Loukoummania

Il est temps de trouver un sous-titre les copains

16 mai 2008

Chinese Dreams

C'est vrai...

Il s'est passé bien des semaines, des mois peut être sans que je ne daigne donner le moindre signe de vie... Ma faute, entièrement ma faute... Une vie chargée parfois, un manque de détermination souvent, et voila plusieurs mois que je n'avais pris le temps ce caresser les clavier au nom du Loukoum....

Ce ne furent pourtant pas les occasions qui manquèrent: je reviendrais, j'essaierais du moins, sur quelques lectures qui illuminèrent ces premiers mois de 2008 en ce qui me concerne (et je pense ici, en particulier, aux "Cerfs volants de Kaboul" de Khalid Hosseini ou au recueil de nouvelles de Delmore Schwartz, dont je m'excuse de ne pas connaitre le nom français, "In Dreams begin Responsibilities"... Le titre lui même pose déjà la pierre angulaire du génie qui habite quelques unes de ces nouvelles ("Screeno", "The Child is the meaning of this world", pour n'en citer que deux)...

Je reviendrais sur quelques pubs anglaises qui m'ont illuminé ou indigné (voyez la pub 0², better connected sur Youtube, ou la controversée pub de la C5 qui passe en angleterre en tapant "C5 Advert") et sur ces chansons qui font le moment (et je pense ici a Pink Floyd, Comfortably numb, au "Galop infernal" d'Offenbach et au Bukovina Club...

Je pourrais aussi parler du Game Boy (le gris, l'original, le vrai de 89 avec sa cartouche Tetris) que je viens d'acheter pour £2 sur e-bay mais non...

Si je suis venu ce soir, c'est surtout pour partager avec vous quelques instants de Chine, d'ou je suis revenu le week end dernier après deux semaines qui parurent 10 secondes tellement elles se sont envolées comme poussière dans le vent... Qui parurent 100 ans tellement je les ai prises en plein visage comme une invitation à vivre...

14 jours de bonheur et un jour de bonheur perturbé ou mon appareil photo m'a laissé en plan sans me dire au revoir, quelque part dans la cité interdite, ce qui m'empêchera d'illustrer cet article aussi pleinement que je n'aurais aimé... Mais la présence de mon amie Kerstin au cours des dix premiers jours de ce périple permettra néanmoins une illustration minimale de ce périple Nord-Chinois...

Il était 19h, 20 peut être quand au terme de plus de 18 heures de voyages j'arrivais à l'Ecole EF School de Hohhot, en Mongolie Interieure, ou mon amie d'Université Kerstin, allemande et prof d'anglais en Chine, m'attendait pour quelques jours de vacances qui se devaient d'être uniques....

Et s'ils le furent, il est peu dire qu'ILS le furent, uniques... Un premier jour à Hohhot a silloner la ville, du temple aux cinq pagodes au quartier mongol, du temple tibétain  la magnifique mosquée... D'avenues illuminées comme un petit Vegas en rue peu avenantes et presque puantes, d'un Barbecue de rue arrosé de vin de Bordeaux à la gare de Hohhot, en route pour notre première étape... Yinchuan:

yinmao

Un premier train de nuit vers la capitale du Ningxia, province indépendante au sud de Nei Mongol (Mongolie Interieure), et une arrivée à 6h30, dans un climat des plus doux qui allait donner le ton de deux semaines sans la moindre goutte de pluie... Yinchuan, une ville dans le désert, pleine de Charme et de verdure, assez occidentale par sa structure mais emplie de ces batiments qui font la chine, la tour du Gong et le Clocher (Drum and Bell Tower) , les portes de la ville comme celle ci-dessus, ou nous nous asseyames pour prendre le soleil a 10h ce matin la, persuadés que la journée était déjà si avancée (bah en fait non), buvant quelques bières paisiblement avant de descendre et de se rendre compte que nous trinquions juste au dessus de la tête de Mao...

Yinchuan nous offrit également les charmes de sa grande pagode (13 Etages, aux marches raides comme autant d'échelles flageolantes) d'où nous pûmes admirer l'étendue de la ville, avant de partir pour quelques minutes de relaxation dans l'un des parcs de la ville, aysur un petit bateau au milieu du lac, juste bitemplebayanhoten....

olympicbayanhot

Le lendemain, BayanHot nous accueillit après quelques heures de bus... Une petite oasis au milieu du désert dont le nom signifie "Ville Riche" en Mongol... Et l'on comprend pourquoi quand, au sommet de la colline qui surplombe une ville coupée en deux, l'on tombe nez à nez avec le "Stade Olympique" de la ville (voir ci dessus, gauche), un stade bâti, d'après les serveuses de l'un des restaurants environnants, juste pour les célébrations du nouvel an 2008... Du sport ici? Ce n'est pas prévu...

A côté de ça, et du quartier Ultramoderne qui se bâtit tranquillement autour du stade, Bayanhot est une charmante ville sans histoire, et s'agrémente de quelques temples magnifiques dont Kerstin a saisi ici un détail, au passage, une tourette que nous admirions tout en nous laissant porter par les clochettes brisant le silence et les prières mélodieuses de quelques moines recueillis à une centaine de mètres de là...

Westernxiatomb

Et puis il y eut les Pyramides, des petites pyramides chinoises que l'on appelera en Anglais les Western Xia Tombs, du nom de quelques petits empereurs locaux de la dynastie Xia, et qui se firent construire d'impressionnants tumulus, offrant les sépultures mineures à leurs proches et serviteurs... Au total, a quelques kilomètres de Yinchuan, 9 Tombes majeures s'élèvent, et plus d'une centaine de tombes mineures, comme de gigantesques "nids de termites" (c'est ainsi que Kerstin a su les décrire) au pied des montagnes du Nangxi...
    

HuangheLanzhoubg


De Yinchuan, nous primes un autre train de nuit à destination de Lanzhou, quittant le désert quelques heures pour les rives du Fleuve Jaune (Huang He), l'altitude continuant de s'élever progressivement (800m à Hohhot, 1300m à Lanzhou)... Une journée de marche, de transports divers et de plaisir infini... Ballade en Speed Boat sur le Huang He, telecabine vers le sommet de l'une des collines environnantes, Temples et Pagodes, tyrolienne au dessus d'un ravin pour rejoindre quelques mètres plus bas d'autres sites tout aussi fabuleux surplombant une ville qui, si elle est couverte de buildings vraiment trop haut, vaut pour son style de vie et la quiétude de ses berges ou Tai-chi, danse et relaxation cotoient les innombrables beer-gardens (photos)... De l'autre côté, une autre colline, un Télésiège, des chansons bretonnes et une bière loin, très loin au dessus de Lanzhou, une redescente à pied, quelques dizaines minutes de bonheur, de chansons et de complicité authentique... Nous nous embarquions à nouveau pour Jiayuguan...

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Jiayuguan, une petite ville dans le Corridor de l'Hexi, aux confins du plateau Tibétain... L'extremité Ouest de la grande muraille (gauche) marquée par le grand fort dont vous pouvez voir un fragment sur la photo de droite... Un petit paradis entre montagne et désert, paradis, enfer, cela dépend surement de comment on le voit, de quelle perspective on le vit... Arrivé au sommet de la muraille, les collines nues et rocheuses s'étendaient à perte de vue en une sorte d'océan de roche... Nous marchames quelques minutes au dela de la muraille, seuls, bercés par le silence et le vent dans le plus lunaire des paysages et, tandis que je me surprenais à dire "I could stay here forever", Kerstin lachait dans un souffle "this is one of the 300 places to see on Earth"...

Mais l'enfer n'est jamais loin... A vélo sur les dix kilomètres qui séparent ce pan de Grande Muraille et Jiayuguan, tandis qu'une tempête de sable nous mettait à l'épreuve, nous pouvions voir ces femmes paysannes, le dos courbé au travail de la terre, continuant à planter et retourner la terre sans montrer leur lassitude, malgré les vents sableux et l'heure déjà avancée... Nous  passions devant ces petites maisons de terres ou elle se reposeraient quelques heures avant le retour au travail à l'aube suivante...La misère est l'une des constantes de ce monde, mais ses visages les plus impassibles sont parfois les plus douloureux...

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Pourtant, nous devions déjà filer, dans un autre train de nuit (photo droite) pour un retour dans la plaine, du côté de Xi'an... Xi'an une ville connue pour sa fameuse armée de soldats en terre cuite (photo centre)... A leur propos, rien a dire, ci ce n'est que malgré l'impression saisissante et a couper le souffle que cette armée de guerriers de terre reproduits a taille réelle peut vous faire, la visite est rapide et il est quelque peu frustrant de voir que finalement, il n'y a qu'une salle ou l'on puisse voir ces grands alignements de guerriers figés à jamais, le reste n'étant, a peu de chose près, qu'un grand site de fouilles archéologiques... La ville de Xi'an elle même est un plaisir a l'état pur, entourée de majestueux remparts et agrémentée d'arbres, de temples et de somptueux monuments qui en font quelque chose de spécial...

Je regrette en quelque sorte de n'avoir pas pu prendre le temps de la visiter plus avant, tant elle semblait prete a révéler de secrets à chaque coin de rue... Mais il était déjà temps pour Kerstin et moi de prendre congé, un a bientot plus qu'un adieu, et pour moi de prendre le dernier train de nuit de mon voyage à destination de Pekin....

De ce point, plus de photos, malheureusement, mais libre à vous de consulter Internet et de suivre mon évolution des petits Hutongs de Qian men à la place Tian an men, le portrait géant de Mao  et l'entrée vers la Cité Interdite, un joyau d'architecture et de mégalomanie à couper le souffle, le berceau aussi de l'un des symboles les plus frappants que la société moderne pourrait offrir au sujet du choc des cultures... Un Starbucks Café qui se cache dans le secret de l'une des dépendances ou dormaient autrefois les serviteurs de l'empereur... Mais surtout, avant tout, un enchevêtrement d'élégance et de bâtiments magnifiques...

Le lendemain, c'était le Palais d'Ete, et sa cour avant a couper le souffle, peut être l'une des plus belles constructions humaines qu'il m'ait été donner de voir de mes yeux (et je relègue tout ce que j'ai vu à Prague, Florence, Londres, Paris, Pekin au moins un cran derrière cette cour Nord...), et un complexe géant bâti autour d'un lac enchanteur au fil des siècles par les empereurs et impératrices de Chine, dont l'ultra-mégalo Cixi au commencement du XXè siècle...

Un saut de puce plus loin, le Parc Olympique offre le parfait contraste, mais aussi une esthétique réellement admirable... Il faut admettre que ces stades sont beaux, admirables... Et je ne pense pas qu'être un adepte des beaux stades soit nécessaire pour admirer le Stade et la Piscine Olympique qui se font face au Nord de la Ville... En revanche, tout esprit un minimum cartésien s'interrogera sur les chances de Pekin de mettre en place l'ensemble de ses infrastructures avant l'ouverture des jeux... Et c'est dans seulement 80 jours, un peu plus, un peu moins...

Puis, comme un feu d'artifice pour terminer en beauté, une randonnée sur la Grande Muraille entre les villages de Simatai et de Jinshanling... Je recommande un oeil sur Internet, en tapant Simatai, pour comprendre ou imginer a quel point l'émerveillement et l'émotion ont pu me submerger quand, tout seul en haut de ces tours, dans le silence le plus absolu, je pus admirer l'horizon s'étirant sous mes yeux, collines et montagnes à perte de vue, et cette muraille à perte de vue, qui serpente triomphante et sans limite apparente...

C'était la fin déjà, il me restait une journée de shopping et de prix fermement négociés au Marché de la Soie (qui en fait vend tout, n'importe quoi et le reste sur 6 étages) avant de retrouver mon ancien collègue d'Université Robert, un Chinois du Sud venu chercher le travail à Pekin... Après m'être laissé aller pour le déjeuner a la dégustation de la viande de chien (je peux affirmer que le gout n'a rien de très spécial, ça a un gout de dinde un peu trop grasse), je goutais ce soir la au fameux Canard Roti, la spécialité de Pekin, avec parmi les accompagnements des palmes de Canards cuites et préparés spécialement...

Un régal, tout l'ensemble, rien à dire, et la soirée se terminait dans le quartier des Lacs, un endroit paradisiaque un peu pollué par l'omniprésence de bars dédiés avant toute autre chose à la clientèle Occidentale... Ce qui ne serait pas un problème du tout si cela ne s'accompagnait pas de sollicitations tous les 4 mètres , toi le touriste vient boire un godet cher moi, et de prix exorbitants... Une dernière suprise, et de taille, sur le chemin du retour, fut d'entendre la chaîne Hifi d'un magasin de souvenir jouer la "Chanson pour l'Auvergnat de Brassens" avant d'enchainer sur la version originale de "Mon Amant de Saint Jean", par Lucienne Delyle (je crois)...

La dernière péripétie de deux semaines inoubliables sur le sol chinois, marquées par tant d'instants sans pareils que je ne saurais en décrire le dixième, par la gentillesse des chinois de tous ages, par la beauté apparente et cachée de toutes ces places qui ont été nos escales, par l'art de vivre des populations chinoises... Quelques jours de bonheur pur et doux, de plaisir sans pareil...

Dis Loukoum, c'est quand que l'on repart?

kbbums

Pour toute l'histoire, et les histoires sous forme de Semi-fiction, rendez vous sur le blog suivant:


http://nihaogrumpy.canalblog.com

Ou je tâcherais de mettre à jour l'histoire aussi souvent que possible, chapitre après chapitre... Le texte est en anglais, cependant, puisque l'histoire me concerne  mais concerne également largement Kerstin qui ne parle pas un mot de français... Mais avec un dico hein... vous allez quand même pas faire les difficiles dammit! :-)












Posté par Green Fox à 22:45 - Moi, je - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 mai 2008

Socalled

Qui est-il?
Né à Ottawa, Josh Dolgin, d'origine juive, a grandi à Chelsea, au Québec. Heureusement pour nous, sa mère l'a forcé à suivre des cours de piano jusqu'à la fin de l'école secondaire. Ensuite, il s'est tourné vers l'accordéon avant de faire du hip-hop. Il est diplômé de l'Université McGill en littérature et il a écrit à propos de la musique pendant plusieurs années dans l'hebdomadaire montréalais Hour magazine. Ce n'est que récemment qu'il s'est plongé dans la musique juive

C'est quoi?
Ghettoblaster est le deuxième disque solo de Josh Dolgin, alias Socalled. Il fait suite à The Socalled seder. Le roi du hip-hop yiddish est de retour. Oui, vous avez bien lu, du hip-hop yiddish. Toutefois, avant de lire ce texte, vous devez oublier toutes vos conceptions ou tous vos préjugés à propos du mec qui fait du hip-hop. Socalled est un original.

http://www.bandeapart.fm/critiques.asp?id=402 (entrevue avec Socalled)

                                                             

Josh Dolgin, alias Socalled, est un iconoclaste respectueux. DJ, MC, pianiste, accordéoniste, mais surtout fanfaron, ce Canadien est un passionnant rénovateur de la musique juive. Parce qu’il ne cherche pas à rejouer la tradition, qu’elle soit klezmer, yiddish ou hassidique, ni même à la déjouer. Il la prend comme telle, à partir de 78 tours des années 20 à 40, avant que l’Holocauste ne balaie tout, et la plaque sur ses racines hip-hop. Le résultat est dansant, décoiffant, déroutant, jamais où on ne l’attend. Une quarantaine de musiciens, 14 lieux d’enregistrement caractérisent cet album d’un voyageur invétéré. Dans l’espace, dans le temps et surtout dans la tête.

Jean-Stéphane Brosse
http://socalled.mondomix.com/fr/chronique3281.htm

Hip Hop yiddish ! L’expression intrigue. Elle sonne pourtant comme une évidence à l’écoute de Socalled.

Agitateur patenté, MC allumé sous ses faux airs d’intello timide, Josh Dolgin souffle un courant d’air frais sur la musique patrimoniale juive.
Jeune trentenaire canadien, le breakbeat est sa culture première avant qu'il découvre, par hasard, un vieux vinyle d’Aaron Lebedeff, chanteur populaire yiddish de l’après-guerre.
C’est le coup de foudre, déclencheur d’une passion qui ne cessera plus et qui se mêlera très naturellement à la culture DJ du jeune homme.
Repéré par David Krakauer, Socalled intervient à l’occasion des concerts magiques et iconoclastes du grand clarinettiste.
Son nouvel album "ghettoblaster" fait intervenir une quarantaine de musiciens : « Je suis très partageur et j’espère qu’on a pas besoin d’être juif pour apprécier mon travail, j’essaye juste de faire de la bonne musique populaire »

http://www.lesnuits.eu/socalled.php

Pour ceux qui sont à Montréal, Socalled joue au Festival de Musique de Chambre de Montréal samedi le 17 mai à l'Église Saint-James avec des musiciens d'Arcade Fire. Manquez pas ça !!!! Ça va être fou fou FOU. Je vous en donne des nouvelles !

Des musiciens d'Arcade Fire, de Torngat et de Snailhouse forment le quintette pop-rock-indi de la scène montréalaise, Bell Orchestre, qui ébranle, dérange et suggère des images de grands espaces, des rapprochements et des conflits, tout en conservant une musicalité unique qui combine une douce intimité et une énergie brute. Bell Orchestre allie le raffinement acoustique de la musique de chambre, le sentiment d'urgence, le volume du rock et de la post-punk et la complexité de la musique électronique. Bell Orchestre, c'est un rassemblement de cordes, de cloches, d'instruments à vent, de percussions, de stéthoscopes, d'échantillonneurs et de bruit tranquille.

Socalled, récipiendaire du Prix Étoile Galaxie 2007 du Festival de musique émergente d'Abitibi-Témiscamingue, réunit les amateurs de musique urbaine autour de son métissage de hip-hop, de rap et de musique électronique. Josh Dolgin, MC, pianiste et accordéoniste, emprunte aux sonorités klezmer, yiddish ou hassidique, et les revitalise !

Électrisant, déroutant, décoiffant : jamais où on ne l'attend !

Personellement, j'aime beaucoup.
-Violin89-

Posté par Violin89 à 14:15 - Zik - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2008

une poignée d'argile

argileUne adolescente raconte sa vie en deux moments distincts : avant et après la disparition de son père. Avant, il y avait sous ses yeux une famille, semble-t-il, unie ; elle ne s’en souvient plus. Après, elle devient la « fille du pauvre Jean-Paul » durant 40 jours. On apprendra alors que ce père disparu est bel et bien vivant (un ami a retrouvé son adresse), mais refuse de revoir sa femme et sa fille. Entre enthousiasmes et accablements, la vie devient vite un huit-clos. Rancœur et désespoir à jamais résolus. Mais au lieu de les rapprocher, le chagrin sépare la mère et la fille. Elles prennent alors la décision de déménager dans une autre ville. L’adolescente est encore un peu plus isolée : pas d’amis, presque plus de communication avec sa mère, sombrant de plus en plus dans la dépression. Dans son nouveau lycée, un jardin dont l’accès est condamné, va lui servir de refuge. Grâce à l’aide d’un voisin fleuriste, elle découvrira le dessin et la sculpture et pourront partager cette passion commune. Un texte, au style haché, parfois cru, qui touche au plus près, entre confusion des sentiments et manque de communication. Un roman à vif, à ne pas manquer.


"Je ne pouvais jamais savoir quelle serait son humeur. De grêles de tendresse en giboulées de claques, ma mère était toujours d'un avril perturbant."


Posté par lOu jO à 19:13 - Lie tes ratures - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2008

joyeux anniversaire à toi loukoumkoum

Ce petit message pour fêter sereinement l'âge atteint par ce joli blog communautaire. Déjà 2 ans. N'en restent que 20 pour atteindre l'âge de la plénitude. Et si on faisait le serment, ici et maintenant de faire tenir ce blog encore 20 ans, pour lui donner à tout jamais l'âge de la déraison et des amours folles ?


Joyeux anniversaire mon loukoumkoum !!!!

champagne


Les poings serrés au fond des poches de son blouson,
Angelo flippe à mort, il est encore plombé,
Il accuse le bon Dieu de la fatalité,
Mais, au fond d' sa caboche, y s' fait pas d'illusions :
A force de cartonner, dans tous les azimuts,
Des gonzesses qu'on t le cœur planté en haut des cuisses,
La rouquine du pressing, des minettes ou des putes,
Sûr qu'il a pas fini d' s'en choper des choses tristes.
Y rêvait d'une gonzesse qu'aurait été qu'à lui,
Belle comme un tatouage mais quand même intelligente,
Qu'il aurait pu aimer un peu comme un ami,
'l'a une envie d' crever qui lui r'monte du bas-ventre.
 
Alors ce soir, à la foire,
Avec deux trois lascars,
Il ira au baston,
Comme le prolo va au charbon,
Il ira au baston, au baston,
Fil'ra des coups, prendra des gnons,
C'est p' t'être con, mais tout est con !
 
Les poings serrés au fond des poches de son blouson,
Angelo flippe à mort, il est encore viré,
C'est l' quatrième boulot depuis l' début d' l'année,
T't' façon y s'rait barré, mais où il est marron,
C'est qu'y s'était promis, avant d' décaniller,
De s' faire le coffre fort dans l' bureau du premier,
Et la ;peau du p'tit chef qu'a jamais pu l' saquer
Pass' qu'y rangeait sa mob' devant le box du patron.
Y rêvait d'un travail où faudrait pas pointer
Où tu pourrais aller que quand t'en a envie,
Que tu f'rais par plaisir, pas pour gagner du blé,
Y paraît qu' ça existe dans la philosophie.
 
Alors ce soir, à Pantin,
Avec deux trois copains,
Il ira au baston,
Comme le prolo va au charbon,
Il ira au baston, au baston,
Fil'ra des coups, prendra des gnons,
C'est p' t'être con, mais tout est con !
 
Les poings serrés au fond des poches de son blouson,
Angelo flippe à mort en découvrant l' chantier
Dans la turne glacée en haut du pavillon
Où ses parents s'engueulent à longueur de journée.
Y trouve plus sous son pieu sa colec' de Play-Boy,
Sa mère a bazardé sa rouleuse et son herbe,
Son connard de p'tit frère est v'nu jouer aux cow-boy
Dans sa piaule, c'est l' boxon et ça lui fout la gerbe !
Y rêvait d'une famille qu'y faudrait pas subir,
Des parents qui s'raient pas des flics ou des curés,
Pour pas d'venir comme eux y voudrait pas vieillir,
Et pour jamais vieillir y sait qu'y doit crever !
 
Alors ce soir au baloche,
Avec son manche de pioche,
Il ira au baston, au baston,
Comme le prolo va au charbon,
Il ira au baston, au baston,
Fil'ra des coups, prendra des gnons,
C'est p' t'être con, mais tout est con.


Je vous laisse trouver tous seuls le titre et l'interprète :)
Bizous à tous, vivants et morts.
Joyeux non-anniversaire à tous.
Joyeux anniversaire loukoukoum.
Joyeux 22 et Bonne année !!!

Posté par lOu jO à 22:22 - 22 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mars 2008

radiohead

radiohead2


CRITIQUE TELERAMA

4


Libéré. Totalement, complètement libéré. Plus libre encore que sur son précédent album, le brillant mais (un peu) décousu Hail to the thief - en 2003. Emancipé, donc, et ravi de l'être : tel est le Radiohead qui s'avance jusqu'à nous, jusqu'à vous, par voies numériques. Séparé de son ancienne maison de disques, le groupe anglais vend ses dix nouvelles chansons en direct, via Internet (1). Exemption contractuelle doublée d'une réjouissante impétuosité artistique ! Disons-le sans tarder : ce In rainbows aux atours libertaires est une oeuvre rock destinée à rester dans l'histoire. Un vrai grand disque, avec mélodies pénétrantes (laquelle citer ? Il y en a tant... celle de l'aquatique Nude, de l'épileptique Bodysnatchers ?) et échafaudages instrumentaux particulièrement bien pensés et maîtrisés - on notera au passage que la construction classique couplet-refrain n'est même plus une option pour Yorke et ses amis maîtres bâtisseurs...

Dix chansons donc, et pas un seul temps mort. A la place, de la fièvre, de la fougue, des tourneries terriblement entêtantes, un piano Rhodes omniprésent et féroce, et des guitares plus précises et acides que jamais (mention spéciale à Jonny Green­wood et Ed O'Brien, géniaux six-cordistes des temps nouveaux). Il y a de la joie dans cette façon de mettre au jour une musique qui ne l'est pas forcément (joyeuse). De la joie et un souffle collectif sidérant, de la première à la dernière note.

Et pourtant, In rainbows, sans doute plus que les six albums précédents, semble être un disque de, par et avec Thom Yorke. Son grand oeuvre, son éden. Mais tout le groupe pousse et vibre avec lui, donnant à ces chansons tourmentées une cohérence d'ensemble et une fluidité rares pour un clan hier plutôt porté sur les collages risqués - et parfois miné par les frictions souterraines. Septième disque, et peut-être bien le meilleur, le plus homogène de tous : honnêtement, on n'en espérait pas tant.

(1) www.inrainbows.com
Et, rappelons-le, c'est l'internaute qui fixe le prix d'achat.

Emmanuel Tellier  - Telerama n° 3015 - 27 octobre 2007


radiohead


Radiohead a bousculé l'industrie du disque en proposant son dernier album à tarif libre sur le Net. "In rainbows" sort maintenant en CD. Un nouveau bijou du quintet d'Oxford.

Radiohead à amsterdam. Photo : Michell Zappa (CC by-sa) http://flickr.com/photos/michellzappa/

Le 10 octobre dernier, Radiohead créait l'événement en proposant son nouvel album en téléchargement libre, à un prix laissé à la discrétion de l'acquéreur - on pouvait même ne rien payer du tout -, ce qui a déclenché la polémique au sein d'une industrie du disque (en crise) dont le groupe semblait vouloir s'affranchir. Trois mois plus tard, alors que l'opération est terminée et que l'album paraît sous un format CD traditionnel, Thom Yorke, chanteur et leader du groupe, revient avec détachement sur le coup de Trafalgar que son groupe aurait orchestré.

« Pour moi, c'était comme faire circuler une cassette ou émettre un programme pirate. On diffuse les chansons et les gens en font ce qu'ils veulent : ils les écoutent, les copient, les donnent ou les revendent... Je trouvais intéressant de se passer des intermédiaires habituels. Ainsi, des gens motivés se confrontaient à une musique qu'ils avaient vraiment choisie sans être influencés par une campagne de communication. » Le guitariste Ed O'Brien prolonge les propos du chanteur : « Le plus drôle fut ce décalage entre la façon dont l'idée a germé et tout le barouf médiatique qui a suivi. Il doit s'agir d'un des actes les moins prémédités de l'histoire du disque. Tout s'est fait en dix jours. Le contenu artistique a été mûrement réfléchi, sa commercialisation, non. C'est agréable, pour une fois, de parler d'un album après sa sortie, de ne pas se retrouver dans la position de l'homme-sandwich prévendant sa came. »

Faute de déclarations d'intention, il ne restait effectivement à l'amateur de musique, livré à lui-même, qu'à écouter, sans préjugés. Et à goûter la joie de la découverte, pure, d'un disque remarquable. In rainbows

Tout a été dit à propos de l'opération - plus de 1,2 million de fichiers de l'album téléchargés pour un prix moyen de 5,80 euros -, qu'il s'agissait là d'un privilège de nantis, d'un luxe que ne pouvaient s'offrir que les artistes établis. Peut-être. Mais on peut aussi y voir l'assurance réjouissante d'une formation qui peut compter sur la seule force de sa musique comme argument de vente. N'est-ce pas ce qui, dès le début, a valu à Radiohead son statut si enviable ?

« EMI a été derrière nous dès 1993 et nous a laissé une incroyable liberté, commente Yorke, mais parce qu'on a eu la chance de décrocher un hit d'emblée avec Creep. Voilà qui a conforté ceux qui détectaient en nous le potentiel d'un Pink Floyd : un groupe certes aventureux, mais pouvant rapporter gros. Mais je ne compte plus tous ceux qui ont été cassés par la pression du succès qui ne vient pas, et ce système absurde des contrats pour six albums. La logique des majors du disque n'a plus de sens. Je ne crois plus qu'aux labels indépendants, aux petites structures. Le jour où EMI est entré en Bourse, les considérations économiques ont remplacé les valeurs artistiques. »

Heureux Radiohead qui, dix ans après le classique OK Computer (« On ne pensait pas que ça durerait, on est sacrément fier d'avoir laissé une trace »), peut créer à l'abri du besoin, dans sa bulle. Ce qui ne veut pas dire déconnecté de la réalité. « C'est même le secret de notre attrait. En étant moins soumis aux pressions de la société et du quotidien, on a peut-être une vision plus lucide de l'existence. Cela ne nous rend pas plus optimistes, loin de là, mais plus objectifs. En tout cas, savoir que Haruki Murakami est fan de Radiohead suffit à mon bonheur. Je suis si admiratif de ses livres, qui m'éclairent un peu plus sur le monde dans lequel je vis, que je n'en reviens pas qu'il trouve un intérêt à mes chansons. » Peut-être, tout simplement, parce que le grand écrivain japonais y trouve, à son tour, cette chose rare : un regard sensible, intelligent et non complaisant sur le monde moderne. concilie l'instinct défricheur d'un groupe prêt à toutes les audaces avec une rigueur mélodique retrouvée. Et s'impose, du coup, sans trahir les inconditionnels, comme une introduction idéale à Radiohead pour tous ceux qui butaient jusque-là sur son apparente austérité ou cérébralité.

 

Hugo Cassavetti - Télérama, 12/01/08

Radiohead aura mis longtemps avant de trouver un successeur à Hail to the Thief qui contenait beaucoup d’éléments politiques, en réaction à Bush et la politique américaine. L’attente est sans doute comparable avec le temps écoulé entre OK Computer (1997) et Kid A (2000). A l’époque aussi, le groupe avait pris son temps et beaucoup travaillé en studio, pour tenter de renouveler son inspiration, de trouver des sons nouveaux, de composer différemment. C’est un peu l’impression qui ressort de In Rainbows. Même si quelques morceaux sont écrits depuis longtemps : les fans les plus assidus en connaissaient déjà certains, mais dans des versions live qui n’ont pas grand-chose à voir avec la luxuriance et la volupté du son de In Rainbows.

Car, après deux morceaux aux airs faussement énervés, qui ouvrent l’album à la manière de coups de tonnerre successifs, le reste du disque est d’un remarquable velouté, témoignant de beaux moments d’un calme somptueux, emplis de réverbérations enveloppantes et menées par quelques-uns des textes les plus beaux de Thom Yorke. Qui fait de mieux en mieux voisiner les écrits les plus cryptiques (déchaînements à prévoir sur les forums dédiés à Radiohead) et les descriptions les plus frontales et directes, évoquant un quotidien décrit avec soin. Un quotidien qui apparaît à travers les yeux de Thom Yorke comme excessivement fragile.

In Rainbows semble ainsi porté par une vision désabusée de la société contemporaine, mais aussi par un fort désir de changer le monde, de ne pas se laisser atrophier. Les plus grincheux, qui n’ont jamais rien compris à ce groupe, diront que Radiohead prouve une fois encore qu’il n’est qu’un groupe pour adolescents et étudiants (attardés). Les autres comprendront qu’au contraire, c’est bien ce groupe qui pousse tout le monde vers le haut
– à commencer par son propre public.

L’idée de donner des morceaux sans pochette est aussi un vrai bouillon de culture puisque des fans se sont illico mis en tête de créer leur propre pochette et en inondent les blogs. Plus qu’un atelier de travaux pratiques, Radiohead a réussi un coup que l’on pensait impossible,  vu la manière dont les gens téléchargent, accumulant des morceaux jamais écoutés faute de temps : rendre au public son rôle d’acteur au cœur de la musique et faire de la sortie d’un album un moment à nouveau excitant, énervant, dynamisant.

JOSEPH GHOSN - 16 octobre 2007 lesInrocks.com


radiohead_in_rainbows

 

Quatre années. Quatre longues années sont donc passées depuis Hail to the thief  avant que Radiohead ne se décide enfin à sortir son septième album. Après une attente interminable et de nombreuses péripéties (production, label, enregistrement, rumeurs en tous genre), le groupe d’Oxford annonçait il y a peu la sortie d’In rainbows pour cette fin 2007.

Bien entendu, la sortie d’un album de Radiohead ne passe jamais inaperçue et est bien souvent analysée sous toutes ses coutures. Il en est ainsi depuis un petit moment maintenant et le groupe était attendu au tournant. Radiohead n’étant plus sous contrat avec EMI, on se demandait bien à quelle sauce serait cuisiné cet album… Le groupe donnera une réponse assez incroyable et quasi inédite.

In rainbows s’articule en deux parties : une sortie numérique prévue en octobre 2007 et une sortie en discbox (prévue pour décembre), une édition limitée regroupant le cd de l’album auquel s’ajoutent un second cd d’inédits ainsi que deux maxi vinyles et un livre avec artwork et paroles des chansons. La nouveauté vient déjà du fait que Radiohead s’auto-diffuse, mais aussi et surtout, par le fait que le groupe propose sa musique pour un prix libre. L’internaute est seul décideur du prix qu’il veut mettre dans cet album mp3. Quasi-révolutionnaire donc, et très agaçant pour beaucoup de gens en liaison directe avec le système marketing actuel, ainsi que pour d’autres aigris et jaloux en tous genres. Certes, Radiohead est un des seuls groupes à pouvoir se permettre ce genre d’opération sans prendre des risques inconsidérés, mais il fallait le tenter et offrir quelque chose de pertinent et d’intéressant tant sur la forme que sur le fond musical. Ce qui est sûr c’est que le combo fait parler de lui un peu partout par cette opération. Drôle de publicité.

Musicalement, cet actuel recueil de mp3 de plus de quarante minutes se laisse savourer avec le plus grand plaisir. Radiohead allie donc le fond et la forme, en nous offrant un album très émouvant, très concis et bien plus homogène et abouti que le précédent opus. On en retrouve des caractéristiques semblables, même si les machines sont certainement moins en première ligne qu’auparavant. Les morceaux se retrouvent quelque part à mi-chemin entre OK Computer et Hail to the thief, donc. Un album simple mais très loin d’être simpliste.

Les deux première pièces sont certainement les plus bidouillées et les plus électro de l’abum. Des arrangements à gogo, des éléments ajoutés de ci de là comme ces éléments rythmiques sonnant très Kid A, ou bien ces étonnants rires d’enfants sur l’ouverture "15 step". Du Radiohead pure souche en entrée, avec "Bodysnatchers" qui évoque autant Pablo Honey par le chant, que la chanson "2+2=5" par le joyeux foutraque sonore un brin crado. Et quand le titre s’apaise et s’envole avec des guitares new wave et la voix de Yorke, le tout prend encore plus de consistance émotionnellement parlant. La fin du morceau montre que Thom Yorke sait toujours être possédé par sa musique. Les paroles évoquent le mal être et l’incompréhension face au monde environnant. Une sorte de leitmotiv chez Radiohead. Mais peu importe…

Comme très souvent chez nos amis Britons, les fans connaissaient déjà plus ou moins les pièces de l’album car toutes déjà jouées en concert par le groupe ces dernières années. Concernant "Nude", c’est dans le plus que l’on se trouve. Si ce morceau est fabuleux, il n’en est pas moins bougrement connu et ce depuis un bon moment (la tournée post OK computer pour être précis, joué sous le nom de "Big ideas"). Pourtant Radiohead est parvenu à sublimer le morceau dans une version dépouillée (basse, batterie, voix) mettant en avant une mélodie et une voix hallucinantes. La fin avec ces voix en écho et ces effets de cordes est réellement troublante. Cette voix, toujours cette voix, et ce perfectionnisme musical, où le moindre détail compte et est travaillé et retravaillé. Pas de doute nous avons ici à faire à un grand disque.

"Weird fishes" est également une pièce assez connue des aficionados du groupe, car souvent jouée en live (sous le nom d’"Arpeggi") et ce quasiment à chaque fois de façon différente. Phil Selway joue le rôle de métronome tout au long de l’album et son travail est primordial. "Nude", "Weird fishes" et "All I need" forment une sorte de trio magique mettant parfaitement en valeur sa rythmique quasi parfaite, car très précise et envoûtante. Dans "Weird fishes", bon nombre d’instruments se font la part belle. Le rythme et les bidouillages varient tout au long de ces 5 minutes assez expérimentales, et la fin du morceau nous enfonce petit à petit dans des profondeurs nocturnes finalement assez rassurantes.

Le voyage continue par la petite pépite "All I need", où la voix de Thom Yorke s’allie encore parfaitement à la basse, après une intro glaçante. Les glissements électroniques se mêlent à merveille aux sons de tintements de cloches, de cymbale, et au doublage étonnant de la batterie par une sorte de beat box vocale discrète. La fin oppressante et le texte assez sombre confirment bien le fil directeur de l’album. Difficile de ne pas se laisser conquérir par une certaine joie induite, totalement indescriptible à l’écoute de l’album (et plus particulièrement de ces morceaux). A vous donner des frissons…

"Faust arp", morceau court (2 minutes), apaisé et doux met en avant des guitares folk et des arrangements de cordes (violons, violoncelles). La double voix est particulièrement réussie dans cette seule véritable pièce inédite d’In rainbows. On retrouve aussi des arrangements de cordes dans "Reckoner", que l’on devine aisément comme datant des tournées post Kid A-Amnesiac, de par sa conception et sa rythmique particulière. La voix aiguë de Yorke se faufile entre les boucles électro et le tout se termine en écho sur une fin très réussie.

"House of cards" est une douceur typique radioheadienne. Sur un petit rythme encore génial, les plaintes et le chant de Thom Yorke serpentent joliment. On se rend compte qu’aucune pièce n’est ratée ou décevante: pas de bât qui blesse. "Jigsaw falling into place" est une pièce plus cadencée et rapide, et peut-être un peu plus en phase avec l’époque The Bends (tension, chœurs, sonorités). La maîtrise vocale de notre lutin britannique est encore étonnante et tout le groupe excelle. On attend que le tout parte dans une explosion rock ; explosion qui n’arrivera jamais, le groupe s’amusant à garder cette tension intacte sans jamais en perdre le contrôle.

Et puis "Videotape", pièce finale, qui démarre aussi simplement et tendrement que "Like spinning plates" version live, avant de s’ouvrir dans une ambiance évolutive rappelant la clôture de Kid A. Le rideau tombe sur la scène. En attendant le second acte, on se délecte en écoutant et réécoutant l’album et en découvrant à chaque nouvelle écoute des petits détails sonores. Chaque passage d’In rainbows est un plaisir : Radiohead aborde toujours en même temps la beauté et la tristesse, le plaisir et le désespoir. La rythmique finale progressive suggère la marche d’un train. On n’en connaît pas encore la destination. Pourtant, on se dit que le voyage est somptueux. Au travers de paysages aussi dépouillés et vierges que somptueux, on navigue dans une ambiance à couper le souffle, comme ébloui par les couleurs de ce génial arc-en-ciel musical.

 

Albumrock.net 16/10/07

Radiohead_Thom


Alors voilà l'histoire, ce soir j'ai découvert avec beaucoup trop de retard ce très bel album (merci V_v !!) et du coup je me suis dit qu'il serait dommage de ne pas vous en parler :) J'ai mis comme d'habitude les critiques en accord avec ma propre opinion. Je suis tout à fait séduite par cet album dont le mode de diffusion avait tant fait parler de lui. Radiohead reste un groupe avec une place à part dans mon coeur. Je ne sais pas si le "Nude" mis plus haut en version youtube (amsterdam) détrônera mon fameux "exit music (for a film)" du mythique OK Computer mais à la première écoute des 10 titres j'ai eu déjà pas mal de frissons. Radiohead tourne un peu partout en ce moment mais évidemment tout est quasi complet. Mais si j'ai la moindre chance de les apercevoir quelque part et que quelqu'un veut m'y accompagner, ce sera avec plaisir ;)

 

radiohead2_250.

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28 mars 2008

ce blog n'est pas encore mort, non, non :P

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Le plus bô toutou du monde (et même d'ailleurs) et moi-même vous souhaitons pour commencer, une très belle année, de joyeux 22 en retard et tutti quanti.
Mille bizous !

Le livre du jour, c'est "Mon bel oranger" de José Mauro de Vasconcelos qui m'a fait pleurer plus que je ne m'en croyais encore capable. J'avais lu ce livre il y a si longtemps, je n'en avais aucun souvenir. Je savais juste que c'était un livre parfait. Le genre de livre qui touche l'âme et réveille les sens. Le genre de livre à acheter les yeux fermés. Que j'avais acheté un jour sur FNAC.com juste pour ne pas payer les frais de port, ne sachant trop quand je prendrai le temps de m'y plonger. Du temps, j'en ai un peu en ce moment, avec une moitié de jambe dans le plâtre. L'occasion de dévorer la littérature jeunesse, et de relire mes livres d'enfants. Il me semble que j'ai tout oublié, et je redécouvre tout ça, avec des yeux emplis de larmes, pour mon plus grand plaisir. Alors, je m'interroge, est-ce normal d'oublier ses lectures d'enfants ? Vous souvenez-vous de vos coups de coeur de l'époque où vous n'aviez ni toutes vos dents, ni toute votre bêtise d'adulte accompli (ou non) ?

La chanson du jour, "Les Etoiles Filantes" des Cowboys Fringants. Oui, j'avoue, je me suis mal renouvellée et je ressors de vieux classiques de nos blogs. Oki alors autre chanson du jour. "Japan" de Coco Rosie. Et là encore vous vous dites que c'est du réchauffé. Pas sûre, de mémoire je n'avais pas parlé précisément de cette chanson-là de Coco Rosie même si effectivement je bloque sur ce groupe depuis juin je crois (Mik c'était quand exactement le concert ?). Donc, et parce que tout le monde ici rêve du Japon (j'en suis sûre, pas la peine de nier), voici "Japan" en paroles et en live, du transbordeur, pile poil le concert où on était :) (Je sais, le son est parfois pourri mais bon ...)

 

Life is like a rollercoaster
It does flips and throws you over
Board your ship that’s going nowhere
If you stop, you’ll end up somewhere

Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody, just hold hands

Now everybody wants to go to California
To live their life on a sunny day
Dreaming of someone else’s kids and wife
But they'll be bringing you the same old strife

Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody, just hold hands

Everyone wants to go to Jamaica
Queens in drag will surely fake you
Take you home, and then they'll rape you
But you like it, so say 'thank you'

Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody, just hold hands

Everyone wants to go to Iraq
But once they go, they don’t come back
Bringing peanut butter jelly and other snacks
We might have our freedom, but we're still on crack

Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody wants to go to Japan
Everybody just hold hands



Le film du jour, "Erin Brockovich", certes pas une nouveauté mais une toute jeune Erine vient d'intégrer la famille et ce fut l'occasion de voir une fois de plus ce très bon film. Donc deux nièces à présent, je commence vraiment à me faire vieille. Je m'en suis rendue compte d'ailleurs en remettant les pieds sur l'irc de moutonking où je suis décidément plus dans le rythme. De toute façon je n'y resterai pas longtemps, puisque dès que ma vie aura repris son cours normal, je n'aurai plus le temps.

Le magazine du jour, "30 millions d'amis" avec deux ptits beagles en couverture ... Et le forum du jour qui va avec : http://www.forumbeagles.info/

C'est d'ailleurs en fréquentant ce forum de beagles que j'ai compris beaucoup de choses sur ce que devait vraiment être un forum, sur ce qu'était un bon modérateur etc. Car Green Fox, ici absent, co-auteur (entre autres) de ce blog m'a traîné dernièrement vers mon passé de mouton. Et c'est avec sympathie d'abord que je retrouvais ce bon vieux forum MK. J'en fus très vite rebannie pour un malheureux phOque en voie de disparition (mais où est Brigitte Bardot ?) Puis débannie mais, à force d'y passer quotidiennement (le temps libre ne me manquant pas actuellement), je me rends compte que je ne m'y retrouve pas. Que l'ambiance est morte. Que l'ennui guette. Que chacun en est encore à se cacher derrière de multiples pseudos, vie inventée (rêvée) et âge caché. Oui, je sais, ma date de naissance datait de 1932 sur MK, mais c'était un délire plus qu'un besoin de ne pas dire qui j'étais. Impossible sur MK de vraiment savoir à qui on a à faire, tout le monde brode autour de sa vie virtuelle et quand on s'intéresse à ce qui se cache derrière, le pèlerin moutonkingien disparaît derrière un buisson d'aubépine. MK est mort ? Non, pas plus que ce blog. D'ailleurs, une nouvelle rencontre, Lygane, m'a fait reprendre un compte avec 2 moutons, je vais les hiberner je pense. Je n'ai plus aucune envie de jouer. MK n'est pas mort, mais dans ma vie, il fait partie d'un passé enterré. Impossible de me remettre dans le jeu, c'est comme si tout ça avait appartenu à une autre vie, une vie révolue. Je suis passée à autre chose. Tant mieux !

 Mon envie du jour ? Un panier empli de cerises que je pourrais dévorer devant ce fichu écran que je vois trop souvent en ce moment.

Le jeu du jour, le #scrabble où je trompe mon ennui.

L'animal du jour, le renard et sa belle couleur rousse (même si notre renard à nous est vert ;) )

La couleur du jour, l'orange. Parce que vous savez bien que la terre est bleue.

L'objet du jour, mon tout nouveau fauteuil roulant qui me casse quand même moins le dos que mes béquilles.

Et pour finir, l'image du jour, parce que ça faisait trop longtemps que j'avais pas mis les yeux sur chromasia et que je me demande bien pourquoi. Pink  Rock'n'roll Attitud pour l'occas' Je vous laisse admirer.

Mais avant l'image, le con du jour. Suis-je bête ! Vous le connaissez bien sûr. Puisque depuis bientôt un an c'est tous les jours le même qui pollue les médias et nos esprits, avec sa Carla dont le premier album me donne aujourd'hui des envies de gerber. J'avais failli acheter le dernier. Finalement, heureusement que je suis smicarde.
Ne finissons pas sur cette note désagréable à l'oreille. L'image du jour donc :


Posté par lOu jO à 16:22 - Moi, je - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2008

Le Combat du Siècle

Bonsoir les Gens... C'est donc à moi qu'échoit l'honneur de vous accueillir en 2008 avec le premier article de cette Olympique et Bisextile année... Je me contenterais de sobriété et de simplicité en vous annonçant tout d'abord :

 

"YOUPI"

 

Et puisque c'est la tradition qui le veut, je continuerais par vous souhaiter une Bonne année 2008, plein de bonheur, de l'amour, de la gloire et de la beauté, un jackpot au Loto, plein de bonne bouffe, être touché par la grâce, gagner la Starac, devenir président, tout ce qui vous plaira etc etc....

 

Et pour vous accueillir en cette nouvelle et heureuse année, qui pour ma part commence en insomnie et remises en questions multiples, variées et incessantes, je vais vous offrir tout de suite des places pour le match de l'année, le choc de la décennie, le Combat du Siècle, n'ayons pas peur des mots...

 

L'Ultimate Fighting va enfin départager deux de ses plus Grandes Légendes, et vous avez l'occasion de vivre cet instant de magie brutale et d'exquise violence en direct au CloudWalk Stadium de Carebear Grove. Comment faire?

 

Rien de plus simple, imprimez le ticket ci-dessous, trouvez le Stade et présentez vous avec votre précieux sésame aux portes du Stade une demi-heure avant le début du combat...


la Légende est en Marche:


UFC_Grumpy_Groschampion_THD





Posté par Green Fox à 04:43 - Play the game - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 décembre 2007

lietesratures.canalblog.com

Tout d'abord :

Bonnes fêtes pour ce soir
Passez tous un excellent réveillon !!!


Je me permets aujourd'hui de vous signaler la création de mon nouveau blog  :

ici



blog sur la littérature jeunesse avec principalement les oeuvres faisant partie de la liste de référence de l'éducation nationale de 2004 pour le cycle III (CE2 CM1 CM2)
J'y mets en général un résumé ou un commentaire pioché ici ou là.
Mon avis n'apparaît que grâce aux coeur présents sur chaque article, en voici la légende :


coeur Moyen Bof !
coeurcoeur Bien !!
coeurcoeurcoeur Très bien !!!
coeurcoeurcoeurcoeur Génial !!!!
coeurcoeurcoeurcoeurcoeur Coup de Coeur - Pur Chef d'Oeuvre !!!!!

J'espère vous y voir nombreux. Et n'hésitez pas à y laisser un message ;)


 

Posté par lOu jO à 13:09 - Lie tes ratures - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2007

Big donne de ses nouvelles

Today, Big et moi avons profité d'une rarissime levée de brouillard pour partir voir la couleur du ciel au bord de Saône. Ici, il est très rare à cette période de l'année d'apercevoir le ciel, le brouillard enveloppe généralement le paysage pendant plus de deux ou trois semaines d'affilée sans jamais jamais se lever au fil des heures. Voici donc quelques photos qui date de cette aprem. Big a passé tout son temps à chassouiller, nez collé au sol et front plissé de rigueur :)


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Posté par lOu jO à 18:33 - Moi, je - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2007

22 - 1

En ce jour du 22 décembre moins 1 jour (le 22 c'est l'anniv de Vanessa Paradis), je viens vous saluer pour vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année à tous. Je suis en vacances depuis ce matin 8h et ça fait beaucoup de bien. J'en profite pour vous présenter une nouvelle compagne dans le club des bestioles qui partagent ma vie, club qui ne cesse de s'agrandir. Voici donc Sylva du Pré Millet, ponette shetland d'un an et demi, adorable et sympathique. En réalité, elle n'est pas tout à fait mienne, elle est le cadeau de Noël de ma p'tite nièce Norah qui aura en mars prochain une petite soeur. Voili voilà pour les news en direct du pays mâconnais. Joyeuses fêtes encore ! Enormes bizous !!!

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Posté par lOu jO à 11:29 - Bestioles - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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