouac quitte l'université pour s'engager dans la marine marchande.

Entre ses voyages maritimes, Kerouac séjourne à New York avec ses amis de Columbia. Il commence son premier roman The Town and the City, qui est publié en 1950 et qui lui vaut une certaine reconnaissance en tant qu'écrivain.

Kerouac écrit constamment, bien qu'il ne publie son roman suivant qu'en 1957, lorsque Sur la route est finalement accepté par un éditeur. Le personnage principal parcourt les États-Unis en auto-stop (et se rend également au Mexique) avec son ami Dean Moriarty, inspiré par Neal Cassady. Il noue des amitiés informelles, a des expériences amoureuses et autres. Le style de vie non matérialiste des protagonistes est à l'origine de bien des vocations parmi les écrivains américains et le transforme en mythe vivant.

kerouacJack Kerouac écrit Sur la route (On the Road) en trois semaines dans de longues sessions de «prose spontanée» et crée un style d'écriture totalement personnel. Il est salué dans certains cercles comme un écrivain américain majeur et, malgré lui, comme le porte-parole de la Génération Beat. Son style lui est en partie inspiré par son amour du mouvement jazz Be Bop et de ses improvisations. En 2001 la rédaction du American Modern Library inclut Sur la route dans sa liste des 100 meilleurs romans du XXe siècle en langue anglaise. Le manuscrit de On The Road a été dactylographié d'un seul jet sur des feuilles de papier à caligraphie japonaise, collées bout à bout avec du Scotch Tape et non sur un rouleau de papier à télétype.

D'autres romans, tels que Les Clochards célestes (The Dharma Bums) font l'apologie d'un style de vie inspiré par le bouddhisme Zen, de moines itinérants recherchant la pureté et des expériences spirituelles pouvant mener à l'illumination. Le personnage principal y entreprend, par exemple, une retraite solitaire de plusieurs mois en tant que guetteur de feux pour l'Office canadien des forêts. Il est dit que Kerouac poussa Allen Ginsberg à se convertir au bouddhisme. Il était cependant également très inspiré par la religion chrétienne, dessinant des pietà dans ses journaux et écrivant des psaumes.

Pendant ses années de refus par les éditeurs, il écrit plusieurs ouvrages autobiographiques, qu'il emporte dans son sac de voyage sur des ramettes de papier dont il colle les pages bout à bout pour ne pas avoir à s'arrêter pour changer de page sur sa machine à écrire.

Cependant, il n'écrit pas toujours en voyage. En fait, il passe beaucoup de temps chez sa mère, où il écrit et se documente (par exemple, pendant plusieurs mois sur le bouddhisme).

Mais après la publication de Sur la route, il vit mal son succès public. Il s'éloigne de ses amis écrivains beat comme Allen Ginsberg et dans une moindre mesure William S. Burroughs. Il reproche à Ginsberg de trop rechercher l'attention du public et de trahir l'esprit beat. Même ayant besoin d'argent, il ne se tourne plus vers eux et ne répond plus aux invitations des médias. Il est également irrité par le développement d'un bouddhisme de mode, duquel il est en partie responsable.

Ses autres ouvrages comprennent de la prose, de la poésie, des écrits bouddhistes, des haïkus et des enregistrements sonores.

Il meurt à l'âge de 47 ans des suites de complications liées à l'alcoolisme.

SUR LA ROUTE

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"Mais alors ils s'en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je traînais derrière eux comme je l'ai fait toute ma vie derrière les gens qui m'intéressent, parce que les seules gens qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines explosant comme des poelles à frire à travers les étoiles et, au milieu, on voit éclater le bleu du pétard central et chacun fait: "Aaaah!"

A la fin des années quarante, tandis que le parfum de la guerre a déliassé l'Amérique pour la renvoyer à ses occupations puritaines, Sal Paradise (Jack Kérouac), jeune New Yorkais a l'esprit et au gout de l'aventure bien aiguisés, fait la rencontre de Dean Moriarty (Neal Cassidy) dans les soirées New-yorkaises qu'il partage avec les William Burroughs, Allen Ginsbergs et autres Jim Mc Clure...

Entre les deux hommes, unis par le même désir de liberté et d'évasion, naît tout de suite une de ces amitiés "sans niaiseries" qui les mène bientôt tous deux sur la route à travers le continent Américain... Des bordels aux clubs de jazz, de la Louisiane à San Francisco, ils écumeront le territoire tantôt en bus, le lendemain en décapotable, toujours à fond, sans jamais laisser au temps et à l'ennui l'occasion de se dégager un chemin.

Vivotant de petit boulots, squattant chez des amis de toutes sortes, d'enfance ou d'études, compagnons de fortune ou hôteliers sans scrupules, ils traversent chaque fois la multitude des Etats au rythme du beat, pour le seul plaisir d'admirer la note suprême, le "It", que pourra leur offrire un saxophoniste de Denver ou un clarinettiste de Chicago... Et à travers ces plaisirs presque charnel de la musique et du "beat", c'est la partition de leur vie qu'ils jouent, cherchant leur "it" à chaque instant, dans le seul objectif de le tenir sans relâche pour le reste d'un interminable voyage...

Au fil de leurs voyages, Dean laissera parfois tomber Sal, forcément... Dean incarne la fureur de vivre à un degré quasi-obsessionnel, un "glandeur mystique", "saint truqueur" et "frénétique substitut d'un père jamais trouvé", qui ne saurait en aucun cas oublier de mordre dans la vie, les belles femmes et les grosses voitures... Mais chaque fois, ils se retrouveront, l'amitié est plus forte que la rancoeur et l'envie d'exister plus forte que tout.

Ecrit dans un style direct, haletant, sans pause ni temps morts, ce livre nous plonge au coeur même des voyages de Sal et de leurs péripéties plus ou moins heureuses... On se sent dans la peau de Sal quand il se rend compte qu'il laisse au bord de la route ceux de ses amis qui ne suivent plus les jeux de Dean, on y vit intensément les moments d'amour et de musique, les voyages et les situations souvent cocasses, parfois délicates dans lesquelles se plongent le narrateur...

On se retrouve embarqués sur la route, tout simplement, lancés à fond de cinquième sur le siège passager d'une Chevrolet des années 50, et l'on ne se repose qu'au terme de ces voyages initiatiques qui forment la jeunesse, initient à la vie et posent les bases de la vie, la vraie, à l'écart des routines et de l'ennui quotidien...

"Tu vois, mon pote, on vieillit et les ennuis s'accumulent. Un jour, toi et moi, on sera en train de déambuler dans une ruelle, tous les deux, au coucher du soleil, et de fouiller les poubelles.
- Tu veux dire qu'on finira comme de vieux clochards?
- Pourquoi pas, mon pote? Naturellement on y arrivera si on en a le désir, avec tout ce que ça comporte. Il n'y a rien de mal à finir de cette façon. Tu passes toute une vie sans t'occuper de ce que veulent les autres, y compris les politiciens et les richards, et personne ne se soucie de toi et tu te défiles et tu frayes ta propre route." J'approuvai. Il en venait à la résolution taoiste par la voie la plus simple et la plus directe. "Quelle est ta route, mon pote? C'est la route du saint, la route du fou, la route d'arc-en-ciel, la route idiote, n'importe quelle route. C'est une route de n'importe où pour n'importe qui n'importe comment. Où qui comment?" Nous hochâmes la tête sous la pluie. "Merrrde, et il faut faire gaffe à sa pomme. Ce n'est pas un homme qui ne galoppe pas, écoute ce que dit le docteur. Je vais te dire, Sal, carrément, peu importe où j'habite, ma valoche dépasse toujours par-dessous le lit, je suis prêt à partir ou à me faire virer. J'ai décidé de laisser tout me filer entre les doigts. Tu m'as vu, toi, m'évertuer et me crever le cul pour réussir et tu sais, toi, que c'est sans importance et que nous avons le sens du temps, la façon de le ralentir et d'arpenter et de savourer et de se contenter des voluptés du nègre antique, et que sont les autres voluptés? Nous autres, nous savons." On soupirait sous la pluie. Elle tombait d'un bout à l'autre de la vallée de l'Hudson, cette nuit-là. Les grands quais internationaux le long du fleuve vaste comme la mer en étaient inondés, les vieux pontons des vapeurs de Poughkeepsie en étaient inondés, les vieux Lac des sources de Split Rock en était inondé, le mont Vanderwacker en était inondé.
- C'est ainsi, dit Dean, que je déambule dans l'existence, je la laisse me promener.

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Psychedelic Path - Timeless Path

PSYCHEDELIC PATH

psychedelic_path

TIMELESS PATH

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Posté par Green Fox à 00:42 - Lézart viSuel - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pascal le Keupon et l'Amour

Les paroles d'une chanson que j'adore, par les garçons bouchers et leur énorme leader François Hadji Lazaro

Comme d'habitude, je me tiens à votre disposition pour l'écoute... Cette chanson se doit d'être lue et écoutée avec la même attention.... Un véritable bijou de la chanson francophone...

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Pascal le Keupon et l'Amour

Ton univers
il était pas bien vert d’espérance
Glauque était l’aube
quand il fallait trouver la pitance
Piteuse pitance inoculée sans gloire
en se cachant le soir solitaire
Là où la chambre devient la complice
de l’aiguille qui fouille dans la chair

Et pourquoi tu n’avais pas d’amour
Et pourquoi on te voyait toujours
A l’affût des jambes gainées des femmes
T’avais pourtant une petite gueule d’amour
Et même les soirs de mauvais jour
Tu t’en trouvais toujours une qui vendait son âme

Jour après jour
tu as construit ta mort sans relâche
Croisant sans honte
les regards fuyants de tant de lâches
Une autre aiguille
a retiré de toi les signes de la lèpre moderne
Et dans ta tête bourdonnaient
les paroles de la blouse blanche
au sourire en berne

Et tu aimais tant et tant l'amour
Tu répétais encore et toujours
Qu'elle viendrait un matin en jupe courte
Et tu voulais rester sourd
à l'appel incessant et lourd
Du mal qui te tirait vers l'autre route

Pourquoi on n'a rien fait, rien empêché, rien pu faire
Même toi tu te dissimulais caché bien trop fier
Et quant la nuit a fermé les volets sur ta pâleur de cire immobile
Il ne restait du mal qu'une piqûre sur ton bras nu posé sur ton coeur

L'amour, l'amour, la mort.

Posté par Green Fox à 00:30 - Zik - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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