30 mai 2007
Sacré Nelson!
Hommage à l'un des monstres sacrés du micro français. Le polyglotte, l'inénarrable, l'irremplaçable, l'excellentissime Nelson Monfort... Une petite occasion d'annoncer ma reprise des activités rédactionelles ici même ainsi que sur un blog spécial sports là-bas...
Bientôt vingt-cinq ans que je traîne ma carcasse sur cette planète de flotte et de sport, sûrement 18 que je suis à même de comprendre dans une certaine mesure les enjeux, les victoires, les triomphes et les catastrophes qui jalonnent le quotidien des sportifs de haut niveau (et les week-end des autres).
Et depuis tout ce temps, de mes nébuleux souvenirs d'un Michael Chang bondissant a la récente élimination d'Alizé Cornet contre Venus Williams hier soir, il y a un petit bonhomme qui semble ne pas connaître les lois du vieillissement. Il y a 15 ans, déjà, il était au bord de la piste de Barcelone, pour interviewer notre nouvelle gloire de l'athlétisme, Marie-Jo Pérec. Il avait facilement dix ans de plus que mon grand père à ce moment là, aucun doute...
Et puis de fil en aiguille, le temps à passé, la légendaire interview de Michael Johnson en 1996, le patinage artistique, Baala et El-Guerrouj aux championnats du monde d'Athlétisme à Paris... Et Rolland Garros... De Leconte à Nadal, en passant par Seles et Bill Clinton, il les a tous interviewés dans les travées de Roland, à l'entrée des vestiaires, dans les studios.
Toutes ces années s'étant écoulées, j'ai décidé de mon côté de faire quelque chose de ma vie, je travaille maintenant en Angleterre. Heureusement, la BBC Interactive me permet de rester en contact avec la réalité de la terre battue parisienne en dehors des heures de bureau.
Hier donc, alors que les derniers échanges du jour viennent de rendre leur verdict, une victoire sans appel de Serena Williams sur la jeune française Alizée Cornet, qui est à l'antenne de la plus anglaise des chaînes britannique?
C'est bien lui, Nelson Montfort, que John Lloyd et Sam Smith, deux anciennes gloire du tennis britannique, regardent avec des yeux attendris et amusés interviewer l'aînée des soeur Williams. "Nelson, the French Gentleman", s'amuse la joueuse. La voix est la même, les compétences linguistiques sont au top, les interviews ont toujours ce petit quelque chose d'excentrique et cet enthousiasme indescriptibles.
Les années passent, Nelson reste... Une cure de jouvence à lui tout seul. Il doit bien être dix ans plus jeune que mon grand-père maintenant!
13 juillet 2006
Zidane y va taper
Un petit peu de pub pour la création artistique du Nutz, un de mes plus glorieux compagnons d'aventures anglo-saxonnes, très précieux à mes yeux malgré ses origines alsaciennes, et maitre des animations stupides et délirantes...
En image au maestro Zizou, il a généré pour notre plaisir quelques dizaines de versions contradictoires de l'incident dont certaines sont franchement désopilantes....
Je suis particulièrement fan du potal, de la rencontre avec Sean Connery (est ce bien lui?) ou encore de l'attaque de Sonic et de la réception de Jacques Chirac!!!
Bref, retrouvez toutes les versions de l'incident sur:
Bisous les gens...
05 juin 2006
Les gens du sport : Steve Prefontaine
Steve Roland Prefontaine (25 Janvier 1951 - 30 Mai 1975) est toujours considéré aujourd'hui comme l'une des plus grandes légendes du demi-fond américain... Autant par les performances accumulées au fil de sa courte carrière (
Il apparut notamment dans le livre des Records pour avoir détenu un temps l'ensemble des records d'Amérique, du 2000 mètres au 10000 mètres.) que par la dramatique conclusion de son existence.
1966-1969 : Marshfield High School:
Fraichement entré à Marshfield High School, le jeune Steve Prefontaine ne parvint pas à percer dans un seul des sports qu'il entreprit de pratiquer, jusqu'a ce qu'il se rende compte qu'il pouvait battre quelques uns des autres enfants à la course. Il décida de s'essayer au Cross-country et, à la fin de l'année, se plaça 53è du championnat d'Oregon de Cross-country.
Bien décidé à progresser, Steve entreprit un vaste programme d'entrainement pendant l'été. Au fil de son année de sophomore (seconde année), il fut évident que ce travail avait payé. Steve accumula les bonnes performances toute l'année et termina la course de fin d'année en 6ème position.Bien que de nombreux observateurs aient été surpris de sa progression, Steve n'était pas de ceux-ci; Son but était de gagner le championnat d'Oregon. Il continua son entraînement intensif toute la saison qui suivit mais fut pris à son propre piège, surmené et incapable de se qualifier pour le championnat de l'Etat
Nullement abattu par cet echec, Steve remporta toutes les courses de son année de Junior, y compris le championnat d'Oregon. Passé en senior, il enchaîna sans coup férir, battant du même coup un record d'amérique des "High Scool" sur deux miles, avec un temps de 8'41'5 (NdGF: Putain de bon temps!). L'ambition de Prefontaine se développa et il se tourna vers l'Université d'Oregon, pour s'entraîner sous la houlette du célèbre coach Bill Bowerman, futur fondateur de la Compagnie "Nike".
1970-1973: University of Oregon
Pre eut une carrière universitaire exceptionnelle. Après sa première année, Steve enchaîna trois victoires en Première division du championnant universitaire américain de Cross country ainsi que quatre titres consécutifs du 3 miles sur piste. Durant cette carrière universitaire, il battit également le record du 5000 mètres, épreuve pour la quelle il fut qualifié aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.
Malgré une course exceptionelle, il craqua dans les 100 derniers mètres, ratant même le podium pour finir quatrième. Profondément blessé, il rebondit néanmoins en finissant l'année sans aucune autre défaite, et se jura de prendre sa revanche sur le finlandais Lasse Viren, vainqueur du 5000m et du 10000 cette année là.
1974-1975: Après l'Université
Pendant ces années, l'unique obsession du Pre était d'atteindre la gloire Olympique en 1976, à Montreal. Pour faire passer le temps, il battit l'ensemble des records d'Amérique entre 2000 et 10000 mètres. Il devint le coureur à pied le plus populaire de son époque, et est toujours considéré comme tel aujourd'hui. Son style exceptionnel inspira de nombreux coureurs, et son attitude (Il invita Viren et les autres finlandais à venir se mesurer à lui en Oregon en 1975, pour préparer les Jeux de 1976) était citée en exemple à travers le monde de l'athlétisme.
Il expliqua un jour: "Il y a des gens qui créent à partir de mots, de sons, d'un pinceau et de peinture. Ce que je désire, c'est faire quelque chose de beau quand je cours. J'aimerais que les gens se retournent et se disent: Whoooo, je n'ai jamais vu quelqu'un courir comme ça. C'est plus qu'une course, c'est un art. Le but est d'être devant les autres mais aussi de proposer quelque chose de beau. La course c'est aussi être créatif".
Dans le même temps, un ami de son entraîneur, Phil Knight, lui désigna de nouvelles chaussures révolutionnaires, beaucoup plus légères et totalement adaptées à la forme de son pied. Knight les décora d'une virgule sur le flanc, posant les bases de la marque Nike qu'il créera quelques temsp plus tard avec Bill Bowerman. A la pointe de l'athlétisme donc, mais aussi à la base des futures nouvelles technologies de son sport, Pre avait tout compris avant tout le monde.
30 Mai 1975 : La Nuit
Hélas, personne n'est parfait, et Pre avait un penchant tout naturel pour la fête, les jolies filles et les grosses voitures. De retour d'une fête cette nuit là, à travers des petites routes qu'il connaissait bien, la voiture du Pre braqua inexplicablement à droite, pour percuter un mur de pierres au bord de la route. A seulement 24 ans, Prefontaine agonisa longuement dans sa voiture retournée avant de mourir.
La fin d'une époque
Le lendemain de la mort de Pre, le monde était sous le choc. Le journal local titra le lendemain "la fin d'une époque". De nombreuses polémiques entourèrent sa mort, à popos de l'alcoolémie incertaine et de la lenteur des secours. Cependant, la vie de l'artiste resta dans la mémoire collective, et le Pre reste un exemple pour tous les coureurs de demi-fond à la poursuite de leurs rêves de grandeur.
Aujourd'hui, le meeting d'Eugene, Oregon, l'un des plus important meetings du printemps, est dédié à l'enfant du Pays: "Prefontaine Classic" accueille chaque année l'élite du "Track and field" américain, en mémoire du prodige trop vite envolé
Pour finir, quelques photos du Pre:
03 juin 2006
rafael nadal
| Fiche d'identité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Titre(s) | 16 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Titre(s) du Grand Chelem | 1 : Roland Garros (2005) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Coupe Davis | Vainqueur (2004) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| >> le détail de sa saison | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Titre(s) | 4 (Dubaï, Monte-Carlo, Barcelone, Rome) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Bilan | 32 v. 3 d. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| >> le détail de sa saison | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Titre(s) | 11 (Costa del Sol, Acapulco, Monte-Carlo, Barcelone, Rome, Roland Garros, Bastad, Stuttgart, Montréal, Pekin, Madrid) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Finale(s) | 1 (Miami) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Bilan | 77 v. 10 d. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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En Grand Chelem | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Australie | Roland Garros | Wimbledon | US Open | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2006 | - | 1/8e | - | - | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2005 | 1/8e | Vainqueur | 1/32e | 1/16e | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2004 | 1/16e | - | - | 1/32e | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2003 | - | - | 1/16e | 1/32e | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ce jeune mais déjà immense champion. A tout juste 20 ans, il vient de mettre en échec le français Paul Henri Mathieu de Roland Garros en 4 sets très disputés. Joli match. Mais difficile pour le français de parvenir à sortir l'espagnol invaincu sur terre battue en 2006, qui a lundi dernier battu le record du monde du nombre de victoires d'affilée sur terre battue qui était de 53. Sachant qu'il en est aujourd'hui à 56 victoires de suite. Pour une bio plus complète, il faudra peut-être voir avec notre spécialiste habituel du sport s'il est motivé, sinon vous savez déjà l'essentiel ;)
Alors pour lui :
Et pour vous quelques photos :
J'aime beaucoup cette photo avec le roi d'Espagne. :)
Et puis en fouillant pour trouver des images, je suis tombée sur les dernières pubs nikepro qui mettent en scène 11 champions sportifs sur de bien jolies photos. En voici trois, juste pour le régal des yeux :)
19 mai 2006
Coupe du Monde, Jeux Olympiques, l'envers des Mascottes
Dans quelques jours maintenant, la Coupe du Monde débutera à Berlin.... 736 joueurs de 32 pays différents, une trentaine d'arbitres, des millions de spectateurs et des milliards de téléspectateurs du Monde entier suivront de près l'évènement sportif le plus important après les Jeux Olympiques...
Pendant ce temps là, à Bayreuth, le fabricant de la mascotte officielle, le lion "Goleo" est a la limite de la faillite, victime des faibles ventes jusque lors... et surtout des 28 Millions d'Euros déboursés uniquement pour obtenir les droits sur la production et la vente de la peluche...
Comme de nombreux aspects du sport-business, le marché des mascottes s'est enflammé, et quand la mascotte n'était que l'appanage de quelques équipes américaines il y a 30 ans, chaque club, chaque évènement sportif se doit aujourd'hui d'avoir la sienne....
Si, pour moi comme pour la plupart des français qui passeront sur ce blog, c'est Footix qui incarne la mascotitude absolue, nous nous attarderons ici sur les mascottes olympiques et toute la symbolique qu'elles ont pu diffuser, dans un but de rapprochement parfois, de propagande dans d'autre cas, de bénéfices financiers, toujours...
Revenons sur un phénomène qui a réellement débuté il y a 38 ans, aux Jeux Olympiques de Grenoble 1968, avec le skieur Schuss, et n'a fait que s'amplier depuis:
Le petit skieur "Schuss" devint, à Grenoble en 1968, la première mascotte de l’histoire des Jeux Olympiques. Mais il ne bénéficia pas du statut de "mascotte officielle". On fabriqua des épinglettes et des petits jouets de Schuss, mais pas de peluche à son effigie.
En 1972, à Munich, c'est le Teckel "Waldi" qui deviendra la première mascotte officielle des Jeux Olympiques d'été. Teckel de race pure, sa tête et sa queue étaient bleu clair alors que son corps était zébré avec, au moins, trois des cinq couleurs olympiques. Il sera décliné sous de nombreuses tailles et formes: peluches, autocollants, posters, macarons... Un premier pas marketing était fait dans l'univers alors encore très old-school de l'Olympisme.
A 1976, pour les Jeux de Montréal, on assistera à la première utilisation de la mascotte comme outil de rapprochement avec les minorités. "Amik", en algonquin (une langue amérindienne encore parlée au Canada), signifie Castor, et le fait de donner un nom indien à la mascotte officielle sera considéré comme un geste fort
envers les minorités aborigènes du pays. Rien de tel aux jeux d'hiver d'Innsbruck, puisque "Schneemann", le bonhomme de neige, n'est rien d'autre qu'un gentil bonhomme de neige innofensif... On remarquera au fil des olympiades que le coté revendicatif ou symbolique est beaucoup moins apparent lors des Jeux d'Hiver... De là a penser que la moindre couverture et audience des Jeux d'hiver ne nécessite pas une recherche aussi élaborée du symbole qui touche... Non voyons, je ne l'ai pas dit et je ne le dirais pas....
1980, nous sommes en pleine guerre froide, les Etats Unis et 64 autres nations ont décidé de boycotter les Jeux de Moscou et l'Ours "Misha", désigné pour être le symbole de l'URSS, assiste à des jeux Olympiques tronqués puisque privés de nombreux champions. L'Ours de Sibérie se fera remarquer lors de la cérémonie de cloture,
apparaissant sur un écran géant la larme à l'oeil, au terme d'une cérémonie grandiose et pittoresque. Ces larmes seront immédiatement interprétés comme un geste de propagande anti-américain, les Jeux d'été de 1984 se déroulant à Los Angeles. En attendant, aux Jeux d'Hiver de Lake Placid, c'est "Roni" le raton laveur qui innovera, pratiquant différents sports sur de nombreuses vidéos diffusées sur les sites olympiques et les télévisions du monde...Une première en 1980!
Lorsque vinrent les Jeux d'Eté de 1984, à Los Angeles, boycottés "comme il se doit" par l'URSS et le bloc soviétique, les studios Disney, chargé de la création de la mascotte n'eurent aucune hésitation. L'Aigle américain était la seule réponse possible à l'Ours
Soviétique. L'Aigle "Sam", symbole des premiers Jeux entièrement financés par des fonds privés, est terriblement représentatif de cette évolution, avec un look indubitablement Disney qui le range dans la proche famille de Picsou et Donald (plutôt Picsou vu les profits engrangés par ces Jeux là). Sarajevo, pour les jeux d'hiver, choisira "Vucko", le loup de Voïvodine...
En 1988, aux Jeux de Séoul, le tigre "Hoduri" fut l'une des mascottes les plus populaires parmi toutes celles présentées ici... Avec son sourire Frosties et sa
bouille ronde, il a tout pour séduire, même s'il fit grincer quelques crocs communistes, en Ethiopie, en Corée du Nord et à Cuba... L'hiver, à Calgary, c'est "Hidi et Howdy", les deux ours jumeaux qui tiendront le haut de l'affiche. Pour la première fois, les mascottes se multiplient... Les profits n'auront qu'à suivre...
Lors des Jeux de Barcelone, en 1992, c'est un show télévisé et une omniprésence sur les stades qui permettront au chien "Coby" de se faire une popularité peu évidente à l'ouverture de la quinzaine. Au fil de spectacles de marionettes ou il
donne la réplique à Petra, mascotte des Jeux Paralympiques, sa cote montera en flèche, et c'est une standing ovation qui saluera le départ de Coby dans les cieux catalans. Albertville, pour les derniers jeux (d'hiver) organisés en France, en 1992, choisira un gentil petit lutin des neiges, répondant au doux nom de "Magique".
En 1994, alors que les jeux on développé une alternance propice à une meilleure gestion des coûts, des médias et de l'organisation d'évènements dont l'importance a décuplé en dix ans, Lillehammer présente "Haakon et Kristin", deux enfants issus du folklore nordique. Une façon pour la cité Norvégienne d'insister sur le visage humain de ses jeux,préoccupation de tous les instants de l'organisation. Parallèlement, de nombreux enfants norvégiens, blonds aux yeux bleus, à l'image de ces adorables mascottes à forme humaine, ont parcouru le monde, assurant ainsi par leur seule présence la promotion des Jeux.

En 1996, Atlanta offre une mascotte à l'image de ses Jeux, un brouillon sans cesse retouché et dont on ne sait que penser à terme. Au fil du temps, une bouche s’est dessinée là où il n'y avait que des lèvres, des étoiles sont apparues dans ses yeux, il forcit et ses jambes autrefois chétives gagnèrent en musculature. Un nez a même fini par se dessiner au milieu de son visage. Les Jeux coca-cola seront ceux du marketing tout puissant et du chiffre roi, et "Izzi" n'échappera pas à la règle avec ses modifications continues pour "mieux satisfaire les attentes du client..."
Nagano, 1998, les mascottes, au nombre de quatre, subiront le même sort que Coby 6 ans plus tôt.. D'abord boudées, les japonais en tomberont fous amoureux au cours des Jeux. "Sukki", "Nokki", "Lekki", et "Tsukki" sont quatre chouettes des neiges représentant les quatres îles de l'archipel japonais.
La création de mascottes
en famille est désormais la norme, et Sydney, en 2000, suivra le mouvement avec "Ollie", le Kookaburra, "Syd" l’ornithorynque et "Millie", l’échidné: trois animaux originaires d’Australie et représentant la terre, l'eau et l'air, tout en tournant leur regard vers le futur et le nouveau millénaire, symbolisant pour Ollie l'universalité, pour Syd la vigeur du peuple Australien, et pour Millie la technologie.
Les Jeux d'hiver de 2002, à Salt Lake City, verront les Etats-Unis renouer avec l'idéal Olympique sur le terrain, avec des jeux fantastiques et humains (bien que l'obtention en ait été obtenue grâce à un système de corruption avéré et à l'origine de la dernière grande crise du mouvement Olympique), et le choix des mascottes illustre bien ce retour aux sources voulu par les organsiateurs de l'Utah: Illustrer la devise olympique "Citius, Altius, Fortius " (plus vite, plus haut, plus fort): voilà l’objectif des mascottes de Salt Lake City 2002. C’est dans ce but-là que trois animaux, un lièvre des neiges avec raquettes, un coyote et un ours noir ont été choisis pour symboliser cette devise.
- "Powder", le lièvre des neiges avec raquettes (traduction: poudre, illustre le "plus haut").
Il fut un temps où le soleil brûlait la terre. Le lapin courut le plus vite au sommet de la montagne. Tirant une flèche au soleil, il le fit baisser dans le ciel et ainsi la terre se rafraîchit.
- "Copper", le coyote (traduction: charbon, illustre le "plus vite").
Quand le monde redevint obscur et gelé, le coyote monta au plus haut sommet de la montagne et vola la flamme du peuple de feu. Il ramena ainsi la chaleur sur la terre.
- "Coal", l’ours noir américain (traduction: cuivre, illustre le "plus fort").
Il y a très longtemps de braves chasseurs quittèrent leur village pour traquer le puissant ours, mais l’ours était trop fort et survécut. Aujourd’hui, les fils des chasseurs continuent la chasse dans le ciel étoilé de la nuit.
2004 fut l'occasion pour Athènes de plonger loin dans ses racines, présentant deux mascottes nommées "Phivos et Athina", deux "enfants d'aujourd'hui dont les prénoms sont respectivement celui du Dieu Grec de la musique et de la lumière, et celui de la déesse de la sagesse.Une façon de rappeler le rôle des Jeux dès l'Antiquité, dans la paix entre les peuples et la fraternité mondiale." Ils seront principalement représentés en dessin ou en mascotte vivante, et beaucoup moins
vendues sous formes de peluches que leurs précesseurs. Une tendance qui semble s'affirmer puisque Turin, pour les Jeux d"Hiver 2006, a agi de la même façon pour donner naissance à "Neve" la Boule de neige et à "Glizz" le cube de glace. Des têtes d'affiche certes, mais plus autrant des personnages matériels que des symboles uniquement visuels... Tendance à long terme eou simple effet de mode... Rendez vous à Pekin pour en savoir plus...
Une évolution continue au fil des temps, de ces mascottes comme du mouvement Olympique. On se rend compte à quel point le choix et la façon d'articuler les mascottes peut être significative de l'sprit d'un pay pour le rapprochement des minorités, l'expression d'un idéal ou même l'expression d'une propagande ou d'une opinion forte... On voit aussi en chacune de ces mascottes l'expression forte d'un pays et la ligne directrice d'un Comité d'organisation... Un aigle Disney n'aurait jamais pu avoir sa place ailleurs qu'à Los Angeles, tout comme un castor algonquin à Montreal... Simplement, depuis touttes ces années, quand l'on regarde la mascotte au terme de Jeux Olympiques, aussi réussis qu'ils soient, on est chiqué de réaliser à quel point elle reflète chaque fois l'esprit des Jeux!
Allez, assez parlé, je vous offre maintenant les différentes mascottes de la Coupe du Monde en cadeau:
18 mai 2006
FC Barcelone
Parceque ce soir ils sont champions d'Europe, parcequ'ils nous régalent de beau jeu avec une équipe de rêve, parceque dans une époque de fric et de sponsors ils refusent de laisser la pub envahir leurs maillots quel qu'en soit le prix.... Parce que Ronhaldinho est le plus incroyable des joueurs et qu'à lle voir sur le terrain on sent le plaisir de jouer chaque seconde... Parceque dans son sillage il entraîne tous ses coéquipiers dans le beau sport... Parceque le Nou Camp est le plus grand et peut-être le plus beau stade d'Europe, parce que son public est l'un des meilleurs:
Cela valait bien un petit peu d'histoire du football et du FC Barcelone...
Histoire du FC Barcelone
Au mois de novembre 1899, le club est né sous le nom de "Foot-Ball Club Barcelona". Le maillot était bleu foncé et rouge grenat. Il avait des rayures perpendiculaires et l'écusson de la ville de Barcelone sur la poitrine. Walter Wild fut le premier président, mais l'homme décisif dans cette naissance fut le jeune suisse installé en Catalogne: Joan Gamper. Il fut le fondateur du club et le premier capitaine de l'équipe. Il fut cinq fois président. Lorsque furent célébrés les vingt-cinq premières années, on inaugura le stade de Les Corts et l'équipe comportait des joueurs aussi prestigieux que : Samitier, Sargi-Barba, Piere, Sancho,... tous ceux-ci permirent au Barça d'obtenir beaucoup de trophées.
Dans les années 50, avec le phénomène Kubala dans les rangs du Barca, le stade de Les Corts commençait a etre trop petit et le 24 septembre 1957, le stade actuel: le Camp Nou, fut inauguré. Les 90.000 spectateurs qui le composaient, commencèrent eux aussi a être trop serrer. Le président Lluis Nunez et son conseil de direction décidèrent alors de l'agrandir.
Depuis le debut des compétitions Européennes, durant la saison 1957-1958, avec la Coupe des villes de foires, où le Barca gagna la finale en battant la Selection de Londres, l'équipe a toujours été présente dans les grandes compétitions Européennes. Voici un honneur qu'aucun autre club ne peut arborer, et dont nous nous en sentons spécialement fiers: nous avons joué en Europe, plus de matchs qu'aucun autre club, qu'elle qu'en soit la nationalité. La Coupe des Coupes d'Europe a vu la victoire du F.C. Barcelona en différentes occasions. Et parmi ces victoires, il y a un titre qui a représenté plus qu'un symbole : celui qu'on obtenu à Bâle le 16 Mai 1979. A cette époque, plus de 30.000 supporters s'étaient rendus en utilisant tous les moyens de locomotion, à la belle ville Suisse, pour y laisser l'empreinte de la qualité humaine des personnes qui se sentent pleinement identifiées avec le Barca et sa projection historique et sportive.
Depuis la fondation du club, le nombre de socios (membres) n'a fait qu'augmenter. Des 32 socios du début, il y en a actuellement environs 110.000, ce qui classe le Barça dans la catégorie des clubs ayant le plus de membres. Les supporters du Barça, sont toujours fidèles au club et sont fiers de porter les couleurs blaugrana. A chaque victoire d'un trophée, l'équipe est reçue apothéosiquement par la grande masse des supporters qui, de l'aéroport au stade, en passant par tout les point stratégiques de rendez vous, telles que les Ramblas ou les nombreuse avenue de la ville, démontrent leur loyauté en accompagnant et en encourageant leurs idoles avec des cris et des drapeaux. 
Mais le FC Barcelone, c'est aussi une école de jeunes, La Masia, où les mi-footballeur, mi-écolier travaillent toute la semaine, partageant foot et étude. Tout est à leur disposition: diététique adéquate, contrôle médical rigoureux, bibliothèque,... Mais tous n'ont qu'un seul rêve, devenir joueur en équipe première du Barça. A la Masia, on forme des footballeurs, mais surtout, on forme des hommes, des hommes authentiques, conscients et responsable
Avec des joueurs tels que Cruyff, Maradonna (photo), Koeman, Kluivert, Ronaldo, Ronhaldinho, Barcelonea toujours été un extraordinaire réservoir de champions... Pourtant, il faudra attendre 1992 pour que le Barça emporte enfin le titre suprême, la Ligue des Champions... Et malgré toutes ses stars,il aura encore fallu attendre 14 ans pour la deuxième donne...
Barcelone aura sorti Chelsea, le Benfica et le Milan AC avant de dominer Arsenal en finale, quelques photos des joueurs qui composent cette équipe magique et si plaisante a voir jouer...
05 mai 2006
Les Gens du Sport : Ali, Frazier, Foreman
Lorsque l'on parle de légendes de la boxe, il y a un nom qui s'impose et défie toute concurrence: Mohamed Ali. Mais s'il était sans doute le plus grand boxeur de l'histoire, par sa capacité à donner, encaisser et éviter les coups, par la fantastique agilité de ses déplacements ("Vole comme un papillon, pique comme une abeille") et par son charisme unique, la carrière de Cassisu Clay dit Mohamed Ali doit beaucoup à l'exceptionelle adversité qu'offrit la boxe poids lourd des années 70, et notamment les deux plus grands adversaires d'Ali: Joe Frazier et George Foreman.
Et si bien souvent l'on ne retient que le fameux "Rumble in the Jungle" de 1974, ce "combat du siècle" ou Ali dansa sur le ring pendant 8 rounds, encaissant les coups de "Big George" sans sourciller avant de l'aligner d'une prodigieuse série de droites, chacun des combats entre ces trois là ont donné lieu a de spectaculaires empoignades emmenant les combattants au bout de leurs forces, et même parfois au delà... Portrait croisé de la triplette majeure de la Boxe Poids Lourds:
1960 : Ali médaille d'or:
A 18 ans, Cassius Clay, voleur de bicyclettes converti à la boxe, devient champion Olympique Poids Lourds à Rome.Rapidement remarqué par son style et ses performances peu ordinaires, il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n'hésitait pas à claironner ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ».
1964 : Frazier champion Olympique, Ali champion du Monde:
Après quelques combats rondement menés chez les professionnels, Cassius Clay affronte en 1964 Sonny Liston pour le titre de Champion du Monde des Poids lourds. A la 8ème reprise, Liston abandonne arguant d'une blessure à l'épaule. En 1965, Clay lèvera définitivement le doute en alignant Liston dès la première reprise d'un coup de poing "fantôme" resté dans la légende pour n'avoir été aperçu que par une infime minorité des spectateurs présents.
Aux Jeux Olympiques de Tokyo, le successeur d'Ali se nomme Joe Frazier 22 ans, totalement aveugle de l'oeil gauche (il le révèlera à la fin de sa carrière), qui écrase le tournoi olympique avant de passer professionnel et d'entamer une incroyable série de victoires. Pourtant, alors que tout le monde attend la confrontation entre les deux hommes, les démêlés de Clay avec la justice américaine empêcheront les deux hommes de faire connaissance sur un ring (En 1966, engagé avec Malcolm X et Elijah Muhammad dans la nation de l'Islam, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience, argumentant qu'il n'a « rien contre le Viet-Cong » et qu'« aucun vietnamien ne m'a jamais traité de nègre » (cette seconde citation, souvent avancée, serait en fait fausse). On lui retire en 1967 sa ceinture de champion du monde et sa licence de boxeur et on le condamne à 5 ans de prison. Il sortira en 1970)
Pendant ce temps là, à Veracruz et à New York, Frazier enfile les victoires comme des perles sur un collier dentaire de cannibale, et c'est logiquement qu'il est invité à combattre contre Buster Mathis pour la ceinture délaissée par Ali.
1968 : Foreman champion Olympique, Frazier champion du Monde:
Aux Jeux Olympiques de Mexico, un nouveau petit jeune s'impose,George Foreman. Il remporte la médaille d'or avec une facilité déconcertante et une force de frappe ahurissante qu'il ne fera que renforcer au long de sa carrière.Il passera professionnel dans la foulée et commencera une promenade de santé de 37 combats gagnés sans défaite, 34 par K.O, jusqu'en 1972.
Champion du monde dans la douleur, par décision des juges à la 15ème reprise, Frazier aura beaucoup moins de mal dans les années suivantes à défendre son titre, terminant la plupart de ses combats avant la limite, et filant tranquillement jusqu'en 1970 où il boxera contre Jimmy Ellis pour être enfin reconnu comme le Champion indiscutable des poids lourds, emmenant dans son élan les derniers sceptiques qui lui reprochaient de profiter de l'absence d'Ali.
1971 : Frazier Vs Ali : "The Fight"
Libéré en 1970 par un jugement de la Cour Suprême Américaine, Ali revient aux affaires. En 1971, il rencontre Frazier pour récupérer son bien. Le combat est surmédiatisé et est surnommé "The Fight", rien que ça... Dans cette opposition du style à la puissance, "Smoking" Joe tirera son épingle du jeu, en envoyant Ali au tapis lors du dernier Round. Ali se relèvera mais encaissera sa première défaite, laissant le titre à Frazier. Peu après, Frazier sera hospitalisé pour des problèmes d'hypertension et la rumeur de sa mort courra un temps avant qu'il ne réapparaisse une semaine plus tard.
1973 : Foreman Vs Frazier:
Pendant que les grands s'expliquent, George Foreman continue son petit bonhomme de chemin et n'en finit pas de se renforcer. Il a maintenant une musculature et une force de frappe digne d'un Obélix des jours de fête et c'est logiquement qu'il est présenté à Frazier comme son prochain challenger. Disputé à Kingston (Jamaïque) , ce combat durera deux reprises, le temps pour Foreman de dévaster son adversaire proprement et d'impressionner le monde entier.
Presque tout le monde... Car avec la compilation de sa force brute incomparable et son coté anti-social détestable totalement opposé à l'image de grande gueule charismatique de Mohamed Ali, Don King, futur grand prince de la Boxe Mondiale, trouvera la recette ultime du sport spectacle, créant le sport évenementiel sur les bases de l'évènement sportif, bien avant que le Foot ou les Jeux Olympiques ne prennent le relais.
1974 : Ali Vs Foreman : "Rumble in the Jungle" :
Après qu'Ali ait emporté aux points la revanche contre Frazier, dans la moins intense de leurs trois confrontations, il gagnera le droit de combattre Foreman pour le titre de Champion du Monde. Dans l'excellentissime (bien qu'un peut trop pro-Ali à mon gout) "When we were kings" de Leon Gast, on se plonge entièrement dans les coulisses de ce combat, voulu par Mobutu et organisé par Don King. Un évènement démesuré dans le stade national de Kinshasa et autour, ou l'on assite plus qu'à un combat, à la rencontre de la culture afro-américaine (B.B King, James Brown, The Spinners, The Crusaders) et de ses racines. On y découvre la lutte entre
Ali, le noir ami des noirs, et Foreman, qui aura beau clamer qu'il est plus noir qu'Ali mais ne sera vu que comme le traître, l'américain type arivant avec son berger allemand sur le tarmac de l'aéroport de Kinshasa. Et c'est devant 100.000 personnes hurlant "Ali Boma yé" (Ali, tue le!) que les hommes monteront sur le ring. Pendant 6 rounds, Foreman assènera à Ali des coups "Qui auraient fait tomber des immeubles", mais Ali se contentera d'encaisser et de répliquer par de rares coups au visage, avant de rentrer dans le lard de Foreman et de l'allonger K.O a la fin de la 8ème reprise. Abattu, Foreman ne s'en remettra pas, il ne combattra pas en 1975, reviendra en 1976, battant Ron Lyle, Ledoux et un Frazier en bout de course. En 1977, il arrêtera sa carrière après une défaite contre Jimmy Young, victime d'un malaise cardiaque et frolant de ses propres dires la mort de très près. Il se tourna vers Dieu et lui consacra les dix prochaines années de sa vie .
1975 : Ali Vs Frazier : "Thrilla in Manilla" :
Sur le même principe qu'un an plus tôt au Congo, les boxeurs partirent cette fois pour les Philippines, en présence du président Marcos. Un autre combat d'une rare intensité, et cette fois, c'est Frazier qui ne
se relèvera pas. Au terme de la quatorzième reprise, son entraîneur lui défendra de reprendre le combat alors qu'il était blessé à l'oeil droit, et combattait donc quasiment à l'aveugle. Ali, bien que vainqueur, décrira ce combat comme son expérience "la plus proche de la mort". Frazier lui, raccrochera les gants en 1976 après sa défaite contre Foreman, reviendra le temps d'un combat en 1981, puis se consacrera à l'entraînement de ses fils et de sa fille Jackie Frazier-Lyde, ainsi qu'à l'expoitation de gigantesques terrains agricoles dans la région de Philadelphie.
Ali conserva son titre jusqu'à sa défaite en 1978 contre le champion olympique de 1976, Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il le battit lors d'un match retour, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois. Le 27 juin 1979, il annonça sa retraite et laissa le titre vacant.
Et Après? Come-Backs gagnants et Retours manqués:
En 1980 et 1981, deux retours ponctués par autant de défaites d'Ali le laissèrent définitivement sur le bord du Ring, et il apprit en 1982 qu'il était atteint de la maladie de Parkinson, rattrapé lui aussi par l'extrême violence des combats qu'il a pu mener. Sa fille Laila Ali est devenue boxeuse professionnelle, lui est revenu en grâce auprès des Nations Unies pour devenir le dernier porteur de la flamme Olympique à Atlanta, en 1996.
En 1987, Foreman annonce son retour à 39 ans. Il veut montrer qu'un quarantenaire (ou presque) peut encore se battre sur un ring avec de réelles chances de succès...Gambadant comme à ses vingt ans, enchaînant les victoires comme à la grande époque, il se verra offrir la chance de remporter un nouveau titre de Champion du Monde unifié contre Evander Holyfield. Il échouera, battu aux points, mais continuera a combattre pour ce qu'il appellera son dernier rêve. Il echouera encore contre Morrisson pour le titre WBO, mais parviendra finalement en 1994, à 45 ans, à arracher le titre unifié WBA-IBU à Michael Moorer. Il boxera encore quelques fois, mais son rêve était accompli, il était de nouveau champion du monde plus de 20 ans après. En 2004, il lance une entreprise d'ustensiles de cuisines et de machines à griller (le grille pain USB, c'est lui... Vous pourrez trouver ses produits, en France, dans la grande surface la plus proche de chez vous) et s'occupe de sa femme Mary, et de ses 11 enfants:
5 garçons: George Jr., George III, George IV, George V, George VI... Et 6 Filles: Michi, Freeda George, Georgetta, Natalie, and Leola.
Foreman, le Combattant
Foreman, le grille pain...
Voila, un petit peu d'histoire de la Boxe... Et maintenant que vous les connaissez mieux, lequel vous semble avoir le mieux mené sa barque?
Mohamed Ali, au style jamais égalé?
Joe Frazier, devenu champion du monde à défaut d'avoir un oeil gauche?
George Foreman, à nouveau champion du monde plus de 20 ans après ses premiers titres?
A vous de juger!
27 avril 2006
Les gens du Sport : Abebe Bikila, Le Roi aux pieds nus
Au début des années 60, l'évocation du sport africain fait sourire. Bien sur, on a furtivement croisé une équipe de football égyptienne au mondial (1934,54), des marocains ou des algériens se mesurant de ci de là aux coureurs français et européens, certains s'en sortant plutôt pas mal....
Bien sûr, il est admis depuis la magistrale leçon de Jesse Owens à tonton Adolf, que la couleur de peau n'est pas une barrière à la performance... Mais Owens était américain, il avait une excuse... Alors forcément, quand l'Afrique Noire aligne quelques uns de ses ressortissants aux Jeux Olympiques de Rome, en 1960, les journalistes rigolent et accueillent avec une bienveillance amusée les nouveaux venus. Ils mettront un peu de couleur dans la compétition dit-on de ci de là.
Et sur les pistes d'athlétisme comme ailleurs, rien ne semble perturber cette tendance, les médailes se répartissant sereinement entre Empire Soviétique, Etats Unis, Europe et Commonwealth. Pas de surprises donc, jusqu'au départ du Marathon Olympique, et l'avènement d'un roi aux pieds nus, qui allait entraîner dans sa foulée l'émergence de tout un continent
BIOGRAPHIE:
Abebe Bikila est né en 1932 à Jato à 130 km d'Addis Abeba, au sein d'une famille de paysans. A 17 ans il suit les sergents recruteurs de l'armée Ethiopienne afin de gagner l'argent qui permet de vivre.
Membre de la garde impériale il ne s'est distingué que tardivement en tant que coureur. Assistant à un défilé d'athlètes du pays qui revenaient de Melbourne avec sur leurs maillots inscrit le mot "Ethiopie", il demanda qui étaient ces personnes. Quand il apprit qu'elles représentaient l'Ethiopie aux JO, il voulut lui aussi devenir athlète. Son engagement dans la course à pied venait de se décider.
La même année, il signe son premier exploit lors du marathon national des forces armées. Contre toute attente il devance le héros de l'époque, Wami Biratu. En 1960, il termine 4ème des sélections éthiopiennes pour les JO et ne dut sa sélection qu'à la défection du 3ème coureur. Son rêve de porter la maillot National allait pouvoir se réaliser… Naturellement doué, Bikila attira en 1959 l'œil d'un suédois - membre de la croix rouge - Onni Niskanen. Ce dernier était un ami du fameux entraîneur Gosta Olander. Il devint l'entraîneur de Bikila. Avec beaucoup de patience, de prévoyance et d'habileté il transforma un diamant brut en un bijou étincelant.
Les méthodes employées par Onni Niskanen étaient assez novatrices et se rapprochaient de celles de son ami Olander. De longues courses, du sauna, du basket-ball….. firent de Bikila une machine à courir.
Bikila comme le décrivent Raymond Pointu et Olivier Barrot était fait pour la course. "Son absence de mollet, sa finesse nerveuse et jusqu'au profil de son visage, tout en lui était prédestiné à fendre l'air gracieusement et indéfiniment."
Deux mois avant les jeux de Rome, il gagna son premier véritable marathon en 2h39'50" ; un mois plus tard, il gagna à nouveau un marathon, et cette fois-ci dans le temps de 2h21'23". Niskanen sut alors qu'il y avait quelque chose à jouer.
Le matin de l'épreuve du marathon, le journal l'Equipe écrivait : " L'athlète qui remportera le marathon devra être rompu à la chaleur, qui sera encore intense même après le coucher du soleil : [...] Le titre devrait se jouer entre "Power, Suarez, Rhadi et Popov." Quant à ce mystérieux Ethiopien qui aurait couru en 2h17 à Addis Adeba, voilà qui semble bien extravagant.
Dès le début de l'épreuve le marocain Rhadi prit la tête de la course, suivit comme son ombre par Bikila. Ce dernier ne le lâcha pas d'un mètre. Lors d'une reconnaissance du parcours quelques jours avant la compétition, Bikila et Niskanen avaient remarqué qu'à moins d'un mile de la ligne d'arrivée, à l'Arc de Constantin, il y avait l'obélisque d'Axe, qui avait été pillé par les troupes italiennes et ramené d'Éthiopie à Rome. Il semblait approprié de s'en servir comme point de repère pour déclencher l'attaque finale vu qu'il y avait une légère pente. Personne n'aurait pensé que l'Éthiopien se rendrait là, sauf lui. Comme prévu, Bikila attaqua à cet endroit, et gagna son premier marathon, sous l'arc de Triomphe, là même ou 25 ans auparavant, Mussolini lançait ses troupes à l'assaut de l'Ethiopie.
42km195 pieds nus!
Deux choses stupéfièrent le public lors de son triomphe.
Bikila venait d'effectuer les 42km195 pieds nus ! Commentant le fait qu'il avait couru sans chaussures, Bikila dit "Je voulais montrer au monde que mon pays, l'Ethiopie a toujours gagné avec détermination et héroïsme"
En bon entraîneur , Niskanen n'a jamais obligé Bikila à mettre des chaussures de course. Il avait remarqué que les temps étaient meilleurs sans chaussures qu'avec…..
L'autre fait marquant fut qu'il arriva dans un état très frais, dans le temps incroyable de 2h15'16, soit 8 minutes de mieux que le record de l'époque détenu par un certain Zatopek.
Devenu héros national en Ethiopie, il fût récompensé par l'empereur Haile Selassie lui-même, puis disparût quelques temps des stades, fut impliqué à tort dans une tentative de coup d'état avant d'être innocenté, et reprit l'entraînement avant les Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964. Opéré de l'appendicite 5 semaines avant le Marathon japonais, il battit pourtant à nouveau le record du monde, avec des chaussures cette fois, pour devenir à jamais le premier double champion Olympique du Marathon. A cette occasion, Bikila stupéfait à nouveau la foule en effectuant dès la ligne passée une séance de gymnastique afin de récupérer… Il raconte même aux journalistes qu'il aurait pu courir encore une dizaine de kilomètres tellement il se sent frais et dispos. Lors de la cérémonie de remise des médailles, l'hymne… japonais retenti. La fanfare ne connaissait pas l'hymne national éthiopien.
Abandonnant le titre à son compatriote Mamo Walde en 1968, pour la dernière course de sa vie, Abebe n'en restera pas moins celui qui aura ouvert le monde du Sport à l'Afrique et l'Afrique à l'athlétisme. Le Kenyan Kipchoge Keino prendra la relève dès 1968, remportant deux titres et 5 médailles olympiques, et posant peu à peu les bases d'une domination est-africaine sur le demi-fond et le fond mondial, qu'incarnent aujourd'hui Paul Tergat, Haile Gebreselassie, Kenenisa Bekele, Gete Wami ou Derartu Tulu.
Victime d'un accident de voiture en 1969, et dès lors privé de l'usage de ses jambes, Abebe Bikila est mort le 25 Octobre 1973 à Addis Abeba
sources: CIO, Volodalen, Robert Parienté, Coolrunning
23 avril 2006
Les gens du Sport : Lev Yachine, l'araignée noire
Parmi les artistes, qu'ils soient littéraires ou musiciens, acteurs ou peintres, n'oublions pas de laisser une petite place aux gens du sport. Et pour commencer cette rubrique, honneur a celui que l'on surnomma l'Araignée Noire, probablement le plus grand gardien de buts de tous les temps, né comme moi un 22 Octobre, à 53 ans d'intervalle:
LEV YACHINE
Des performances exceptionnelles
Lev Yachine est né le 22 octobre 1929 à Tuchino, dans la banlieue de Moscou. Très vite, il se fait remarquer pour sa rapidité de réaction et sa détente extraordinaire. Des qualités qui feront de lui le gardien de but idéal. Tout au long de sa carrière, il est ainsi parvenu à arrêter plus de 150 penalties. Un résultat sur lequel tout le monde s'accorde à l'exception de Roderich Menzel, qui n'en évoque que 37 pour le Dynamo Moscou dans son ouvrage "Die besten elf Torhüter" ("Les onze meilleurs gardiens de but"), un nombre peut-être dû à une erreur de frappe. À moins que ne soient comptabilisés parmi les 150 tirs de réparation arrêtés par Lev Yachine tous ceux qui l'ont été chez les juniors ou lors des tournois en salle... Une chose est sûre: Lev Yachine ne doit pas ses surnoms de "panthère noire" et de "lion de Moscou" au hasard.
Le football presque par hasard...
En 1966, Lev Yachine, qui a déjà 37 ans lorsqu'il participe à la Coupe du monde de football à l'Angleterre, est bien décidé à poursuivre sa carrière. C'est presque par hasard qu'il s'est retrouvé au poste de gardien. Pendant longtemps, il s'est en effet essayé aux échecs (il a même espéré battre le champion du monde Mikhaïl Botvinnik) et a pratiqué l'escrime, le basket-ball, le tennis et le water-polo après avoir débuté comme gardien de hockey sur glace. Et c'est par un heureux hasard qu'il entre en contact avec le Dynamo Moscou, un club dont il devient le portier attitré dès 1952 et auquel il reste fidèle pendant toute sa carrière.
Champion olympique et champion d'Europe
Lev Yachine a connu une carrière fulgurante. Grâce à lui, l'URSS remporte les Jeux olympiques de 1956 (à l'époque, les footballeurs amateurs des anciens pays communistes ont un net avantage sur leurs adversaires occidentaux, qui étaient eux de véritables amateurs) et le titre européen en 1960. Lev Yachine participe à trois Coupes du monde, en 1958, en 1962 et en 1966. Entre 1950 et 1969, il n'encaisse que 70 buts en 78 matches, soit moins d'un par partie.
1990: décès des suites d'un cancer
Après avoir mis fin à sa carrière de footballeur, Lev Yachine est chargé des questions liées au football auprès du ministère soviétique des sports et devient vice-président de la fédération soviétique de football. Le 20 mars 1990, il décède à Moscou des suites d'un cancer, peu après un match disputé à Moscou à l'occasion de son 60e anniversaire par une sélection mondiale comportant entre autres Franz Beckenbauer, Eusebio et Bobby Charlton.
Le meilleur gardien du siècle
Lev Yachine est aujourd'hui une légende. Il fait partie de la sélection MasterCard du XXe siècle, aux côtés d'autres stars du ballon rond telles que Carlos Alberto Torres, Franz Beckenbauer, Bobby Moore et Nilton Santos. Il figure aussi sur la liste des 11 joueurs du siècle établie à Vienne par le Comité international olympique pour désigner le sportif du siècle.
Seul gardien de l'histoire du football a être élu ballon d'or, en 1963, il a encaissé moins d'un but par match en 75 apparitions sous le maillot Soviétique, à une époque ou les scores fleuves et les matchs à plus de 6 buts étaient Légion. Sur 326 matchs de championnat avec le Dynamo Moscou, Il en a joué 270 sans encaisser le moindre but, et sauvé plus de 160 pénalties.
PALMARES:
Champion Olympique aux JO de Melbourne: 1956
Champion d'URSS : 1954, 1955, 1957, 1959 et 1963
Vainqueur de la Coupe d'URSS : 1953, 1967 et 1970
Coupe du monde : 3 participations en 1958 (Suède), 1962 (Chili) et 1966 (Angleterre)
Quatrième de la Coupe du monde (défaite contre le Portugal 1-2) : 1966
Champion d'Europe des Nations 1960
Finaliste du Championat d'Europe des nations : 1964
Equipe nationale : 75 sélections de 1954 à 1967 (70 buts encaissés)
Sources: Crédit Suisse,Fifa,Wikipedia
























































