Loukoummania

Il est temps de trouver un sous-titre les copains

30 mai 2006

Luis Sepulveda

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Né en 1949 à Ovalle, une petite ville du nord du Chili, Luis  Sepúlveda est issu d'une famille modeste. Sa mère était infirmière, et son père, secrétaire d'un général. Etudiant en lettres, Luis Sepulveda est emprisonné en 1979 sous le régime de Pinochet   pendant deux ans et demi. Libéré puis exilé, il voyage à travers l’Amérique latine et fonde des groupes théâtraux en Equateur, au Pérou et en Colombie. En 1978 il participe à une recherche de l’UNESCO sur l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes et passe un an chez les indien Shuars, expérience dont il tirera en 1992 un roman Le vieux qui lisait des romans d'amour  premier d'une série de best-sellers mondiaux Le bout du monde, Un nom de Torero, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit a voler En 1982, il s'installe en Allemagne jusqu'en 1996 puis en Espagne à Gijon. Il écrit des chroniques régulières dans un quotidien espagnol et dans divers journaux italiens. (Evene)

Pour ma part, j'ai eu l'occasion de lire : Histoire d'une mouette et d'un chat qui lui apprit à voler. Mais surtout Le vieux qui lisait des Romans d'amour, un livre vraiment magnifique.

Résumé : Lorsque les habitants d'El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d'un homme blond assassiné, ils n'hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l'étrange blessure la marque d'un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d'amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d'Amazonie dont la survie même est aujourd'hui menacée.

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Corto Maltese d'Hugo Pratt

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Corto Maltese, littéralement « le petit maltais », est né un 10 Juillet de l’année 1887 sur l’île de Malte, d’une mère andalouse, gitane de Séville et d’un père anglais, marin des Cornouailles.

Enfant illégitime, il grandit au près de sa mère, la célèbre ‘Niña de Gibraltar’, dans un milieu baigné de magie, de lecture du passé et de l'avenir dans les cartes ou les lignes de la main, de castagnettes et de guitares. C’est de sa mère qu’il tient l'amour de la liberté qu’il gardera toute sa vie. Son père, malgré ses brèves apparitions, lui aura tout de même apporté, outre la nationalité britannique, un héritage celtique peuplé de brumes, d'enchanteurs, de fées et bien sûr de pirates.

Ce qu’on sait de son enfance à Malte puis à Cordoue est assez vague. Il doit son éducation à un amant de sa mère, le Rabbin de Malte, qui le fit rentrer gratuitement dans un collège hébraïque de La Valette (Malte) à l’âge de 12 ans. Là, il étudie la Thora, le Talmud, le Zohar et "l'Arbre de vie" d'Isaac Louria. Une anecdote de son enfance veut qu’Amalia, une amie gitane de sa mère, se soit étonnée de ne pas trouver de ligne de chance sur la main de Corto, alors qu’elle voulait lui lire son avenir. Corto décréte à la suite de cet incident : « La chance, c’est moi qui la fais » en se dessinant un « profond sillon » dans la main à l’aide d’un rasoir de son père. Corto Maltese mène sa vie comme il l'entend et, si il reconnaît la part de la chance, il semble pourtant la maîtriser.

Vers 1904, à l’age de 17 ans, Corto prend le large pour la première fois, engagé sur le "Vanita Dorada", il part pour le Caire, à la recherche des mines du roi Salomon. Mais c’est seulement en 1905 que sa première aventure sera relatée (La jeunesse, Casterman, 1985), alors que Corto est à la recherche de mines d'or en Ethiopie avec un dénommé Raspoutine, déserteur de l’armée du Tsar, qu’il vient de rencontrer à port Arthur (aujourd'hui Lushun, au Japon), pendant la première guerre russo-japonaise.

On ne retrouve sa trace que neuf ans plus tard, dans La Ballade de la mer salée (Casterman, 1975). Le 1er Novembre 1913, quelque part entre la Nouvelle Calédonie et les îles Fidji, le catamaran du capitaine Raspoutine recueille Corto, crucifié sur un radeau à la dérive, après la mutinerie de son équipage.

Onze albums façonnent la personnalité de Corto Maltese qui, s'il reste insaisissable, revêt l'aspect de l'aventurier mystérieux, romantique et anarchiste.

Corto est un personnage aux multiples facettes et on retrouve dans ses aventures des références fréquentes aux légendes vénitiennes, celtique, sud-américaines, orientales... Lucide et sarcastique, il traverse son époque comme un témoin toujours en retrait des évènements. Cependant il lui arrive d'épouser une cause souvent sous la pression de ces mêmes événements, comme dans Les Celtiques. (Wikipédia)


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Hugo Pratt

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Né le 15 juin 1927, Hugo Pratt appartient à une famille vénitienne aux origines anglaises, françaises, marranes et turques. Viscéralement attaché à Venise, son enfance y est partagée entre l'omniprésence du totalitarisme fasciste et une inclination pour les évasions procurées par l'imaginaire. Outre l'ésotérisme, legs de ses ancêtres francs-maçons et cabalistes, il s'intéresse à la bande dessinée, à la littérature anglo-saxonne ou aux films hollywoodiens vus en compagnie de sa grand-mère au cinéma Malibran, voisin de la maison de Marco Polo.

De 1937 à 1943, Hugo Pratt découvre l'Abyssinie (aujourd'hui Éthiopie). Fils d'un fonctionnaire colonial et militaire italien, il déteste pourtant le colonialisme. Momentanément soldat à treize ans, il reste fidèle à son amitié pour des Africains qu'il est censé combattre et à son amour des cultures différentes. Le cosmopolitisme des siens, pour certains des Britanniques appartenant au camp opposé, le convainc de l'absurdité de la guerre et du nationalisme. Conviction fortifiée, après son rapatriement à Venise, par la guerre civile déchirant l'Italie de 1943 à 1945. Aussi, le voyage devient pour lui "le" moyen privilégié de découverte et de connaissance par soi-même de l'autre et de sa différence.

De 1945 à 1949, il fait ses débuts dans L'As de Pique, revue éditée par ses amis dessinateurs et scénaristes du "Groupe de Venise", influencés par la bande dessinée américaine.

De 1949 à 1962, le Vénitien émigre en Argentine. Il poursuit sa carrière de dessinateur, collaborant notamment avec le grand scénariste Hector G. Oesterheld (1919-1977). Il visite les États-Unis, les Antilles et l'Amérique du Sud, particulièrement le Brésil. Il est attiré par les Amérindiens, résistants au colonialisme des Blancs, par passion pour les westerns et parce qu'ils lui rappellent des peuples connus en Afrique. En 1960, il séjourne un an à Londres, travaillant pour un éditeur anglais.

De 1962 à 1970, Hugo Pratt revient en Italie. Après une période de stagnation dans son parcours professionnel, un mécène génois, Florenzo Ivaldi, finance la parution de Sgt Kirk. Cette revue édite pour la première fois en Europe les bandes dessinées de sa période argentine et La ballade de la mer salée, où apparaît Corto Maltese, en juillet 1967.

De 1970 à 1984, le dessinateur vit principalement en France. Corto Maltese y est devenu le protagoniste récurrent d'une série publiée d'abord par le magazine Pif Gadget, de 1970 à 1973. Celle-ci amène à son créateur la reconnaissance de la critique spécialisée et du grand public. Éditée en albums, elle est traduite en quinze langues.

De 1984 à 1995, Hugo Pratt réside en Suisse. Il doit son succès international à Corto Maltese, personnage d'une singulière profondeur psychologique, somme des expériences voyageuses de son auteur magnifiées par sa capacité d'invention débordante. Nomade invétéré, Hugo Pratt poursuit ses pérégrinations du Canada à la Patagonie, de l'Afrique au Pacifique. Il meurt d'un cancer, le 20 août 1995. Grâce à lui, la bande dessinée      est davantage devenue un art. Même, Jack Tippit a un pendant réel homonyme, dessinateur notamment de la série Henry due à l'origine à Carl T. Anderson et ancien colonel de l'armée américaine. Hugo Pratt le rencontre lors d'un congrès sur la bande dessinée à New York, la même année. Le capitaine Nino, quant à lui, n'est autre que le chanteur Nino Ferrer, grand ami du créateur de Corto Maltese ! En revanche, le général Tchang rappelle le maréchal chinois Tchang Tso-lin (Zhang Zuolin) qui meurt en fait en 1928, des suites de l'explosion d'une bombe sur le passage de son train blindé alors qu'il se replie sur la Mandchourie. Après avoir tenté de rétablir à Pékin une dynastie impériale à son profit. Les circonstances de sa mort sont réexploitées par Hugo Pratt dans Corto Maltese en Sibérie, un peu transformées, d'une façon significative de son jeu permanent entre la réalité et la fiction. Ses récits rassemblent très souvent de telles références, multiples et hétéroclites, auxquelles son talent de conteur parvient à conférer une cohérence globale et une crédibilité étonnantes... (site officiel)
                                            

Posté par Tanwen à 08:54 - Lie tes ratures - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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