Loukoummania

Il est temps de trouver un sous-titre les copains

19 mai 2007

Le Port de l'Angoisse

L'autre jour sur Arte était rediffusé Le Port de l'Angoisse (To Have and Have not), un des plus beau film que j'ai eu l'occasion de voir. Il faut dire que c'est un film d'Howard Hawks, d'après une nouvelle d'Hemingway - adaptée par Faulkner - avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall!

A première vue, le scénario ne me tentait pas franchement. En 1940 à Fort-de-France en Martinique
 durant l'administration vichyssoise, Harry et son second alcoolique Eddy louent son bateau à de riches touristes américains pour des parties de pêche en haute mer. Jusqu'au jour où Harry tombe sur un client mauvais payeur, un nommé Johnson, par lequel il va faire la connaissance d'une charmante américaine, Marie, avec qui il va être entraîné malgré lui dans des affaires politiques.

Mais la présence d'Humphrey Bogart (absolument génialissime dans Casablanca) m'a convaincu de rester, au moins pour voir à quoi ça pouvait bien ressembler.
Et je n'ai vraiment pas été déçue. Ce film est très prenant, on est plongé dans l'histoire jusqu'au cou. Mais surtout la présence de Bogart et Bacall illumine le film et en fait un véritable chef-d'oeuvre.


bogartbacall

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29 août 2006

pure laine

Ce matin, je zappais devant mon petit écran chéri, et je tombais sur une petite perle sortie tout droit du Québec : Pure Laine. Un bijou à voir absolument dès que vous pouvez, c'est sur France 5. Extrait de krinein ci-dessous.

purelaine

A en croire notre télévision, il n'y a que les séries états-uniennes qui sont dignes d'être importées dans l'hexagone. Depuis plusieurs années maintenant, la série télé est un genre en pleine croissance. Les projets se montrent de plus en plus novateurs, ambitieux, chargés en intelligence et en suspens. Les Etats-Unis épatent tellement à ce niveau qu'on en oublierait presque de regarder ce qui se passe ailleurs. Une mauvaise habitude que la plupart des chaînes font prendre à leurs consommateurs. Profitez donc qu'en ce moment sur France 5 soit diffusée une série québécoise de toute première qualité, qui tranche par ses accents de tout ce que les américains nous ont habitué à voir.


« Une famille brune, blanche et jaune, comme un pâté chinois »

Comment définir Pure laine ? Une série policière scientifique ? Une comédie de moeurs ? Non, sortez des sentiers battus. Pure laine ne ressemble à rien de ce qui a été fait jusqu'à présent. On pourrait définir la série comme une « comédie de réflexion ». Les sujets qu'elle aborde sont le racisme, les minorités et les ethnies. Dominique, narrateur et personnage principal, réfléchit sur l'intégration de ces minorités, leur perception dans la société québécoise. N'écoutez pas les mauvaises langues, le Canada est bien un pays comme un autre et les problèmes qu'il rencontre sont ceux que l'on retrouve partout. Tous les pays ne peuvent par contre pas se targuer de diffuser une série télévisée aussi intelligemment portée sur l'autocritique. Dominique, jeune homme noir d'origine haïtienne, est marié à Chantal, originaire des Iles-de-la-Madeleine. Le couple a adopté Ming, une petite chinoise. Une famille noir-blanc-jaune qui, bien évidemment, doit faire face aux préjugés et aux problèmes identitaires. La série ne tente pas de recréer un univers quotidien réaliste. Les choses sont volontairement mises en scène, pour ensuite être décortiquées, analysées. Partant d'une réaction, d'un détail de la vie de tous les jours -souvent d'un préjugé en apparence innocent - Dominique entame une dissertation. Une question s'affiche alors à l'écran et Dominique y répond en développant son raisonnement. Le discours tenu n'est jamais soporifique ni moralisateur. Dominique ne condamne pas, il se penche sur les travers de l'âme humaine avec le sourire accroché au visage et la tendresse au fond de la gorge. Notre personnage n'est pas non plus à percevoir comme un vieux sage irréprochable, il se retrouve parfois lui aussi véhiculeur des préjugés qu'il dénonce.


Tabernacle ! Maudit niaiseux !

Pure laine joue donc sur les clichés, les préjugés, qui sont tournés en ridicule plutôt que d'être scolairement dénoncés. On fait mieux qu'asséner aux gens un discours préconçu sur la tolérance, on développe en eux la réflexion, on leur apprend à voir plus loin que le bout de leur nez. Pure laine se caractérise par des épisodes très rythmés. Il ne faut pas croire que parce que le contenu génère de la réflexion, les épisodes restent figés sur un discours. Au sein d'un même épisode, les allées et venues dans le temps sont nombreux. Des scènes sont souvent répétées plusieurs fois, et nous découvrons peu à peu ce qui s'est passé avant et après. Le montage, dynamique, est assorti d'une bande son toute aussi rythmée. Les dialogues sont bien évidemment d'un très haut niveau, et il est toujours amusant pour les français, de redécouvrir les accents d'une lointaine francophonie. Les tonalités les plus jolies à entendre sont certainement celles de Dominique, composées par un mélange de québécois et de créole. Pour un français habitué aux séries hexagonales pitoyables comme Navarro, Julie Lescaut ou Joséphine ange gardien, Pure Laine est une véritable claque. La première fois que l'on entend et voit des acteurs jouer juste dans la langue de Molière à la télé, c'est avec l'accent de la Belle Province... Tabernacle !


Pure laine est une série drôle, rythmée et citoyenne, qu'il convient de regarder notamment pour éviter de s'enfermer dans ce qui devient des habitudes de consommation télévisuelle. Malheureusement, on peut d'ores et déjà prédire que la série n'aura très certainement pas le succès qu'elle mérite. Diffusée à un horaire assez peu approprié, et sur une chaîne peu regardée, Pure Laine ne touchera sûrement pas un public très large.

 

Gallu

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13 août 2006

lilly rush, cold case

lily410

chaque dimanche soir, un brin de mélancolie m'envahit et je me retrouve avec l'envie récurrente de ne rien faire

alors je m'installe sur mon canapé, et j'allume ma télé
j'aime le choix de france 2 de diffuser des séries le dimanche soir
il y a eu urgences, premier gros succès
puis fbi, portés disparus, deuxième gros succès
et aujourd'hui nous pouvons suivre chaque semaine les aventures de lilly rush, jolie blonde enquêtrice dans cold case, affaires classées
le principe de la série : dès qu'un nouvel indice, ancien témoin ou autre cadavre réapparaît, lilly rush et son équipe réouvre de vieilles affaires non résolues et ce, peu importe la date desdites affaires
ensuite elle s'acharne à les résoudre, en réinterrogeant les témoins, en confrontant les anciennes preuves aux techniques d'investigations modernes, en fouillant dans les directions oubliées
la série repose presque entièrement sur les épaules de l'actrice kathryn morris, que vous aurez peut-être aperçu dans minority report aux côtés de tom cruise
le personnage de lilly rush est le socle de la série, acharnée et mystérieuse, arborant sans cesse la même coiffure et le même costume avec chemise cintrée, c'est presque autour d'elle seule que repose la série
chaque épisode repose sur le même schéma narratif
on plonge dès le début dans les moments qui précédent le meurtre, revivant l'avant-meurtre et les derniers instants du futur mort
ensuite retour en 2005 avec réouverture de l'enquête sous un prétexte quel qu'il soit
à partir de là on alterne entre passé et présent, on revit les moments passés au travers des différents témoignages des protagonistes de l'époque
et c'est là qu'on remarque tout l'intérêt de la série
d'abord les acteurs choisis dans chaque épisode sont extrêmement bien castés
en effet l'alternance passé / présent avec parfois seulement quelques années d'écart entre classement de l'affaire et réouverture du dossier et d'autres fois plusieurs décennies (jusqu'à 60 ans entre le meurtre et la réouverture) il faut être sacrément doués pour à chaque épisode trouver les bons acteurs avec suffisamment de ressemblance physique pour incarner l'entourage de la victime dans le passé et le présent
parfois on est scotché par les ressemblances d'acteurs ayant plus de 40 ans d'écart
autre énorme point fort de la série : la bande-son
outre le thème générique qui est juste splendide (à écouter au moins une fois dans sa vie)  qu'on doit à "es posthumus" (nara) et qui démarre par un cri sorti des entrailles de la terre, il y a aussi toutes les autres musiques de chaque épisode, liée à l'époque du meurtre, on revisite ainsi à chaque épisode de nouveaux styles musicaux, de l'époque disco, à la pop de michael jackson en passant par des époques jazzy ou bluzzy
et cette merveilleuse reprise de "somewhere over the rainbow" qui ponctue de nombreux épisodes, et qui te fout la chair de poule et les larmes aux yeux à tous les coups
une série douce et mélancolique, pas de courses-poursuites, pas de précipitations inutiles
juste une certaine beauté portée par le charme naturel de son actrice phare
et contrairement à d'autres séries qu'il faut suivre à l'épisode près pour comprendre le fil conducteur, cold case consacre les épisodes aux enquêtes et on parle très peu de la vie privée des différents enquêteurs, ce qui permet de suivre les épisodes uniquement quant on a le temps sans forcément perdre le fil de l'histoire
cold case, création de jerry bruckheimer à qui l'on doit déjà toute la série des experts ainsi que fbi, portés disparus, met pour une fois en scène une femme comme chef d'équipe
cold case, qui a vu le jour en 2003, a été le début d'une grande vague de renouveau dans le paysage des séries américaines qui a connu une explosion en 2004 avec lost, desperate housewives ou encore grey's anatomy dont on parlera demain sans doute

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Suite de l'article - 20/08/2006

Après Les Experts à Las Vegas, Les Experts à Miami, Les Experts à New York et en attendant Les Experts au Congo ou encore à Plouhinec, le producteur à succès Jerry Bruckheimer proposait à la rentrée 2003 une nouvelle série policière sur la chaîne américaine CBS, Cold case. Méconnue en France en raison d'une programmation plus que chaotique (des épisodes dans le désordre sur Canal + et TF6, des horaires tardifs sur France 2…), cette série connaîtra peut-être de meilleurs augures car France 2 diffusera la deuxième saison en prime time le dimanche soir, à partir du 25 juin prochain, en commençant par les épisodes 5 et 1 ! Il faudra malheureusement s'en contenter car elle ne verra probablement jamais le jour en DVD, pas même en zone 1. Étrangement, à l'heure de l'explosion du marché du DVD, les producteurs n'ont pu négocier les droits musicaux (plusieurs tubes légendaires par épisode) uniquement pour leur diffusion à la télévision. Série maudite ?

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Cold case, rebaptisée Cold case, affaires classées en VF, s'attache à la réouverture de crimes non résolus, parfois très anciens, et au quotidien de la brigade criminelle de Philadelphie. Au cœur de l'action, l'inspecteur Lily Rush, véritable héroïne dans tous les sens du terme, sacrifie sa vie personnelle pour mener à bien ses enquêtes. Seule femme de l'équipe, elle élucide les crimes et offre le repos éternel à l'âme des victimes, tout en réconfortant leurs proches. Sa vocation reste voisine de celles de nos copines Allison de Medium et Afterlife, l'esprit fantastique en moins. L'actrice Kathryn Morris – une vraie révélation – porte la série sur ses épaules en lui apportant une dimension humaniste et spirituelle. Très proche de FBI, portés disparus (du même papa Bruckheimer) de par sa construction, une enquête par épisode, Cold case est d'une qualité nettement supérieure. Aux commandes, une femme, Meredith Stiehm, fait assez rare dans le domaine des séries policières, qui a fait ses classes en tant que scénariste d'Urgences, Beverly Hills, NYPD Blue et Washington Police. Elle parvient à insuffler une intensité dramatique rare sur presque chaque épisode, ne distillant que très peu de renseignements sur les personnages. Chaque nouvelle information concernant leur vie privée est ainsi vécue comme une révélation, accroissant leur charisme au fil des saisons.

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La véritable originalité du show est de nous faire revivre les événements passés, replongeant le spectateur dans le contexte de l'époque, toujours minutieusement reconstitué. La bande originale magique – constituée de tubes de l'année des meurtres, tous plus célèbres les uns que les autres – les décors et les diverses voitures utilisées permettent une immersion totale. La série joue habilement sur les flash-back sur les personnages, dont la ressemblance est souvent frappante à 20 ans d'écart, soulignant leur évolution, positive ou négative. Dans leur quête de la vérité, Lily Rush et son équipe s'attachent autant à déterminer les raisons qui ont conduit à commettre l'irréparable qu'à démasquer le criminel. Chaque personnage bénéficie d'une psychologie fouillée, même les pires meurtriers : leurs interactions avec les membres de l'équipe s'en trouvent renforcées. Certains de leurs comportements renvoient au passé des héros, faisant écho à des douleurs enfouies.


cold case



La construction des épisodes suit toujours le même schéma : une scène d'introduction, le plus souvent heureuse, décrivant la victime et son entourage à la date de sa mort, qui s'achève sur le corps inanimé, sans nous en expliquer davantage. Puis, retour de nos jours, dans les bureaux de la police de Philadelphie. Un élément nouveau ressurgit et Lily Rush rouvre le dossier. S'ensuivent des rencontres avec les proches des victimes pour faire avancer la nouvelle enquête ; tout comme les détectives, le spectateur est souvent aiguillé vers un faux coupable. Les suspects sont interpellés dans la salle d'interrogatoire, oppressante et confinée, qui constitue pratiquement un personnage à part entière. C'est ici qu'ils craquent et font généralement leurs aveux.


cold case



À la fin de chaque épisode, Lily a des visions furtives de la victime, qui semble la remercier après la résolution des crimes, dont l'atrocité fait souvent froid dans le dos. Elle devient ainsi le pendant humain des anges des Routes du paradis : eux descendent sur Terre pour aider les vivants et elle s'occupe des morts depuis la Terre. Contrairement aux Experts & Cie, Cold case s'intéresse plus à la psychologie des personnages qu'à la résolution purement "technique" des meurtres. Ici, pas d'expertise médico-légale détaillée, ni d'interventions musclées sur les lieux. Seules comptent les relations entre les protagonistes, donnant à la série ce supplément d'âme qui lui est si cher. Cependant, à persister dans ce schéma répétitif, la série pourra s'essouffler sur la longueur et le spectateur reprochera de ne plus être surpris. Réponse dans la saison 3 à la rentrée sur Canal + avec deux nouveaux personnages féminins.

Florine Lhuillier

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22 juillet 2006

séries de mon coeur, lost

Je suis la seule à parler TV en général sur ce blog, en tout cas la seule visiblement accro aux séries TV même si j'ai eu vent par une certaine Fée Bleue en personne d'un goût prononcé qu'elle avait acquis pour une certaine série du mardi soir sur M6, suite à un de mes articles ;)
Alors voilà les séries dont nous avons déjà parlé au travers de mes blogs (les liens à suivre sont en colonne de droite) :


* monk (djo)
* sex and the city (djo et lOu jO)
* lost (djo)
* Matrioshki, le trafic de la honte (djo)
 
* desperate housewives (lOu jO et loukoummania)
* une nounou d'enfer (djo)
* FBI, portés disparus (djo et lOu jO)
* Tru Calling, compte à rebours (djo)
* medium (loukoummania)


Ca fait déjà pas mal mais c'est un grain de sable par rapport à toutes les séries dont j'ai l'intention de parler dans un futur plus ou moins proche, je vous fais un petit aperçu :

* les experts et leurs dérivés
* urgences
* grey's anatomy
* les 4400 (on en avait pas parlé tiens d'ailleurs déjà ? c'est ma mémoire qui défaille ?)
* dawson
* charmed
* madame est servie
* cosby show
* l'agenge tous risques
* malcolm
* roswell
* six feet under
* ally mc beal
* cold case, affaires classées
* drôles de dames
* fame et ses dérivés : un, dos, tres en espagne, performers en italie
* la fête à la maison, l'empire des soeurs olsen, summerland
* la petite maison dans la prairie
* hartley coeur à vif
* quoi de neuf docteur ?
* 21 jump street
* the inside, dans la tête des tueurs
* boston justice
etc. etc.

Joyeux programme en perspective et j'en oublie sans doute.
Mais pour l'heure intéressons-nous à la série du jour : Lost. J'en avais parlé sur mon premier blog (djo) comme précisé ci-dessous mais je n'avais pas été au bout de mes articles me contentant de prendre les choses du point de vue des acteurs / personnages en parlant de seulement 5 d'entre eux. On reprend à zéro aujourd'hui par un point de vue différent. Mais comme la série tourne autour des personnages et de leur psychologie, on va bel et bien être obligé d'y revenir.

sea2cast


Lost met en scène un groupe de 48 rescapés d'un crash aérien sur une île déserte du Pacifique. Malheureusement, suite à un problème technique subi par l'avion, les secours recherchent les survivants et les restes de l'appareil à plusieurs milliers de kilomètres de son point de chute. Pour les survivants, la situation est claire, il va falloir survivre pendant quelque temps. Peut-être très longtemps. Scénario classique a priori et pourtant. On est très loin de Robinson Crusoë. La série flirte entre différents genres, mais ce n'est pas davantage une série d'aventures, qu'une série fantastique ou qu'une série basée sur la psychologie des personnages.
Car dans la première saison on suit la vie sur l'île de 14 des 48 rescapés. Chaque épisode est construit de la même façon : on est centré sur un des 14 personnages, et le personnage central de l'épisode nous en apprend peu à peu davantage sur son passé, son histoire, le pourquoi de sa présence sur le vol etc. au travers de flash-back. Même cette construction récurrente n'entraîne pas la lassitude. Bien au contraire. Car lorsque l'on piétine, la curiosité n'en est que plus grande. On cherche un sens, on essaye sans cesse de comprendre. Venons-en aux personnages. Et là il va falloir détailler un peu. Car si chacun semble être une parfaite caricature, il faut savoir creuser un peu pour se rendre compte que le réalisateur nous donne une première image de chaque héros uniquement pour mieux la contredire quelques temps après. On retrouve ainsi :

7_NerakJack => le leader
Jack est un jeune médecin qui s'évertue à soigner et sauver plusieurs survivants, malgré les moyens dérisoires dont il dispose. Il acquiert rapidement la confiance des autres rescapés qui le sollicitent régulièrement pour prendre les décisions importantes. Il devient donc le leader naturel du groupe. C'est d'ailleurs par son intermédiaire que la série débute et que les téléspectateurs découvrent le crash de l'avion sur la plage. Réfléchi, courageux et volontaire, il est le héros par excellence. Attiré par Kate, il trouve en la jeune femme un soutien précieux. Mais sa place de leader le pousse à faire des choix parfois lourds de conséquences…

49_ZarahKate => l'ange démoniaque
Kate est une jeune femme forte, énergique et déterminée. Son caractère lui fait rapidement prendre de l'ascendant sur le groupe de rescapés. Fonceuse, elle est de toutes les expéditions dans la jungle et cherche par tous les moyens à quitter l'île. Si elle se montre intriguée par la personnalité de Sawyer, elle sympathise rapidement avec Jack. Mais cette jolie brune au visage angélique est aussi mystérieuse que ravissante. Kate cache de lourds secrets que personne ne soupçonne sur l'île et Jack découvre rapidement qu'elle voyageait à bord du vol escortée par un marshall...

6_missAliasLocke => le mystérieux
Locke est de loin le personnage le plus énigmatique des rescapés. Etonnamment, il semble plutôt heureux de son arrivée sur l'île. Bricoleur et débrouillard, il a une certaine expérience de la vie sauvage. Il apporte une aide précieuse au groupe et part régulièrement dans la jungle chasser le sanglier. Cultivé, il a une certaine philosophie de la vie qu'il distille de temps à autre à certains de ses compagnons. Il devient le maître à penser de Boone et du jeune Walt. Locke est le seul naufragé à sembler saisir les mystères de l'île...

44_ZarahShannon => fille à papa
Shannon est la soeur de Boone. Egocentrique, matérialiste et capricieuse, elle représente le stéréotype de la “fille à papa” trop gâtée. Persuadée d'être retrouvée par les secours, elle ne semble pas se rendre compte de la situation et ne pense qu'à bronzer alors que tout le monde s'active autour d'elle. Ses connaissances linguistiques font d'elle une traductrice utile…

14_NerakBoone => le frère
Boone est le frère aîné de Shannon. Malgré leurs relations houleuses, il se montre très protecteur vis-à-vis d'elle. Toujours prêt à rendre service, il cherche à se rendre utile et fait ce qu'il peut pour aider les autres. Attiré par le savoir-faire de Locke, il sympathise rapidement avec lui

22_ZarahSayid => l'expert
Sayid est un ancien membre de la Garde Républicaine de Saddam Hussein. Il a combattu du côté irakien durant la Guerre du Golfe. Expert en communication, il cherche dès le départ à se servir de ses compétences pour alerter les secours et signaler leur présence sur l'île. Malgré ses échecs, il ne se laisse pas décourager et se révèle entreprenant et inventif. Il se heurte violemment avec Sawyer ; une haine qui le pousse à des extrémités qu'il regrettera par la suite...

13_AnaeleHurley => la bonne pâte
Hurley est un personnage sympathique, qui apporte une touche d'humour à la série. Toujours de bonne humeur, gentil et serviable, il fait preuve de bonne volonté mais tourne de l'oeil à la moindre goutte de sang. Son obésité lui attire des remarques désobligeantes de la part de certains rescapés. Il se tourne rapidement vers Jack, en qui il a totalement confiance.

007Claire => la jeune maman
Claire est une jeune Australienne enceinte de 8 mois. Son accouchement imminent et l'avenir de son enfant sur l'île lui créent de grosses inquiétudes mais elle tente de rester positive. Elle trouve du réconfort auprès d'Hurley et surtout de Charlie qui fait tout pour lui changer les idées et la rassurer.

52_ZarahCharlie => rockeur à la dérive
Derrière une apparence plutôt amusante, Charlie est l'un des personnages les plus tourmentés de l'île. Ancien bassiste d'un groupe de rock à présent séparé, les Drive Shaft, ce jeune anglais cache en fait à ses compagnons de fortune qu'il est un toxicomane, accro à l'héroïne. Il se prend très vite d'affection pour Claire et fait tout pour qu'elle garde le moral. L'île lui offrira l'occasion de se réinventer...

14_bedouJin => bande à part
Jin est le mari de Sun. Intransigeant, froid et autoritaire, surtout avec son épouse, Jin se met volontairement à l'écart du groupe. Il interdit également à sa femme d'entrer en contact avec les autres rescapés. Ce couple de Coréens parle une autre langue et a une culture différente du reste du groupe.

5_MilieSun => la femme secrète
Sun est une épouse soumise, douce et timide. Tout comme son mari, elle se trouve en décalage avec les autres survivants à cause de la barrière de la langue. Issue d'une famille riche, elle se révèle malgré tout très débrouillarde dans la vie de tous les jours. Ses connaissances en botanique rendent de fiers services aux naufragés. Malgré les remontrances de son époux, elle montre quelques signes d'indépendance et a envie de se rapprocher des autres survivants.

31_missAliasSawyer => le bad boy
Sawyer est le stéréotype du mauvais garçon. Personnage antipathique, à la fois menteur et manipulateur, égoïste et voleur, il manifeste constamment une attitude négative. Il se méfie de tout le monde et cherche à se débrouiller seul. En toute logique, il se met donc d'emblée tout le monde à dos, à commencer par Sayid, qu'il accuse d'être un terroriste et Hurley, qu'il ridiculise à cause de son poids. Il ne reste pas indifférent aux charmes de Kate et lui fait ouvertement des avances. Agacé par la personnalité et l'autorité dont Jack fait preuve, Sawyer s'oppose régulièrement à lui et cherche à le provoquer par tous les moyens.

7_AnaeleMickael => le père
Bien qu'étant le père de Walt, Michael connaît peu de choses de son fils qui vivait avec sa mère en Australie. Si ses rapports avec le jeune garçon sont plutôt distants et tendus, il va apprendre à mieux le connaître. Inquiet de l'intérêt que Walt porte à Locke, il lui interdit de le fréquenter.

5_luciolsWalt => le fils
Seul enfant rescapé de l'île, Walt a perdu sa mère quinze jours avant le crash. Il se montre plus inquiet par la disparition de son chien, Vincent, que par son arrivée sur l'île. Il voue une certaine admiration à Locke et cherche son contact malgré la désapprobation de son père.

Le quinzième personnage de la série, c'est l'île. Extrait d'écran large : Quel est donc ce lieu énigmatique qui semble échapper à toutes les lois physiques en vigueur, à commencer par les règles temporelles, aussi bien chronologiques (une ancienne expédition échouée ici 16 ans plus tôt, précisément sur la même île perdue) que climatiques (un ours polaire au bout milieu d’une île tropicale du Pacifique !) et qui recèle en son sein la plus effrayante de toutes les peurs « matérialisée » par le biais de cris « dinosauriens » d’une créature constamment suggérée mais jamais dévoilée (une pure chimère, essence de toutes les peurs ?). L'île hostile dont personne ne semble pouvoir s'échapper.

J'ai donc loupé le début de la saison 2 la semaine dernière. Comme j'avais déjà loupé quelques épisodes l'an passé. Et dans Lost, loupé des morceaux de l'intrigue c'est extrêmement gênant car chaque épisode est bourré de détails que l'on ne comprend pas forcément immédiatement mais qui prennent de l'importance plus tard, dans un épisode plus lointain.
Lost c'est plus qu'une série parfois. C'est un véritable film américain avec toutes les compétences qu'on leur connaît dans le domaine quand ils font des efforts (on leur connaît aussi nombre de navets). Lost se rapproche du cinéma. Du grand cinéma. Mais il faut tout voir. En tout cas ne pas commencer en milieu de saison et encore moins commencer par la saison 2. Donc pour ceux qui ont loupé les rediffs de la saison 1 => ne vous lancez pas dans Lost 2.
Pour ceux qui ont suivi la saison 1, un personnage est mort et enterré. L'occasion en saison 2 d'ajouter de nouveaux personnages. J'en ai trop peu vu ce soir pour en dire plus. Mais les 48 rescapés de départ se voient rejoints par 23 autres occupants de l'appareil. On devrait donc avoir 5 ou 6 personnages principaux supplémentaires. A confirmer. En attendant je vous laisse avec la photo ci-dessous de Jack entouré de deux belles brunes : Kate et Ana Lucia (nouvelle venue).

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14 juin 2006

seiya

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25 mai 2006

mort de Claude Piéplu

Une triste nouvelle est arrivée jusqu'à moi ce soir. Celui qui fut LA voix des Shadoks nous a quittés hier. L'occasion de faire un retour sur sa vie et l'occasion pour moi de vous parler enfin de ses passoires dont j'avais promis de parler sur mon ancien blog. A suivre d'autres théories Shadoks. Et vous pouvez toujours retrouver dans la même catégorie que cet article, l'article de Tan du 14 mai dernier qui vous présente un peu la grande famille des Shadoks.



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Le comédien Claude Piéplu est mort, mercredi 24 mai, à l'âge de 83 ans, des suites d'une longue maladie. Il était devenu, en 175 rôles au théâtre et près de 40 films, un maître de la dérision, dont la voix éraillée reste associée aux Shadoks.

Né le 3 mai 1923 à Paris, fils de cuisinier, Claude Piéplu commence à travailler dès l'âge de 15 ans comme grouillot dans une banque. Parallèlement, il suit les cours de théâtre de Maurice Escande. En 1944, il est engagé aux Mathurins, où il joue Federico avec Gérard  Philipe et Maria Casarès. Par deux fois, il échoue au concours du  Conservatoire.

Sa carrière démarre réellement en 1956 avec un engagement de longue durée dans la compagnie de Jacques Fabbri. La même année, il fait sa première apparition au cinéma dans Adorables démons de Maurice Cloche, qui lui  ouvre la voie d'une multitude de comédies plus ou moins réussies. Il s'illustre notamment dans La Bourse ou la vie de Jean-Pierre Mocky en  1965, La Meilleure Façon de marcher de Claude Miller en 1975, ou encore Noces  rouges de Claude Chabrol en 1972 et Le Charme discret de la bourgeoisie de  Luis Buñuel, ses rares rôles tragiques.

VOIX ÉRAILLÉE

En 1968, il prête sa voix au programme télévisé Les Shadoks, qui lui permet d'asseoir définitivement sa notoriété. Sa voix éraillée et chaleureuse, immédiatement reconnaissable grâce à la popularité de ce dessin animé, sera sa signature jusqu'à sa mort.

Acteur de théâtre assoiffé de nouveauté, il avait décidé en 1975 d'abandonner les auteurs classiques pour ne jouer que des créations contemporaines.

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Les passoires (d'après le professeur Shadoko)

0n appelle passoire tout instrument sur lequel on peut définir trois sous-ensembles : l'intérieur, l'extérieur, et les trous. L'intérieur est généralement placé au-dessus de l'extérieur et se compose le plus souvent de nouilles et d'eau. Les trous ne sont pas importants. En effet, une expérience simple permet de se rendre compte que l'on ne change pas notablement les qualités de l'instrument en réduisant de moitié le nombre des trous, puis en réduisant cette moitié de moitié... etc... etc... et à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous du tout.

 

D'où THEOREME :
La notion de passoire est indépendante de la notion de trou
...et RECIPROQUEMENT.

On appelle passoires du Premier Ordre les passoires qui ne laissent passer Ni les nouilles Ni l'eau. On appelle passoires du Second Ordre les passoires qui laissent passer ET les nouilles ET l'eau. On appelle passoires du Troisieme Ordre, ou passoires complexes, les passoires qui laissent passer quelquefois l'un ou l'autre et quelquefois pas. Pour qu'une passoire complexe laisse passer l'eau et pas les nouilles, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre des nouilles. Pour qu'une passoire complexe laisse passer les nouilles et pas l'eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre de l'eau. Quant aux passoires du premier ordre qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau, il y en a de deux sortes. Les passoires qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau ni dans un sens ni dans l'autre et celles qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau que dans un sens seulement. Ces passoires-là, on les appelle des casseroles.

 

Il y a trois sortes de casseroles : Les casseroles avec la queue à droite, les casseroles avec la queue à gauche, et les casseroles avec pas de queue du tout. Mais celles-là on les appelle des autobus.

Il y a trois sortes d'autobus : les autobus qui marchent à droite, les autobus qui marchent à gauche et les autobus qui ne marchent ni d'un côté ni de l'autre. Mais ceux-là, on les appelle des casseroles.

 

Il y a trois sortes de casseroles : les casseroles...

 

Les passoires...

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23 mai 2006

desperate housewives

Et un vieil article ressorti du placard pour l'occasion :) Ce 23 mai est un jour important, même si c'est un 23 :) Allumez la télé. Mettez-vous sur la 6. Et dégustez ! Jouissez !


Voilà donc bien longtemps que je souhaitais parler de cette série télé, série génialissime, cruelle, mesquine, méchante, tordante, très décalée et terriblement JOUISSIVE ! Comme je vais coller des articles, je ne m'étendrais pas plus pour l'instant :) Mes sources sont allocine.com et commeaucinema.com

"DESPERATE HOUSEWIVES a débuté aux Etats-Unis en octobre 2004, sur ABC. Le concept : quatre amies vivent dans une banlieue middle class des Etats-Unis. Entre cuisine et langes, leur existence ronronne quelque peu. Jusqu'au jour où une de leurs voisines se tire une balle dans la tête. Le quotidien bien huilé se grippe et l'on découvre que la vie d'une ménagère n'est pas aussi lisse qu'il n'y paraît.

«Je suis une femme au foyer désespérée !» La confidence est faite en public, lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, le 1er mai dernier. Et elle émane de Laura Bush. Avec humour, la femme du Président américain raconte que son quotidien n'est pas rose tous les jours et conclut : «Si ces filles pensent qu'elles sont des femmes au foyer désespérées, alors qu'elles viennent vivre avec George ...» Aux Etats-Unis, l'expression est devenue une sorte de blague et offre un statut à des millions d'épouses modèles, lasses de faire croire que la maternité est «le plus beau rôle de leur vie» et la satisfaction de leur mari leur unique but. Dans la série, les personnages traversent de douloureuses crises existentielles, liées à leur solitude, leur désir de perfection, leur peur de ne pas plaire. C'est la première fois que des ménagères de moins de 50 ans gagnent leurs galons d'héroïnes. Teri Hatcher
, qui joue une mère divorcée blessée par la trahison de son mari parti avec sa jeune secrétaire, est adorée dans les foyers américains. Sa carrière était au point mort depuis sept ans ; désormais, elle est la nouvelle coqueluche de l'Amérique.
DESPERATE HOUSEWIVES, c'est avant tout un homme - Marc Cherry
- et des femmes. C'est en réalisant le calvaire de la vie de sa mère qui, comme beaucoup des femmes au début des années 60, "sacrifiait" tout pour s'occuper de sa famille, que lui est venue l'idée de la série. « Personne n'a envie de voir une satire sur des femmes au foyer, faites-en plutôt un soap», conseillèrent les patrons de chaîne à Mark Cherry quand il leur proposa DESPERATE HOUSEWIVES. Pendant dix ans, ce créateur a vu tous ses projets de série refusés. Mais là, il sent qu'il tient le bon filon et persiste. Quelques mois et quelques rencontres plus tard, Mark Cherry, accompagné de Michael Edelstein, Charles Pratt Jr, un producteur de nombreux soaps comme « General Hospital » ou « Santa Barbara » et Tom Spezialy, producteur et scénariste sur « les Ed » ou « Dead Like Me » démarre l'aventure à l'écran quand ABC accepte le pilote. Un pari risqué et transformé où les femmes ne sont pas en reste puisque les vedettes ne sont autres que Teri Hatcher (Loïs de « Loïs et Clark »), Felicity Huffman (« Sports Night », « A la Maison Blanche »), Marcia Cross, la méchante de « Melrose Place », ou encore Nicolette Sheridan (« Côte Ouest »). Une vraie basse-cour dans laquelle il ne manquait que le coq ; apparu sous les traits de Jamie Denton (« Le Caméléon », « Agence Matrix »)."

Oki, j'arrête là pour cet article qui résume la série mais je continue d'en parler dans le suivant. En attendant, régalez-vous (pour ceux / celles pour qui c'est un régal) avec l'image du coq dont parle le journaliste ^^ A croquer non ?

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Vous aurez peut-être noter que les actrices, toutes super bien foutues et plutôt pas mal sont issues de séries-navets, de trucs minables etc. La palme revenant à Eva Longoria qui, non citée dans l'article précédent, est quand même issue des Feux de l'Amour, si, si. En outre, et dans un autre registre, c'est aussi la copine de notre star française du basket : Tony Parker. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas juger sur les apparences, même si les photos promo sont souvent faites pour mettre en valeur physiquement les actrices, même si elles n'ont pas toutes un passé reluisant dans le métier, le ton de la série est désopilant, il bouscule les idées reçues et chacune d'entre elles est exceptionnelle dans le rôle qui lui a été attribuée. La cruche de service convient parfaitement à Teri Hatcher, la bourgeoise froide sied à merveille à Marcia Cross, Eva Longoria est géniale en bomba latina machiavélique et chieuse, quant à Felicity Huffman, elle est parfaite en mère de famille contre son gré, ex-carriériste reconvertie en maman au foyer. Allez encore un article (les sources sont citées dans l'article précédent).

"Après les séries comme ALLY MCBEAL ou SEX AND THE CITY, qui creusaient le sillon des trentenaires occidentales à la recherche de l'homme rêvé, DESPERATE HOUSEWIVES se transporte chez ces mêmes femmes dix ans plus tard, une fois le mâle en question épousé et une tonne de désillusions en travers du gosier. La quarantaine à la maison avec enfants, même avec de l'argent ? Rien de moins sexy, rien de plus ringard sur l'échelle de la branchitude mondialisée : corvées incessantes, épuisement, soucis affectifs chroniques, ingratitude… et pourtant...
Mais quel secret a donc poussé Marie-Alice Young (Brenda Strong
) à mettre fin à ses jours ? Toute la communauté de Wisteria Lane est en émoi. Epouse dévouée, Marie-Alice s'occupait de sa maison avec application, et s'arrangeait toujours pour que le dîner soit prêt au retour de son mari ou de son fils. Bref, une vie sans histoire, en apparence plus facile que celle de ses amies parmi lesquelles : Susan Mayer (Teri Hatcher) la célibataire. Belle plante et mère célibataire, Susan recherche désespérément un homme, un vrai. Sa dernière cible ? Mike, son nouveau voisin ultra-sexy. Coachée par sa fille de 15 ans, elle est prête à user de tous ses charmes pour l'attirer dans ses filets. Seulement Susan est loin d'être la seule à avoir faim...

Bree Van de Kamp (Marcia Cross
) est une bourgeoise coincée. Collier de perles, raie sur le côté et petit tailleur d'institutrice étriquée..., Bree est la perfection incarnée. Pas un cheveu de travers. Névrosée au plus haut point, «imprévu» et « fantaisie » ne font pas partie de son vocabulaire. Imaginez sa tête lorsque Rex, son mari (très bien sous tout rapport), lui propose de fréquenter une tierce personne pour pimenter leur vie sexuelle...

Gabrielle Solis (Eva Longoria
) est la bomba. Cette Latina au corps de rêve a tout pour être heureuse : la grande maison, le mari plein aux as et les beaux cadeaux qui vont avec. Mais tout ça manque terriblement de piquant pour cet ex-mannequin au sang chaud. Sa solution? S'encanailler avec son jardinier, de vingt ans son cadet. Entre son mari et son jeune amant, son coeur balance.

Lynette Scavo (Felicity Huffman
) est la frustrée. Femme d'affaires aux dents longues, elle plaque du jour au lendemain sa carrière en argent massif pour s'occuper de ses jumeaux. Grave erreur ! Plus exigeants qu'un « big boss » des finances, plus imprévisibles que les cours de la Bourse, ils mènent leur mère par le bout du nez.

Edie Britt (Nicollette Sheridan) est l'allumeuse : une véritable croqueuse d'hommes. Crinière blonde peroxydée et forte poitrine, cette poupée gonflable fait tourner la tête de tout le quartier. Les femmes la redoutent et les hommes la désirent. En d'autres termes, la pire voisine au monde !

Côté hommes, il y a le nouveau voisin, Mike Delfino (James Denton), un supposé plombier qui a Susan et Eddie à ses pieds ; Rex Van De Kamp (Steven Culp
), qui envisage de se séparer de sa femme ; Carlos, la moitié de Gabrielle qui considère qu'en lui offrant un diamant de 15 000 dollars, elle doit faire tout ce qu'il lui demande. Et enfin, il y a Paul (Mark Moses), le mari de Mary Alice qui doit certainement avoir une excellente raison pour agir de façon si étrange. Depuis son point de vue si privilégié, Mary Alice voit tout et beaucoup plus que ce qu'elle pouvait voir étant vivante. Elle nous fait partager tous les petits secrets qui se cachent derrière chaque porte fermée par l'un des habitants de ce quartier aux allures si paisibles et si tranquilles.
De l'amour, de la passion, de la trahison et une dose de crime, DESPERATE HOUSEWIVES possède tous les ingrédients d'un bon soap opéra, une bonne dose d'humour et de dérision en plus. Sans oublier le soupçon de réalisme qui manque cruellement au genre précité. DESPERATE HOUSEWIVES, c'est LA recette du succès.
Au premier abord, une recette facile empreinte de paranoïa et de belles filles sexy pour aguicher le téléspectateur. Mais DESPERATE HOUSEWIVES, c'est bien plus que ça. La série s'intéresse de façon sérieuse aux vrais problèmes que peuvent rencontrer les femmes au foyer. Elles deviennent les héroïnes de l'ombre. Bien plus qu'il n'en faut pour rendre accroc toutes celles (ou ceux) qui subissent ce genre de situation. Autant dire presque tout le monde. Mais surtout, sous son aspect lisse et consensuel, la série distille une saveur douce-amère où l'on découvre tout à coup que ces petites choses ordinaires du quotidien pourraient cacher des vérités bien moins avouables et une réalité bien plus drôle. Alors la vie des habitants de Wisteria Lane devient beaucoup plus passionnante à suivre.
A Wisteria Lane, on observe une population qui vit comme dans une réserve, coupée de tout. Cette rue dont on ne sort jamais, ces maisons où pas un poste de télé ni une conversation ne rappellent l'existence du monde extérieur, est l'exacte métaphore de l'espace mental de la mère de famille qui n'a pas le temps de sauver le monde (alors à quoi bon s'en occuper). Les féministes américaines débattent encore du côté réactionnaire de la série (et ses valeurs famille, patrie, cookies). La série explore sans complexe tous les rebondissements liés au suicide de Mary-Alice : incendie criminel, chantage, vols, meurtres, prostitution, relations sadomaso, secrets de famille gratinés... Mais DESPERATE HOUSEWIVES décrit avant tout un enfermement. Sous le vernis de ces dames et leurs impeccables brushings, sous leur volonté farouche de sauver les apparences, la solitude et la folie triomphent."

Puisqu'on  parlé des actrices ici, voici leurs photos :

Susan :

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Bree :

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Gabrielle :

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Lynette :

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Voilà les 4 desperate housewives dont nous suivons les péripéties. Mary-Alice, la morte qui raconte toute la série du haut de son ciel c'est elle :

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On ajoute à ces charmantes dames, la peste blonde de service, Edie :

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Et le tour est joué :)

Evidemment je vous mets une petite photo du jardinier avec lequel Gabrielle occupe ses journées juste pour le plaisir des yeux ^^


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Alors voilà, ce soir sur M6 seront diffusés les premiers épisodes de la série. A VOIR ABSOLUMENT !!! ENREGISTREZ SI VOUS N'ETES PAS DISPO !!!

Et on se quitte avec quelques photos :

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14 mai 2006

Les Shadoks

En me promenant de sites en sites, à la recherche d'informations sur la fondation des Shadoks je suis tombée sur un résumé de la logique des Shadoks et de leurs péripéties. Je n'ai pas tout recopié ici, donc si vous voullez y faire un tour : www.lesshadoks.om

Le Cerveau des Shadoks :

Eduquer les Shadoks, malheureusement, c'était pas chose facile.

Les cerveaux des Shadoks, en effet, avaient une capacité tout à   fait limitée.

Ils ne comportaient en tout que QUATRE CASES.
Et encore, c'était pas toujours vrai parce que bien souvent il y   en avait de bouchées. Pour remplir les cases déjà, c'était pas facile et cela prenait un certain temps.
C'est alors que commençait la difficulté parce que, quand les cases étaient pleines, il n'y avait plus de place et le Shadok, on ne pouvait plus rien lui apprendre.Si on essayait quand même, alors obligatoirement il y avait une case qui se vidait pour faire de la place.
De sorte que quand un Shadok avec une tête pleine voulait apprendre quelque chose, il fallait qu'il en oublie une autre.
Exemple: Si un Shadok avait appris à marcher avec une case et que plus tard il ait appris trois mots avec les autres cases, eh bien, si en plus on voulait lui apprendre à faire du vélo, le Shadok ne savait plus marcher.

Comme ils n'avaient que quatre cases, évidemment les Shadoks ne connaissaient pas plus de quatre mots. C'était: GA BU ZO MEU
Vous comprendrez donc facilement qu'il n'y avait pas du tout suffisamment  de mots pour toutes les choses qui existaient et qu'il y avait des quantités de choses qui avaient le même mot.

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L'histoire :


Première Série (Fin Avril 1968)
Seconde Série (Début 1969)
Troisième Série
Quatrième Série (Janvier 2000)

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1ère Série

Les Shadoks et les Gibis en eurent assez au bout d'un certain temps de vivre sur des planètes qui ne marchaient pas très bien. Alors ils décidèrent d'aller sur la terre qui avait l'air de mieux marcher.
Pour les Gibis pas de problème. Pour leur fusée ils ont un combustible super puissant : Le Cosmogol 999 qu'ils extraient de l'atmosphère.
Les Shadoks, pour essayer de faire marcher leur fusée biscornue, veulent pomper le cosmogol Gibi à travers le cosmos. De là cette manie de pomper pour un oui ou pour un non dont ils ne se déferont jamais.
Cela ne marchera pas, mais ils partiront quand même. Pas en fusée, mais dans des entonnoirs et des passoires interplanétaires.
On apprend en outre pourquoi les Shadoks pondent des oeufs en fer. Pourquoi certains ont des pattes en haut. Pourquoi le Marin Shadok part tout seul dans l'espace grâce à son système de recyclage de l'eau. Pourquoi ils font rater exprès leurs essais de fusée. En un mot :"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" et tous les principes fondamentaux de la logique Shadok.
A la fin de la première série, ils arrivent enfin sur la terre. Mais...

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2ème Série

Mais la terre n'était pas si amusante que ça car elle appartenait à un redoutable insecte : Gégène. Les Gibis s'en feront un ami en lui jouant de la musique. Mais il mènera la vie dure aux pauvres Shadoks.
D'abord ils essaieront de ranger la terre : la mer d'un côté, les montagnes de l'autre et la pluie en dessous. Mais la colère de Gégène les obligera à se réfugier sur la Lune. Bien moins confortable que celle de maintenant car elle se dégonflait. Et puis voilà qu'ils se dépeuplent et qu'il faut nommer un Ministre de la Population, et voilà le marin Shadok, ivre de vengeance, qui rapplique pour tout arranger.


Les Shadoks trouveront quand même le temps de parfaire leur éducation ; théorie mathématique des passoires, numération par poubelle, géométrie ponctuelle, musique défensive, etc ...
Les Gibis, ne connaîtront pas de problèmes sur Terre, sauf un, majeur : ils se mettent à vieillir, une maladie qu'ils ne connaissaient pas sur leur ancienne planète.
Les uns pour échapper à Gégène, les autres pour échapper au temps, tout ce beau monde quitte la terre.

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3ème Série

Après tous ces déboires, les pauvres Shadoks décident de se construire une planète à eux, à partir de rien du tout, ou plus exactement d'anti-matière. Ils créent le jour, la nuit, le ciel, la terre et des animaux à leur image et ... l'ordinateur, qu'on appelait alors l'anti-mémoire parce que les Shadoks y jetaient ce qu'ils voulaient oublier.
Mais très vite, ils rencontrent, sur leur planète toute neuve, des problèmes qui ne sont pas bien différents i ne sont pas bien différents des nôtres et on verra comment ils essaient de les résoudre... mais à leur manière.
Prévoir l'avenir, mais aussi le présent et le passé grâce à l'ordinateur.
Le problème de la circulation résolu avec "le permis de ne pas conduire".
La médecine Shadok et comment venir à bout de la terrible maladie : La maladie qui fait réfléchir.
Le transport aérien et les meetings d'accidents d'avion pour que toutes les catastrophes de l'année arrivent le même jour.
L'organisation de la marine Shadok et le problème du tunnel sous la Manche.
Tiercé à un seul cheval, loto des accidents d'auto, contrôle des naissances, aérodromes gonflables, mines des chaussures, etc...
Et puis voilà qu'un jour arrivent du fond du ciel les terribles Chapeaux Non Identifiés qui sèment l'horreur et la panique. Ce sont les Gibis qui apportent aux Shadoks la civilisation des loisirs. Mais les Gibis sont devenus bêtes et méchants. Leur loisirs se pratiquent dans les usines avec de temps en temps des week-ends de travail pour les plus méritants.
Tout s'arrange quand même... mais mal. Les Gibis devenus bêtes et les Shadoks gentils décident de faire un film inversant les rôles, et l'histoire peut recommencer comme au début.

 
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 4ème Série

Malgré le temps, les choses ne se sont pas arrangées pour les malheureux Shadoks. Voilà maintenant que leur tombent sur la tête le ciel et ses planètes, son Zodiaque, et ses satellites. Car sous les doigts du Big Blank, maître de l'univers, le Cosmos Shadok rétrécit inéxorablement, disparaît et les engloutit dans son Néant.

Là, hélas! ce n'est pas beaucoup mieux. Voilà les Shadoks condamnés à vivre sur une planète rouleau, une planète piège : pour dérouler le rouleau et pour que le temps s'écoule, ils doivent pomper, mais s'ils pompent trop, alors c'est la fin du rouleau...
Et là!!??
Qui les sauvera de cette tragique destinée?
Les Gibis et leurs machines magiques?
Le Professeur Shadoko et ses académiciens?
Le Devin-Plombier et ses apprentis sorciers?
La Vieille Légende et ses grimoires?
La seule solution, c'est de muter.
Mais en quoi?

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(lesshadoks.com)

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11 mai 2006

medium, suite - article paru dans télérama n°2939

La série américaine fait polémique en France
"Medium" à l'index



Chaque vendredi, la série Medium réunit plus de trois millions de téléspectateurs sur M6, un bon score qui ferait presque oublier qu'Allison Dubois, son héroïne, ne compte pas que des amis en France. Certains détracteurs appelant même à boycotter les aventures de cette mère de famille américaine qui a choisi de mettre ses dons extralucides au service de la justice. Le débat s'est ouvert sur Internet - et en particulier sur le forum de Télérama - , dès janvier dernier, après la diffusion d'un épisode où Allison devait confirmer la culpabilité d'un condamné à mort. Mission qu'elle accomplit parfaitement... et qui scella le sort d'un violeur nécrophile, exécuté à la fin de l'épisode.
La douce Allison (alias Patricia Arquette) approuve donc la peine capitale, autant que son mari, que son patron de procureur, et autant sans doute que la majorité des habitants de l'Arizona, où se déroule la série. Medium, très grans succès outre-atlantique, caresse dans le sens du poil l'Amérique blanche et bien-pensante : elle reflète les valeurs de la middle-class (l'attachement à la famille), mais aussi sa paranoïa rampante (le cauchemar d'une société truffée de dangereux criminels)...
Cette série américaine diffusée sur un grand network (NBC) adopte le point de vue d'une large part de son public, et présente la peine capitale comme une pratique admise, et non comme un choix politique à débattre. Doit-on pour cela s'interdire de trouver du charme à Medium, et de saluer sa façon plutôt captivante d'aborder le thème du paranormal ? Plus largement, cette polémique pose la question du décalage - et de la divergence - entre notre point de vue d'Européens et le discours idéologique véhiculé plus ou moins subtilement par nombre de séries américaines. 24 Heures - qui cautionne la torture au nom de la protection de la nation - mérite-t-elle aussi la sanction du boycott ? A chacun sans doute de trouver le recul nécessaire pour apprécier (ou non) ces séries pour ce qu'elle sont : des oeuvres de fiction en prise avec une certaine réalité.

Isabelle Poitte

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30 avril 2006

medium

voilà longtemps que j'avais envie de vous parler de cette série
vous aurez peut-être noté au fil de mes blogs précédents que je suis, si ce n'est une pro, tout au moins une ultra-compétente jeune fille dans le domaine des séries télé
medium est une série à part qui me touche beaucoup
c'est également une série qui a fait couler beaucoup d'encre
d'abord parce qu'elle est portée par une star nommé Patricia Arquette
ensuite parce qu'elle aborde le sujet de la peine de mort par un biais très controversé : la série se déroule dans un état où la peine de mort est encore en vigueur et l'héroïne dès le deuxième épisode de la série a été amenée à aider le procureur à faire condamner à mort un accusé
le choix d'un tel scénario est périlleux et a entraîné un grand débat sur la diffusion d'une série "prônant" la peine de mort dans un pays comme le nôtre

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* petit rappel biographique :

Issue d'une célèbre famille d'acteurs comprenant son grand-père Cliff Arquette, son père Lewis Arquette, sa soeur Rosanna Arquette, ses frères Alexis Arquette, David Arquette et Richmond Arquette, Patricia passe sa jeunesse à Los Angeles où elle poursuit sa formation auprès de divers professeurs de grand renom, dont Milton Katselas. Apparaissant pour la première fois au cinéma dans Pretty smart (1986) de Dimitri Logothetis, elle figure également au casting de Freddy 3, les griffes du cauchemar (1987) de Chuck Russell et participe au premier long métrage de Sean Penn, The Indian runner.

Le succès vient en 1993 avec sa performance de call girl sexy et meurtrière aux côtés de Christian Slater dans True romance. Dès lors, cette blonde pulpeuse alterne les genres et joue sous la direction des plus grands : Tim Burton (la comédie Ed Wood), John Boorman (le film d'aventure Rangoon), David Lynch (le film noir mâtiné de fantastique Lost highway), Stephen Frears (le western The Hi-Lo country), Roland Joffé (le thriller Goodbye Lover) et Martin Scorsese (le drame A tombeau ouvert).

En tête d'affiche du thriller mystique de Rupert Wainwright Stigmata (2000), Patricia Arquette n'hésite pas à s'enlaidir pour les besoins de Human nature, une comédie de Michel Gondry avec Tim Robbins et Rhys Ifans. En 2003, faisant preuve de perfectionnisme, elle s'entraîne intensivement pour La Morsure du lézard, l'adaptation du roman Holes de Louis Sachar, alternant séances d'équitation, lancer de couteau et maniement d'armes à feu.

En 2005, elle répond à l'appel du petit écran en acceptant le rôle principal de la série Medium.

* petit résumé de la série :

Medium raconte l'histoire d'Allison Dubois (Patricia Arquette), étudiante en droit qui choisit finalement de mettre ses dons de médium au service de la Justice. Allison voit, entend et parle avec les morts mais est aussi capable de prédire l'avenir et de lire dans les pensées d'autrui. Altruiste et courageuse, elle implique malgré elle son mari Joe (Jake Weber), ingénieur et cartésien par nature, ainsi que ses deux filles aînées dans ses enquêtes policières hors du commun et convainc le procureur Devalos (Miguel Sandoval) de la fiabilité de ses intuitions.

Médium est inspirée de la vie de la vraie Allison Dubois, qui aida le FBI dans de nombreuses enquêtes. Afin que la série soit le plus près de la réalité, Allison Dubois est consultante sur le tournage. Elle n'en n'est pas à ses premiers essais puisqu'en 2000, le film Intuitions de Sam Raimi était déjà tiré de ses expériences "paranormales".

Diffusée sur NBC depuis janvier 2005, Médium, coproduite par Glenn Gordon Caron (Les enquêtes de Remington Steele, Clair de Lune) et René Echevarria (Les 4400) connaît un large succès avec 14 millions de téléspectateurs en moyenne chaque semaine. Patricia Arquette a reçu en 2005, l'Emmy Award de la meilleure actrice dramatique et une nomination au Golden Globe. Un épisode de la seconde saison diffusé en novembre sur NBC a fait sensation car il contenait des scènes entièrement en 3-D (des lunettes spéciales étaient distribuées dans les magazines télé).

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* points forts de la série :

=> le téléspectateur est plongé dans l'esprit d'Allison sans aucun effet spécial, en effet, il est parfois impossible de comprendre immédiatement si ce à quoi l'on assiste se passe dans la réalité d'Allison ou dans un de ses rêves, pas de flash comme dans d'autres séries du même type (jess a des flashs dans missing), seul le réveil d'allison nous fait comprendre qu'il s'agit d'un de ses rêves
et voici sa tête au réveil :

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=> une actrice au sommet de son art, aidée sur les plateaux par la vraie Allison Dubois qui sert de consultante
en effet patricia arquette est loin d'être une débutante, et bien que ces dernières années sa carrière est plutôt connu un creux, elle a été dirigé par quelques grands noms du cinéma et dès la première saison de la série s'est vu remporté l'emmy award de la meilleure actrice dans une série dramatique
avec une famille issue du milieu du cinéma, patricia avait toutes les chances de faire encore parlé d'elle malgré sa quasi disparition des écrans au début des années 2000
ci-dessous son frère david et sa belle-soeur, courteney cox arquette, la monica de la série friends
et encore en-dessous, patricia et rosanna

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=> troisième point fort et c'est un point très fort : allison est au prise entre son métier et sa famille
la série ne donne pas dans la facilité à ce niveau-là
le mari d'allison est un mathématicien sceptique qui n'accepte pas très bien le "don" de sa femme, don qui perturbe sans cesse l'équilibre du cocon familial, allison fait des rêves lors de son sommeil nocturne (logique) ce qui la pousse bien souvent à se lever au milieu de la nuit et la met en décalage avec ses enfants lorsqu'elle retourne se coucher au moment où ses filles doivent se lever
ainsi  Joe, son mari, doit se débrouiller seul entre son travail et ses filles, pour la vie quotidienne, les filles se sentant parfois déboussolées par les absences imprévisibles de leur maman
on sent le couple en permanence sur la brèche, à la limite de la rupture bien que parfaitement et totalement amoureux
le métier d'allison dérange sa famille, elle est en permanence confrontée à des choix qui lui imposent soit d'aider les autres soit de s'occuper des siens, et le téléspectateur est témoin de ce tiraillement qu'elle vit et des difficultés que cela entraîne dans son couple et dans sa vie de famille
une autre difficulté apparaît lorsque Joe et Allison se rendent compte que leur aînée réussit à "deviner" des résultats de maths sans même faire les exercices suite à une alerte du professeur ou que la deuxième fille fait des dessins prémonitoires
toute la branche féminine de la famille est touchée par le don de médium ce qui ne fait d'ajouter aux autres problèmes
ci-dessous la famille au complet :

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petite interview de patricia arquette :

— Il ne doit pas être évident d’incarner un personnage qui existe réellement…
— D’autant plus qu’Allison est consultante sur la série! (Rires.) Cela étant, elle m’est d’un grand secours. Il m’arrive de lui demander quelques tuyaux, notamment sur sa manière de procéder lorsqu’elle se met en relation avec l’au-delà, quelle posture elle prend, quel est son timbre de voix ou, plus terre à terre, comment se déroule la phase de sélection d’un jury, puisqu’elle est employée d’un procureur.
— Et l’intéressée vous trouve crédible ?
— Elle se marre beaucoup lorsque nous montrons une scène dans laquelle elle s’apprête à avoir des visions. Pour donner le maximum d’intensité dramatique et de suspense, on met en toile de fond une musique bien flippante, bien angoissante. Un truc qui vous prend aux tripes. Allison n’entend pas ce genre de musique quand elle entre en communication avec des morts, sinon, croyez-moi, elle ne pourrait pas se concentrer ! (Rires.)
— Quelles sont les différences entre vous deux ?
— Dans la série, je joue une Allison plus tourmentée par le fait d'avoir de telles capacités et par les problèmes que génèrent ces visions parfois effrayantes dans sa vie de famille. C’est loin d’être le cas de la vraie Allison. Elle est très calme et ne se laisse pas déborder par tout cela. Elle impressionne par son côté décontracté. Si je disposais des mêmes pouvoirs qu’elle, je serais plutôt paniquée…
— Pouvoir communiquer avec l’au-delà vous semble possible ?
— Si je n’y croyais pas, mon interprétation ne pourrait pas être satisfaisante. Je suis sûre que nous disposons tous de facultés pour percevoir certaines choses, mais la plupart des gens l’ignorent. Il y a par ailleurs un grand nombre de charlatans qui donnent de faux espoirs à des familles qui ont perdu un proche, et ça, ça me révulse au plus haut point!
— L’entourage, et en particulier la propre famille d’Allison Dubois, étaient sceptiques face à ses dons de voyance…
— C’est vrai. Enfant, elle avait donné des noms à ses ours en peluche. Lorsque certains de ses proches ont commencé à disparaître, elle a commencé à faire un transfert. Elle communiquait avec ses ours comme s’ils étaient des personnes vivantes. Ce qui, d’une certaine manière, facilitait le contact avec l’au-delà, les peluches servant d’intermédiaires. Pendant des années, Allison a opéré de cette manière. Mais ses parents ne l’admettaient pas… Juste après l’enterrement de son grand-père, elle s’est approchée de sa mère pour lui dire: «Je viens de parler avec grand-pa. Il voulait juste que tu saches qu’il n’avait pas souffert et qu’il était encore parmi nous.» Sa mère, en état de choc, l’a fait sortir de la pièce.
— Pensez-vous que ces pouvoirs soient héréditaires ?
— Dans le cas d’Allison, elle ne tient pas ses dons de sa mère, mais rien ne dit qu’elle ne les a pas transmis à ses trois filles !
— Vous-même avez deux enfants, Enzo, 17 ans, et Harlow, 3 ans, et comme votre personnage, vous devez gérer à la fois votre rôle de mère et celui d’une femme très occupée…
— Mais moi, je ne me réveille pas au beau milieu de la nuit en voyant des cadavres flotter au-dessus de mon lit ! (Rires.) Le seul instinct que je possède, c’est celui de conservation, car, pour survivre à Hollywood, il faut être résistant…
— Vous êtes une revenante, une ressuscitée de Hollywood, non ?
— C’est vrai que je suis passée par des périodes où le téléphone ne sonnait que pour me proposer des scénarios merdiques. Avec «Médium», j’ai pu démontrer qu’il ne fallait pas m’enterrer trop vite !
— Avez-vous déjà été témoin de manifestations surnaturelles ?
— Je n’ai jamais vu quelqu’un faire tourner une table ou converser avec un fantôme ou un défunt coincé entre notre monde et l’au-delà. En revanche, j’ai vu des lumières s’éteindre… mais cela n’avait rien à voir avec le pouvoir de l’esprit sur la matière. En fait, j’avais oublié de payer ma note d’électricité, et on m’a coupé le compteur !
— J’ai lu quelque part que vous aviez entendu des voix…
— Oui, celle de ma mère. Le jour où elle est décédée, en 1997, je devais assister au «Tonight Show». J’étais tellement ravagée que j’ai envisagé d’annuler ma participation. Et ma mère m’a fait un signe. Du haut de son nuage, je l’ai entendue me dire: «Sois toi-même, Patricia: une battante.» Pour exorciser ma tristesse, je me suis donc pointée à l’émission déguisée en lapin de Pâques. Rien de tel pour retrouver le sourire ! C’est à ce moment-là que j’ai compris que si tous les politiciens faisaient de même, la vie sur la planète serait plus agréable !
— La vraie Allison Dubois ne se fait pas payer par le ministère de la Justice. Et vous, Patricia, vous travaillez aussi à l’œil ?
(Rires.) A votre âge, vous croyez encore au père Noël ? Je ne suis pas aussi altruiste qu’Allison !

Interview: Frank Rousseau.

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ci-dessus une photo de patricia qui date d'il y a quelques années, notez qu'elle a aujourd'hui pris pas mal de kilos, elle est loin des standards d'hollywood maintenant mais je la trouve toujours magnifique

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il m'a été difficile de trouver des articles qui me convenaient sur la série mais c'est celui d'écran large qui pour moi tire son épingle du jeu, le voici :

Nouvelle série lancée en 2005, Medium débarque à présent en France. Y rencontrera-t-elle le même succès instantané qu’elle a connu outre-atlantique ? Petite analyse de ce qui se cache derrière ces dons de voyance.

Une vraie medium…
Contrairement à de nombreuses autres fictions télévisées, Medium possède deux caractéristiques assez peu communes. Tout d’abord, elle est le fruit de l’imagination d’un vieux routard du petit écran, Glenn Gordon Caron, contrairement à plusieurs autres séries à succès apparues ces dernières années à l’initiative d’individus totalement inconnus au préalable (Anthony E. Zuiker pour Les experts, Hank Steinberg pour FBI : Portés disparus ou, plus récemment, Shonda Rhimes pour Grey’s anatomy). Caron pour sa part avait déjà œuvré sur Les enquêtes de Remington Steele au tout début des années 80 avant de créer Clair de luneMoonlighting) en 1985, série qui révéla un certain Bruce Willis bien avant Piège de cristal et meubla le petit écran cinq années durant avec succès. Et si Caron connu ensuite une longue traversée du désert au cours des années qui suivirent l’arrêt de cette série – sa deuxième création télévisée en 1999, Un agent très secret (Now and again), fut interrompu après une seule saison –, Medium était donc déjà dès son lancement entre des mains expertes.

La seconde caractéristique de cette série, beaucoup plus rare celle-là, vient de son inspiration. En effet bien plus qu’un simple emprunt au qualificatif, Medium prend directement pour modèle la vie de la véritable Allison Dubois. Outre des séances de voyance et des ouvrages, celle-ci vient également en aide aux forces de l’ordre afin de résoudre des crimes là encore bien réelles. C’est donc tout naturellement que les producteurs se sont adjoints ses services en tant que consultante sur la série afin de coller au plus près à la réalité. Medium ou une nouvelle forme de télé-réalité ?

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Patricia Arquette (à gauche) et Allison Dubois (à droite), une vraie medium.

Qui prédit un immense succès…
Le pilote de Medium, diffusée le 3 janvier 2005 sur la chaîne américaine NBC, remporte un succès immédiat, permettant à la série de se positionner en 19ième place des audimats au terme de la saison télévisée US 2004/2005 avec une moyenne de 14 millions de téléspectateurs (à titre de comparaison, Lost enregistra une moyenne de 16 millions cette même saison), devançant même la nouvelle déclinaison des Experts, Les Experts : Manhattan (13,6 millions).

Trois ans plus tôt, une autre série « extralucide » avait déjà ouvert une brèche sur la chaîne câblée USA Network avec Dead zone. Si les chiffres d’audimat ne sont nullement comparables à ceux d’un grand network comme NBC, l’adaptation sur petit écran du roman de Stephen King remporta néanmoins un succès bien réel, tant critique que public, pour susciter l’intérêt de certains. Mais plutôt que de créer un nouvel ersatz, Glenn Gordon Caron préféra miser sur un personnage principal du sexe féminin, soit un choix particulièrement « couillu » puisque la plupart des succès télévisés mettent en vedette soit des duos (X-Files), soit des équipes entières (Les experts, FBI : Portés disparus), soit des hommes seuls (24 heures chrono) mais pratiquement jamais des femmes (à l’exception récente de Cold case). Une décision qui, en matière de personnages disposant d’un « don particulier », ne s’était pas vu en fait depuis Profiler
(1996-2000).

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À une série humainement réussie…
De plus, outre le don de voyance, Allison dispose également de celui de pouvoir communiquer avec les morts. En dehors du macabre (des meurtres qui « tachent » énormément les murs), cette double faculté permet à la série d’osciller entre l’étrange (Allison déambulant dans un aéroport habillée en chaperon rouge) et le tragicomique (Allison se querellant avec son beau-père décédé). Car, au delà du fantasmagorique, le noyau familial est véritablement au cœur de la série, Allison devant jongler entre son emploi de consultante sur des affaires criminelles et son cocon familial constitué de son mari, Joe (Jake Weber), et de ses deux filles, Ariel et Brigitte (plus un troisième bambin en bas âge).

Sans pour autant tomber dans la sitcom ou la tragédie cathodique, Medium puise une grande partie de son attrait dans ce portrait de famille. Un parti pris qui n’est sans doute pas étranger au succès de la série outre-atlantique en plus de l’intérêt légitime du public pour le paranormal. Dans le rôle de l’épouse / mère de famille dont les facultés – héritées de sa mère et (peut-être) transmises à ses propres filles – ne lui facilitent en rien la tâche (des réveils systématiques en sursaut au beau milieu de la nuit suite à une vision), Patricia Arquette assure parfaitement son rôle de pilier central de la série. Après avoir joué sous la direction des plus grands au cours des années 90 – Tony Scott (True romance), John Boorman (Rangoon), Tim Burton (Ed Wood), David Lynch (Lost highway), Roland Joffé (Goodbye lover), Stephen Frears (The hi-lo country) ou encore Martin Scorsese (À tombeau ouvert), excusez du peu –, la comédienne avait enchaîné les rôles plus ou moins obscurs depuis le changement de millénaire. Sa prestation très remarquée dans Medium lui a valut un joli come-back aux yeux d’Hollywood (elle a remportée l’Emmy Awards 2005 et une nomination aux Golden Globes 2006).

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Mais aux enquêtes éventées !
Si l’aspect purement humain de la série est très réussi, on ne saurait en dire autant de sa partie strictement policière, le « noctambulisme » de l’héroïne en guise de prologue de chaque épisode pouvant devenir plus ou moins contagieux auprès du téléspectateur. En effet, les différentes affaires sur lesquelles Allison apporte son expertise pour le compte de son patron, le procureur Manuel Devalos (Miguel Sandoval), et en collaboration avec le détective Lee Scanlon (David Cubitt), peuvent rapidement se révéler fastidieuses et sont loin d’être aussi bien ficelées que les séries dont Medium cherche à se démarquer (on citera au hasard les NCIS : Enquêtes spéciales, Experts, FBI : Portés disparus et autres NYPD Blue). La « faute » sans doute à une équipe de scénaristes plus expérimentée en matière de fantastique que de séries dites « procédurières », la plupart des scénaristes de Medium ayant travaillé auparavant sur Dark angel (la série créée par James Cameron), La 13ème dimension, Les 4400 ou encore Star trek : Deep space nine (sans oublier bien sûr Un agent très secret, la plupart étant donc d’anciens collaborateurs de Glenn Gordon Caron).

C’est bien là le seul reproche (et non des moindres puisque les enquêtes occupent environ la moitié des épisodes) que l’on puisse imputer à Medium, une série à dimension humaine très touchante entre drame et comédie et dont l’aspect purement surnaturel n’est ni marginalisé ni tourné en dérision. Il ne reste donc plus qu’un petit effort d’investigation policière à faire de la part de ses artisans s’ils souhaitent élever Medium
dans la division supérieure.

et pour finir, deux photos que je trouve splendides :

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joyeux 22 à tous en ce 22ème article :)

Posté par lOu jO à 01:43 - Petit Ecran - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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