19 mai 2007
Le Port de l'Angoisse
L'autre jour sur Arte était rediffusé Le Port de l'Angoisse (To Have and Have not), un des plus beau film que j'ai eu l'occasion de voir. Il faut dire que c'est un film d'Howard Hawks, d'après une nouvelle d'Hemingway - adaptée par Faulkner - avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall!
A première vue, le scénario ne me tentait pas franchement. En 1940 à Fort-de-France en Martinique durant l'administration vichyssoise, Harry et son second
alcoolique Eddy louent son bateau à de riches touristes américains pour
des parties de pêche en haute mer. Jusqu'au jour où Harry tombe sur un
client mauvais payeur, un nommé Johnson, par lequel il va faire la
connaissance d'une charmante américaine, Marie, avec qui il va être
entraîné malgré lui dans des affaires politiques.
Mais la présence d'Humphrey Bogart (absolument génialissime dans Casablanca) m'a convaincu de rester, au moins pour voir à quoi ça pouvait bien ressembler.
Et je n'ai vraiment pas été déçue. Ce film est très prenant, on est plongé dans l'histoire jusqu'au cou. Mais surtout la présence de Bogart et Bacall illumine le film et en fait un véritable chef-d'oeuvre.
29 août 2006
pure laine
Ce matin, je zappais devant mon petit écran chéri, et je tombais sur une petite perle sortie tout droit du Québec : Pure Laine. Un bijou à voir absolument dès que vous pouvez, c'est sur France 5. Extrait de krinein ci-dessous.
A en croire notre télévision, il n'y a que les séries états-uniennes
qui sont dignes d'être importées dans l'hexagone. Depuis plusieurs
années maintenant, la série télé est un genre en pleine croissance. Les
projets se montrent de plus en plus novateurs, ambitieux, chargés en
intelligence et en suspens. Les Etats-Unis épatent tellement à ce
niveau qu'on en oublierait presque de regarder ce qui se passe
ailleurs. Une mauvaise habitude que la plupart des chaînes font prendre
à leurs consommateurs. Profitez donc qu'en ce moment sur France 5
soit diffusée une série québécoise de toute première qualité, qui
tranche par ses accents de tout ce que les américains nous ont habitué
à voir.
« Une famille brune, blanche et jaune, comme un pâté chinois »
Comment définir Pure laine ? Une série policière scientifique ? Une comédie de moeurs ? Non, sortez des sentiers battus. Pure laine
ne ressemble à rien de ce qui a été fait jusqu'à présent. On pourrait
définir la série comme une « comédie de réflexion ». Les sujets qu'elle
aborde sont le racisme, les minorités et les ethnies. Dominique,
narrateur et personnage principal, réfléchit sur l'intégration de ces
minorités, leur perception dans la société québécoise. N'écoutez pas
les mauvaises langues, le Canada est bien un pays comme un autre et les
problèmes qu'il rencontre sont ceux que l'on retrouve partout. Tous les
pays ne peuvent par contre pas se targuer de diffuser une série
télévisée aussi intelligemment portée sur l'autocritique. Dominique,
jeune homme noir d'origine haïtienne, est marié à Chantal, originaire
des Iles-de-la-Madeleine. Le couple a adopté Ming, une petite chinoise.
Une famille noir-blanc-jaune qui, bien évidemment, doit faire face aux
préjugés et aux problèmes identitaires. La série ne tente pas de
recréer un univers quotidien réaliste. Les choses sont volontairement
mises en scène, pour ensuite être décortiquées, analysées. Partant
d'une réaction, d'un détail de la vie de tous les jours -souvent d'un
préjugé en apparence innocent - Dominique entame une dissertation. Une
question s'affiche alors à l'écran et Dominique y répond en développant
son raisonnement. Le discours tenu n'est jamais soporifique ni
moralisateur. Dominique ne condamne pas, il se penche sur les travers
de l'âme humaine avec le sourire accroché au visage et la tendresse au
fond de la gorge. Notre personnage n'est pas non plus à percevoir comme
un vieux sage irréprochable, il se retrouve parfois lui aussi
véhiculeur des préjugés qu'il dénonce.
Tabernacle ! Maudit niaiseux !
Pure laine joue donc sur les clichés, les préjugés, qui
sont tournés en ridicule plutôt que d'être scolairement dénoncés. On
fait mieux qu'asséner aux gens un discours préconçu sur la tolérance,
on développe en eux la réflexion, on leur apprend à voir plus loin que
le bout de leur nez. Pure laine se caractérise par des
épisodes très rythmés. Il ne faut pas croire que parce que le contenu
génère de la réflexion, les épisodes restent figés sur un discours. Au
sein d'un même épisode, les allées et venues dans le temps sont
nombreux. Des scènes sont souvent répétées plusieurs fois, et nous
découvrons peu à peu ce qui s'est passé avant et après. Le montage,
dynamique, est assorti d'une bande son toute aussi rythmée. Les
dialogues sont bien évidemment d'un très haut niveau, et il est
toujours amusant pour les français, de redécouvrir les accents d'une
lointaine francophonie. Les tonalités les plus jolies à entendre sont
certainement celles de Dominique, composées par un mélange de québécois
et de créole. Pour un français habitué aux séries hexagonales
pitoyables comme Navarro, Julie Lescaut ou Joséphine ange gardien, Pure Laine est
une véritable claque. La première fois que l'on entend et voit des
acteurs jouer juste dans la langue de Molière à la télé, c'est avec
l'accent de la Belle Province... Tabernacle !
Pure laine est une série drôle, rythmée et citoyenne,
qu'il convient de regarder notamment pour éviter de s'enfermer dans ce
qui devient des habitudes de consommation télévisuelle.
Malheureusement, on peut d'ores et déjà prédire que la série n'aura
très certainement pas le succès qu'elle mérite. Diffusée à un horaire
assez peu approprié, et sur une chaîne peu regardée, Pure Laine ne touchera sûrement pas un public très large.

13 août 2006
lilly rush, cold case

chaque dimanche soir, un brin de mélancolie m'envahit et je me retrouve avec l'envie récurrente de ne rien faire
alors je m'installe sur mon canapé, et j'allume ma télé
j'aime le choix de france 2 de diffuser des séries le dimanche soir
il y a eu urgences, premier gros succès
puis fbi, portés disparus, deuxième gros succès
et aujourd'hui nous pouvons suivre chaque semaine les aventures de lilly rush, jolie blonde enquêtrice dans cold case, affaires classées
le principe de la série : dès qu'un nouvel indice, ancien témoin ou autre cadavre réapparaît, lilly rush et son équipe réouvre de vieilles affaires non résolues et ce, peu importe la date desdites affaires
ensuite elle s'acharne à les résoudre, en réinterrogeant les témoins, en confrontant les anciennes preuves aux techniques d'investigations modernes, en fouillant dans les directions oubliées
la série repose presque entièrement sur les épaules de l'actrice kathryn morris, que vous aurez peut-être aperçu dans minority report aux côtés de tom cruise
le personnage de lilly rush est le socle de la série, acharnée et mystérieuse, arborant sans cesse la même coiffure et le même costume avec chemise cintrée, c'est presque autour d'elle seule que repose la série
chaque épisode repose sur le même schéma narratif
on plonge dès le début dans les moments qui précédent le meurtre, revivant l'avant-meurtre et les derniers instants du futur mort
ensuite retour en 2005 avec réouverture de l'enquête sous un prétexte quel qu'il soit
à partir de là on alterne entre passé et présent, on revit les moments passés au travers des différents témoignages des protagonistes de l'époque
et c'est là qu'on remarque tout l'intérêt de la série
d'abord les acteurs choisis dans chaque épisode sont extrêmement bien castés
en effet l'alternance passé / présent avec parfois seulement quelques années d'écart entre classement de l'affaire et réouverture du dossier et d'autres fois plusieurs décennies (jusqu'à 60 ans entre le meurtre et la réouverture) il faut être sacrément doués pour à chaque épisode trouver les bons acteurs avec suffisamment de ressemblance physique pour incarner l'entourage de la victime dans le passé et le présent
parfois on est scotché par les ressemblances d'acteurs ayant plus de 40 ans d'écart
autre énorme point fort de la série : la bande-son
outre le thème générique qui est juste splendide (à écouter au moins une fois dans sa vie) qu'on doit à "es posthumus" (nara) et qui démarre par un cri sorti des entrailles de la terre, il y a aussi toutes les autres musiques de chaque épisode, liée à l'époque du meurtre, on revisite ainsi à chaque épisode de nouveaux styles musicaux, de l'époque disco, à la pop de michael jackson en passant par des époques jazzy ou bluzzy
et cette merveilleuse reprise de "somewhere over the rainbow" qui ponctue de nombreux épisodes, et qui te fout la chair de poule et les larmes aux yeux à tous les coups
une série douce et mélancolique, pas de courses-poursuites, pas de précipitations inutiles
juste une certaine beauté portée par le charme naturel de son actrice phare
et contrairement à d'autres séries qu'il faut suivre à l'épisode près pour comprendre le fil conducteur, cold case consacre les épisodes aux enquêtes et on parle très peu de la vie privée des différents enquêteurs, ce qui permet de suivre les épisodes uniquement quant on a le temps sans forcément perdre le fil de l'histoire
cold case, création de jerry bruckheimer à qui l'on doit déjà toute la série des experts ainsi que fbi, portés disparus, met pour une fois en scène une femme comme chef d'équipe
cold case, qui a vu le jour en 2003, a été le début d'une grande vague de renouveau dans le paysage des séries américaines qui a connu une explosion en 2004 avec lost, desperate housewives ou encore grey's anatomy dont on parlera demain sans doute
Suite de l'article - 20/08/2006
Après Les Experts à Las Vegas, Les Experts à Miami, Les Experts à New York et en attendant Les Experts au Congo ou encore à Plouhinec, le producteur à succès Jerry Bruckheimer proposait à la rentrée 2003 une nouvelle série policière sur la chaîne américaine CBS, Cold case. Méconnue en France en raison d'une programmation plus que chaotique (des épisodes dans le désordre sur Canal + et TF6, des horaires tardifs sur France 2…), cette série connaîtra peut-être de meilleurs augures car France 2 diffusera la deuxième saison en prime time le dimanche soir, à partir du 25 juin prochain, en commençant par les épisodes 5 et 1 ! Il faudra malheureusement s'en contenter car elle ne verra probablement jamais le jour en DVD, pas même en zone 1. Étrangement, à l'heure de l'explosion du marché du DVD, les producteurs n'ont pu négocier les droits musicaux (plusieurs tubes légendaires par épisode) uniquement pour leur diffusion à la télévision. Série maudite ?
Cold case, rebaptisée Cold case, affaires classées
en VF, s'attache à la réouverture de crimes non résolus, parfois très
anciens, et au quotidien de la brigade criminelle de Philadelphie. Au
cœur de l'action, l'inspecteur Lily Rush, véritable héroïne dans tous
les sens du terme, sacrifie sa vie personnelle pour mener à bien ses
enquêtes. Seule femme de l'équipe, elle élucide les crimes et offre le
repos éternel à l'âme des victimes, tout en réconfortant leurs proches.
Sa vocation reste voisine de celles de nos copines Allison de Medium et Afterlife,
l'esprit fantastique en moins. L'actrice Kathryn Morris – une vraie
révélation – porte la série sur ses épaules en lui apportant une
dimension humaniste et spirituelle. Très proche de FBI, portés disparus (du même papa Bruckheimer) de par sa construction, une enquête par épisode, Cold case
est d'une qualité nettement supérieure. Aux commandes, une femme,
Meredith Stiehm, fait assez rare dans le domaine des séries policières,
qui a fait ses classes en tant que scénariste d'Urgences, Beverly Hills, NYPD Blue et Washington Police.
Elle parvient à insuffler une intensité dramatique rare sur presque
chaque épisode, ne distillant que très peu de renseignements sur les
personnages. Chaque nouvelle information concernant leur vie privée est
ainsi vécue comme une révélation, accroissant leur charisme au fil des
saisons.

La véritable originalité du show est de nous faire revivre les
événements passés, replongeant le spectateur dans le contexte de
l'époque, toujours minutieusement reconstitué. La bande originale
magique – constituée de tubes de l'année des meurtres, tous plus
célèbres les uns que les autres – les décors et les diverses voitures
utilisées permettent une immersion totale. La série joue habilement sur
les flash-back sur les personnages, dont la ressemblance est souvent
frappante à 20 ans d'écart, soulignant leur évolution, positive ou
négative. Dans leur quête de la vérité, Lily Rush et son équipe
s'attachent autant à déterminer les raisons qui ont conduit à commettre
l'irréparable qu'à démasquer le criminel. Chaque personnage bénéficie
d'une psychologie fouillée, même les pires meurtriers : leurs
interactions avec les membres de l'équipe s'en trouvent renforcées.
Certains de leurs comportements renvoient au passé des héros, faisant
écho à des douleurs enfouies.

La construction des épisodes suit toujours le même schéma : une scène
d'introduction, le plus souvent heureuse, décrivant la victime et son
entourage à la date de sa mort, qui s'achève sur le corps inanimé, sans
nous en expliquer davantage. Puis, retour de nos jours, dans les
bureaux de la police de Philadelphie. Un élément nouveau ressurgit et
Lily Rush rouvre le dossier. S'ensuivent des rencontres avec les
proches des victimes pour faire avancer la nouvelle enquête ; tout
comme les détectives, le spectateur est souvent aiguillé vers un faux
coupable. Les suspects sont interpellés dans la salle d'interrogatoire,
oppressante et confinée, qui constitue pratiquement un personnage à
part entière. C'est ici qu'ils craquent et font généralement leurs
aveux.

À la fin de chaque épisode, Lily a des visions furtives de la victime, qui semble la remercier après la résolution des crimes, dont l'atrocité fait souvent froid dans le dos. Elle devient ainsi le pendant humain des anges des Routes du paradis : eux descendent sur Terre pour aider les vivants et elle s'occupe des morts depuis la Terre. Contrairement aux Experts & Cie, Cold case s'intéresse plus à la psychologie des personnages qu'à la résolution purement "technique" des meurtres. Ici, pas d'expertise médico-légale détaillée, ni d'interventions musclées sur les lieux. Seules comptent les relations entre les protagonistes, donnant à la série ce supplément d'âme qui lui est si cher. Cependant, à persister dans ce schéma répétitif, la série pourra s'essouffler sur la longueur et le spectateur reprochera de ne plus être surpris. Réponse dans la saison 3 à la rentrée sur Canal + avec deux nouveaux personnages féminins.
Florine Lhuillier
dvdrama
22 juillet 2006
séries de mon coeur, lost
Je suis la seule à parler TV en général sur ce blog, en tout cas la seule visiblement accro aux séries TV même si j'ai eu vent par une certaine Fée Bleue en personne d'un goût prononcé qu'elle avait acquis pour une certaine série du mardi soir sur M6, suite à un de mes articles ;)
Alors voilà les séries dont nous avons déjà parlé au travers de mes blogs (les liens à suivre sont en colonne de droite) :
* monk (djo)
* sex and the city (djo et lOu jO)
* lost (djo)
* Matrioshki, le trafic de la honte (djo)
* desperate housewives (lOu jO et loukoummania)
* une nounou d'enfer (djo)
* FBI, portés disparus (djo et lOu jO)
* Tru Calling, compte à rebours (djo)
* medium (loukoummania)
Ca fait déjà pas mal mais c'est un grain de sable par rapport à toutes les séries dont j'ai l'intention de parler dans un futur plus ou moins proche, je vous fais un petit aperçu :
* les experts et leurs dérivés
* urgences
* grey's anatomy
* les 4400 (on en avait pas parlé tiens d'ailleurs déjà ? c'est ma mémoire qui défaille ?)
* dawson
* charmed
* madame est servie
* cosby show
* l'agenge tous risques
* malcolm
* roswell
* six feet under
* ally mc beal
* cold case, affaires classées
* drôles de dames
* fame et ses dérivés : un, dos, tres en espagne, performers en italie
* la fête à la maison, l'empire des soeurs olsen, summerland
* la petite maison dans la prairie
* hartley coeur à vif
* quoi de neuf docteur ?
* 21 jump street
* the inside, dans la tête des tueurs
* boston justice
etc. etc.
Joyeux programme en perspective et j'en oublie sans doute.
Mais pour l'heure intéressons-nous à la série du jour : Lost. J'en avais parlé sur mon premier blog (djo) comme précisé ci-dessous mais je n'avais pas été au bout de mes articles me contentant de prendre les choses du point de vue des acteurs / personnages en parlant de seulement 5 d'entre eux. On reprend à zéro aujourd'hui par un point de vue différent. Mais comme la série tourne autour des personnages et de leur psychologie, on va bel et bien être obligé d'y revenir.
Lost met en scène un groupe de 48 rescapés d'un crash aérien
sur une île déserte du Pacifique. Malheureusement, suite à un problème
technique subi par l'avion, les secours recherchent les survivants et
les restes de l'appareil à plusieurs milliers de kilomètres de son
point de chute. Pour les survivants, la situation est claire, il va
falloir survivre pendant quelque temps. Peut-être très longtemps. Scénario classique a priori et pourtant. On est très loin de Robinson Crusoë. La série flirte entre différents genres, mais ce n'est pas davantage une série d'aventures, qu'une série fantastique ou qu'une série basée sur la psychologie des personnages.
Car dans la première saison on suit la vie sur l'île de 14 des 48 rescapés. Chaque épisode est construit de la même façon : on est centré sur un des 14 personnages, et le personnage central de l'épisode nous en apprend peu à peu davantage sur son passé, son histoire, le pourquoi de sa présence sur le vol etc. au travers de flash-back. Même cette construction récurrente n'entraîne pas la lassitude. Bien au contraire. Car lorsque l'on piétine, la curiosité n'en est que plus grande. On cherche un sens, on essaye sans cesse de comprendre. Venons-en aux personnages. Et là il va falloir détailler un peu. Car si chacun semble être une parfaite caricature, il faut savoir creuser un peu pour se rendre compte que le réalisateur nous donne une première image de chaque héros uniquement pour mieux la contredire quelques temps après. On retrouve ainsi :
Jack => le leader
Jack est un jeune médecin qui s'évertue
à soigner et sauver plusieurs survivants, malgré les moyens dérisoires
dont il dispose. Il acquiert rapidement la confiance des autres
rescapés qui le sollicitent régulièrement pour prendre les décisions
importantes. Il devient donc le leader naturel du groupe. C'est
d'ailleurs par son intermédiaire que la série débute et que les
téléspectateurs découvrent le crash de l'avion sur la plage. Réfléchi,
courageux et volontaire, il est le héros par excellence. Attiré par
Kate, il trouve en la jeune femme un soutien précieux. Mais sa place de
leader le pousse à faire des choix parfois lourds de conséquences…
Kate => l'ange démoniaque
Kate est une jeune femme forte,
énergique et déterminée. Son caractère lui fait rapidement prendre de
l'ascendant sur le groupe de rescapés. Fonceuse, elle est de toutes les
expéditions dans la jungle et cherche par tous les moyens à quitter
l'île. Si elle se montre intriguée par la personnalité de Sawyer, elle
sympathise rapidement avec Jack. Mais cette jolie brune au visage
angélique est aussi mystérieuse que ravissante. Kate cache de lourds
secrets que personne ne soupçonne sur l'île et Jack découvre rapidement
qu'elle voyageait à bord du vol escortée par un marshall...
Locke => le mystérieux
Locke
est de loin le personnage le plus énigmatique des rescapés.
Etonnamment, il semble plutôt heureux de son arrivée sur l'île.
Bricoleur et débrouillard, il a une certaine expérience de la vie
sauvage. Il apporte une aide précieuse au groupe et part régulièrement
dans la jungle chasser le sanglier. Cultivé, il a une certaine
philosophie de la vie qu'il distille de temps à autre à certains de ses
compagnons. Il devient le maître à penser de Boone et du jeune Walt.
Locke est le seul naufragé à sembler saisir les mystères de l'île...
Shannon => fille à papa
Shannon est la
soeur de Boone. Egocentrique, matérialiste et capricieuse, elle
représente le stéréotype de la “fille à papa” trop gâtée. Persuadée
d'être retrouvée par les secours, elle ne semble pas se rendre compte
de la situation et ne pense qu'à bronzer alors que tout le monde
s'active autour d'elle. Ses connaissances linguistiques font d'elle une
traductrice utile…
Boone => le frère
Boone est le frère aîné de Shannon.
Malgré leurs relations houleuses, il se montre très protecteur
vis-à-vis d'elle. Toujours prêt à rendre service, il cherche à se
rendre utile et fait ce qu'il peut pour aider les autres. Attiré par le
savoir-faire de Locke, il sympathise rapidement avec lui
Sayid => l'expert
Sayid est un ancien membre de la Garde
Républicaine de Saddam Hussein. Il a combattu du côté irakien durant la
Guerre du Golfe. Expert en communication, il cherche dès le départ à se
servir de ses compétences pour alerter les secours et signaler leur
présence sur l'île. Malgré ses échecs, il ne se laisse pas décourager
et se révèle entreprenant et inventif. Il se heurte violemment avec
Sawyer ; une haine qui le pousse à des extrémités qu'il regrettera par
la suite...
Hurley => la bonne pâte
Hurley
est un personnage sympathique, qui apporte une touche d'humour à la
série. Toujours de bonne humeur, gentil et serviable, il fait preuve de
bonne volonté mais tourne de l'oeil à la moindre goutte de sang. Son
obésité lui attire des remarques désobligeantes de la part de certains
rescapés. Il se tourne rapidement vers Jack, en qui il a totalement
confiance.
Claire => la jeune maman
Claire est une jeune Australienne
enceinte de 8 mois. Son accouchement imminent et l'avenir de son enfant
sur l'île lui créent de grosses inquiétudes mais elle tente de rester
positive. Elle trouve du réconfort auprès d'Hurley et surtout de
Charlie qui fait tout pour lui changer les idées et la rassurer.
Charlie => rockeur à la dérive
Derrière une apparence plutôt amusante,
Charlie est l'un des personnages les plus tourmentés de l'île. Ancien
bassiste d'un groupe de rock à présent séparé, les Drive Shaft, ce
jeune anglais cache en fait à ses compagnons de fortune qu'il est un
toxicomane, accro à l'héroïne. Il se prend très vite d'affection pour
Claire et fait tout pour qu'elle garde le moral. L'île lui offrira
l'occasion de se réinventer...
Jin => bande à part
Jin
est le mari de Sun. Intransigeant, froid et autoritaire, surtout avec
son épouse, Jin se met volontairement à l'écart du groupe. Il interdit
également à sa femme d'entrer en contact avec les autres rescapés. Ce
couple de Coréens parle une autre langue et a une culture différente du
reste du groupe.
Sun => la femme secrète
Sun
est une épouse soumise, douce et timide. Tout comme son mari, elle se
trouve en décalage avec les autres survivants à cause de la barrière de
la langue. Issue d'une famille riche, elle se révèle malgré tout très
débrouillarde dans la vie de tous les jours. Ses connaissances en
botanique rendent de fiers services aux naufragés. Malgré les
remontrances de son époux, elle montre quelques signes d'indépendance
et a envie de se rapprocher des autres survivants.
Sawyer => le bad boy
Sawyer est le stéréotype du mauvais
garçon. Personnage antipathique, à la fois menteur et manipulateur,
égoïste et voleur, il manifeste constamment une attitude négative. Il
se méfie de tout le monde et cherche à se débrouiller seul. En toute
logique, il se met donc d'emblée tout le monde à dos, à commencer par
Sayid, qu'il accuse d'être un terroriste et Hurley, qu'il ridiculise à
cause de son poids. Il ne reste pas indifférent aux charmes de Kate et
lui fait ouvertement des avances. Agacé par la personnalité et
l'autorité dont Jack fait preuve, Sawyer s'oppose régulièrement à lui
et cherche à le provoquer par tous les moyens.
Mickael => le père
Bien
qu'étant le père de Walt, Michael connaît peu de choses de son fils qui
vivait avec sa mère en Australie. Si ses rapports avec le jeune garçon
sont plutôt distants et tendus, il va apprendre à mieux le connaître.
Inquiet de l'intérêt que Walt porte à Locke, il lui interdit de le
fréquenter.
Walt => le fils
Seul
enfant rescapé de l'île, Walt a perdu sa mère quinze jours avant le
crash. Il se montre plus inquiet par la disparition de son chien,
Vincent, que par son arrivée sur l'île. Il voue une certaine admiration
à Locke et cherche son contact malgré la désapprobation de son père.
Le quinzième personnage de la série, c'est l'île. Extrait d'écran large : Quel est donc ce lieu énigmatique qui semble échapper à toutes les lois
physiques en vigueur, à commencer par les règles temporelles, aussi
bien chronologiques (une ancienne expédition échouée ici 16 ans plus
tôt, précisément sur la même île perdue) que climatiques (un ours
polaire au bout milieu d’une île tropicale du Pacifique !) et qui
recèle en son sein la plus effrayante de toutes les peurs «
matérialisée » par le biais de cris « dinosauriens » d’une créature
constamment suggérée mais jamais dévoilée (une pure chimère, essence de
toutes les peurs ?). L'île hostile dont personne ne semble pouvoir s'échapper.
J'ai donc loupé le début de la saison 2 la semaine dernière. Comme j'avais déjà loupé quelques épisodes l'an passé. Et dans Lost, loupé des morceaux de l'intrigue c'est extrêmement gênant car chaque épisode est bourré de détails que l'on ne comprend pas forcément immédiatement mais qui prennent de l'importance plus tard, dans un épisode plus lointain.
Lost c'est plus qu'une série parfois. C'est un véritable film américain avec toutes les compétences qu'on leur connaît dans le domaine quand ils font des efforts (on leur connaît aussi nombre de navets). Lost se rapproche du cinéma. Du grand cinéma. Mais il faut tout voir. En tout cas ne pas commencer en milieu de saison et encore moins commencer par la saison 2. Donc pour ceux qui ont loupé les rediffs de la saison 1 => ne vous lancez pas dans Lost 2.
Pour ceux qui ont suivi la saison 1, un personnage est mort et enterré. L'occasion en saison 2 d'ajouter de nouveaux personnages. J'en ai trop peu vu ce soir pour en dire plus. Mais les 48 rescapés de départ se voient rejoints par 23 autres occupants de l'appareil. On devrait donc avoir 5 ou 6 personnages principaux supplémentaires. A confirmer. En attendant je vous laisse avec la photo ci-dessous de Jack entouré de deux belles brunes : Kate et Ana Lucia (nouvelle venue).
14 juin 2006
25 mai 2006
mort de Claude Piéplu
Une triste nouvelle est arrivée jusqu'à moi ce soir. Celui qui fut LA voix des Shadoks nous a quittés hier. L'occasion de faire un retour sur sa vie et l'occasion pour moi de vous parler enfin de ses passoires dont j'avais promis de parler sur mon ancien blog. A suivre d'autres théories Shadoks. Et vous pouvez toujours retrouver dans la même catégorie que cet article, l'article de Tan du 14 mai dernier qui vous présente un peu la grande famille des Shadoks.
Le comédien Claude Piéplu est mort, mercredi 24 mai, à l'âge de 83 ans, des suites d'une longue maladie. Il était devenu, en 175 rôles au théâtre et près de 40 films, un maître de la dérision, dont la voix éraillée reste associée aux Shadoks.
Né le 3 mai 1923 à Paris, fils de cuisinier, Claude Piéplu commence à travailler dès l'âge de 15 ans comme grouillot dans une banque. Parallèlement, il suit les cours de théâtre de Maurice Escande. En 1944, il est engagé aux Mathurins, où il joue Federico avec Gérard Philipe et Maria Casarès. Par deux fois, il échoue au concours du Conservatoire.
Sa carrière démarre réellement en 1956 avec un engagement de longue durée dans la compagnie de Jacques Fabbri. La même année, il fait sa première apparition au cinéma dans Adorables démons de Maurice Cloche, qui lui ouvre la voie d'une multitude de comédies plus ou moins réussies. Il s'illustre notamment dans La Bourse ou la vie de Jean-Pierre Mocky en 1965, La Meilleure Façon de marcher de Claude Miller en 1975, ou encore Noces rouges de Claude Chabrol en 1972 et Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel, ses rares rôles tragiques.
VOIX ÉRAILLÉE
En 1968, il prête sa voix au programme télévisé Les Shadoks, qui lui permet d'asseoir définitivement sa notoriété. Sa voix éraillée et chaleureuse, immédiatement reconnaissable grâce à la popularité de ce dessin animé, sera sa signature jusqu'à sa mort.
Acteur de théâtre assoiffé de nouveauté, il avait décidé en 1975 d'abandonner les auteurs classiques pour ne jouer que des créations contemporaines.
Les passoires (d'après le professeur Shadoko)
0n appelle passoire tout instrument sur lequel on peut définir trois sous-ensembles : l'intérieur, l'extérieur, et les trous. L'intérieur est généralement placé au-dessus de l'extérieur et se compose le plus souvent de nouilles et d'eau. Les trous ne sont pas importants. En effet, une expérience simple permet de se rendre compte que l'on ne change pas notablement les qualités de l'instrument en réduisant de moitié le nombre des trous, puis en réduisant cette moitié de moitié... etc... etc... et à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous du tout.
D'où THEOREME :
La notion de passoire est indépendante de la notion de trou
...et RECIPROQUEMENT.
On appelle passoires du Premier Ordre les passoires qui ne laissent passer Ni les nouilles Ni l'eau. On appelle passoires du Second Ordre les passoires qui laissent passer ET les nouilles ET l'eau. On appelle passoires du Troisieme Ordre, ou passoires complexes, les passoires qui laissent passer quelquefois l'un ou l'autre et quelquefois pas. Pour qu'une passoire complexe laisse passer l'eau et pas les nouilles, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre des nouilles. Pour qu'une passoire complexe laisse passer les nouilles et pas l'eau, il faut et il suffit que le diamètre des trous soit notablement inférieur au diamètre de l'eau. Quant aux passoires du premier ordre qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau, il y en a de deux sortes. Les passoires qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau ni dans un sens ni dans l'autre et celles qui ne laissent passer ni les nouilles ni l'eau que dans un sens seulement. Ces passoires-là, on les appelle des casseroles.
Il y a trois sortes de casseroles : Les casseroles avec la queue à droite, les casseroles avec la queue à gauche, et les casseroles avec pas de queue du tout. Mais celles-là on les appelle des autobus.
Il y a trois sortes d'autobus : les autobus qui marchent à droite, les autobus qui marchent à gauche et les autobus qui ne marchent ni d'un côté ni de l'autre. Mais ceux-là, on les appelle des casseroles.
Il y a trois sortes de casseroles : les casseroles...

23 mai 2006
desperate housewives
Et un vieil article ressorti du placard pour l'occasion :) Ce 23 mai est un jour important, même si c'est un 23 :) Allumez la télé. Mettez-vous sur la 6. Et dégustez ! Jouissez !
Voilà donc bien longtemps que je souhaitais parler de cette série télé, série génialissime, cruelle, mesquine, méchante, tordante, très décalée et terriblement JOUISSIVE ! Comme je vais coller des articles, je ne m'étendrais pas plus pour l'instant :) Mes sources sont allocine.com et commeaucinema.com
"DESPERATE
HOUSEWIVES a débuté aux Etats-Unis en octobre 2004, sur ABC. Le concept
: quatre amies vivent dans une banlieue middle class des Etats-Unis.
Entre cuisine et langes, leur existence ronronne quelque peu. Jusqu'au
jour où une de leurs voisines se tire une balle dans la tête. Le
quotidien bien huilé se grippe et l'on découvre que la vie d'une
ménagère n'est pas aussi lisse qu'il n'y paraît.
«Je suis une
femme au foyer désespérée !» La confidence est faite en public, lors du
dîner des correspondants de la Maison-Blanche, le 1er mai dernier. Et
elle émane de Laura Bush. Avec humour, la femme du Président américain
raconte que son quotidien n'est pas rose tous les jours et conclut :
«Si ces filles pensent qu'elles sont des femmes au foyer désespérées,
alors qu'elles viennent vivre avec George ...» Aux Etats-Unis,
l'expression est devenue une sorte de blague et offre un statut à des
millions d'épouses modèles, lasses de faire croire que la maternité est
«le plus beau rôle de leur vie» et la satisfaction de leur mari leur
unique but. Dans la série, les personnages traversent de douloureuses
crises existentielles, liées à leur solitude, leur désir de perfection,
leur peur de ne pas plaire. C'est la première fois que des ménagères de
moins de 50 ans gagnent leurs galons d'héroïnes. Teri Hatcher,
qui joue une mère divorcée blessée par la trahison de son mari parti
avec sa jeune secrétaire, est adorée dans les foyers américains. Sa
carrière était au point mort depuis sept ans ; désormais, elle est la
nouvelle coqueluche de l'Amérique.
DESPERATE HOUSEWIVES, c'est avant tout un homme - Marc Cherry
- et des femmes. C'est en réalisant le calvaire de la vie de sa mère
qui, comme beaucoup des femmes au début des années 60, "sacrifiait"
tout pour s'occuper de sa famille, que lui est venue l'idée de la
série. « Personne n'a envie de voir une satire sur des femmes au foyer,
faites-en plutôt un soap», conseillèrent les patrons de chaîne à Mark
Cherry quand il leur proposa DESPERATE HOUSEWIVES. Pendant dix ans, ce
créateur a vu tous ses projets de série refusés. Mais là, il sent qu'il
tient le bon filon et persiste. Quelques mois et quelques rencontres
plus tard, Mark Cherry, accompagné de Michael Edelstein, Charles Pratt
Jr, un producteur de nombreux soaps comme « General Hospital » ou «
Santa Barbara » et Tom Spezialy, producteur et scénariste sur « les Ed
» ou « Dead Like Me » démarre l'aventure à l'écran quand ABC accepte le
pilote. Un pari risqué et transformé où les femmes ne sont pas en reste
puisque les vedettes ne sont autres que Teri Hatcher (Loïs de « Loïs et Clark »), Felicity Huffman (« Sports Night », « A la Maison Blanche »), Marcia Cross, la méchante de « Melrose Place », ou encore Nicolette Sheridan (« Côte Ouest »). Une vraie basse-cour dans laquelle il ne manquait que le coq ; apparu sous les traits de Jamie Denton (« Le Caméléon », « Agence Matrix »)."
Oki, j'arrête là pour cet article qui résume la série mais je continue d'en parler dans le suivant. En attendant, régalez-vous (pour ceux / celles pour qui c'est un régal) avec l'image du coq dont parle le journaliste ^^ A croquer non ?
Vous aurez peut-être noter que les actrices, toutes super bien foutues et plutôt pas mal sont issues de séries-navets, de trucs minables etc. La palme revenant à Eva Longoria qui, non citée dans l'article précédent, est quand même issue des Feux de l'Amour, si, si. En outre, et dans un autre registre, c'est aussi la copine de notre star française du basket : Tony Parker. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas juger sur les apparences, même si les photos promo sont souvent faites pour mettre en valeur physiquement les actrices, même si elles n'ont pas toutes un passé reluisant dans le métier, le ton de la série est désopilant, il bouscule les idées reçues et chacune d'entre elles est exceptionnelle dans le rôle qui lui a été attribuée. La cruche de service convient parfaitement à Teri Hatcher, la bourgeoise froide sied à merveille à Marcia Cross, Eva Longoria est géniale en bomba latina machiavélique et chieuse, quant à Felicity Huffman, elle est parfaite en mère de famille contre son gré, ex-carriériste reconvertie en maman au foyer. Allez encore un article (les sources sont citées dans l'article précédent).
"Après les séries comme ALLY
MCBEAL ou SEX AND THE CITY, qui creusaient le sillon des trentenaires
occidentales à la recherche de l'homme rêvé, DESPERATE HOUSEWIVES se
transporte chez ces mêmes femmes dix ans plus tard, une fois le mâle en
question épousé et une tonne de désillusions en travers du gosier. La
quarantaine à la maison avec enfants, même avec de l'argent ? Rien de
moins sexy, rien de plus ringard sur l'échelle de la branchitude
mondialisée : corvées incessantes, épuisement, soucis affectifs
chroniques, ingratitude… et pourtant...
Mais quel secret a donc poussé Marie-Alice Young (Brenda Strong)
à mettre fin à ses jours ? Toute la communauté de Wisteria Lane est en
émoi. Epouse dévouée, Marie-Alice s'occupait de sa maison avec
application, et s'arrangeait toujours pour que le dîner soit prêt au
retour de son mari ou de son fils. Bref, une vie sans histoire, en
apparence plus facile que celle de ses amies parmi lesquelles : Susan Mayer (Teri Hatcher)
la célibataire. Belle plante et mère célibataire, Susan recherche
désespérément un homme, un vrai. Sa dernière cible ? Mike, son nouveau
voisin ultra-sexy. Coachée par sa fille de 15 ans, elle est prête à
user de tous ses charmes pour l'attirer dans ses filets. Seulement
Susan est loin d'être la seule à avoir faim...
Bree Van de Kamp (Marcia Cross)
est une bourgeoise coincée. Collier de perles, raie sur le côté et
petit tailleur d'institutrice étriquée..., Bree est la perfection
incarnée. Pas un cheveu de travers. Névrosée au plus haut point,
«imprévu» et « fantaisie » ne font pas partie de son vocabulaire.
Imaginez sa tête lorsque Rex, son mari (très bien sous tout rapport),
lui propose de fréquenter une tierce personne pour pimenter leur vie
sexuelle...
Gabrielle Solis (Eva Longoria)
est la bomba. Cette Latina au corps de rêve a tout pour être heureuse :
la grande maison, le mari plein aux as et les beaux cadeaux qui vont
avec. Mais tout ça manque terriblement de piquant pour cet ex-mannequin
au sang chaud. Sa solution? S'encanailler avec son jardinier, de vingt
ans son cadet. Entre son mari et son jeune amant, son coeur balance.
Lynette Scavo (Felicity Huffman)
est la frustrée. Femme d'affaires aux dents longues, elle plaque du
jour au lendemain sa carrière en argent massif pour s'occuper de ses
jumeaux. Grave erreur ! Plus exigeants qu'un « big boss » des finances,
plus imprévisibles que les cours de la Bourse, ils mènent leur mère par
le bout du nez.
Edie Britt (Nicollette
Sheridan) est l'allumeuse : une véritable croqueuse d'hommes. Crinière
blonde peroxydée et forte poitrine, cette poupée gonflable fait tourner
la tête de tout le quartier. Les femmes la redoutent et les hommes la
désirent. En d'autres termes, la pire voisine au monde !
Côté
hommes, il y a le nouveau voisin, Mike Delfino (James Denton), un
supposé plombier qui a Susan et Eddie à ses pieds ; Rex Van De Kamp
(Steven Culp), qui envisage de se séparer
de sa femme ; Carlos, la moitié de Gabrielle qui considère qu'en lui
offrant un diamant de 15 000 dollars, elle doit faire tout ce qu'il lui
demande. Et enfin, il y a Paul (Mark
Moses), le mari de Mary Alice qui doit certainement avoir une
excellente raison pour agir de façon si étrange. Depuis son point de
vue si privilégié, Mary Alice voit tout et beaucoup plus que ce qu'elle
pouvait voir étant vivante. Elle nous fait partager tous les petits
secrets qui se cachent derrière chaque porte fermée par l'un des
habitants de ce quartier aux allures si paisibles et si tranquilles.
De
l'amour, de la passion, de la trahison et une dose de crime, DESPERATE
HOUSEWIVES possède tous les ingrédients d'un bon soap opéra, une bonne
dose d'humour et de dérision en plus. Sans oublier le soupçon de
réalisme qui manque cruellement au genre précité. DESPERATE HOUSEWIVES,
c'est LA recette du succès.
Au premier abord, une recette facile
empreinte de paranoïa et de belles filles sexy pour aguicher le
téléspectateur. Mais DESPERATE HOUSEWIVES, c'est bien plus que ça. La
série s'intéresse de façon sérieuse aux vrais problèmes que peuvent
rencontrer les femmes au foyer. Elles deviennent les héroïnes de
l'ombre. Bien plus qu'il n'en faut pour rendre accroc toutes celles (ou
ceux) qui subissent ce genre de situation. Autant dire presque tout le
monde. Mais surtout, sous son aspect lisse et consensuel, la série
distille une saveur douce-amère où l'on découvre tout à coup que ces
petites choses ordinaires du quotidien pourraient cacher des vérités
bien moins avouables et une réalité bien plus drôle. Alors la vie des
habitants de Wisteria Lane devient beaucoup plus passionnante à suivre.
A Wisteria Lane, on observe une population qui vit comme dans une
réserve, coupée de tout. Cette rue dont on ne sort jamais, ces maisons
où pas un poste de télé ni une conversation ne rappellent l'existence
du monde extérieur, est l'exacte métaphore de l'espace mental de la
mère de famille qui n'a pas le temps de sauver le monde (alors à quoi
bon s'en occuper). Les féministes américaines débattent encore du côté
réactionnaire de la série (et ses valeurs famille, patrie, cookies). La
série explore sans complexe tous les rebondissements liés au suicide de
Mary-Alice : incendie criminel, chantage, vols, meurtres, prostitution,
relations sadomaso, secrets de famille gratinés... Mais DESPERATE
HOUSEWIVES décrit avant tout un enfermement. Sous le vernis de ces
dames et leurs impeccables brushings, sous leur volonté farouche de
sauver les apparences, la solitude et la folie triomphent."
Puisqu'on parlé des actrices ici, voici leurs photos :
Susan :
Bree :
Gabrielle :
Lynette :
Voilà les 4 desperate housewives dont nous suivons les péripéties. Mary-Alice, la morte qui raconte toute la série du haut de son ciel c'est elle :
On ajoute à ces charmantes dames, la peste blonde de service, Edie :
Et le tour est joué :)
Evidemment je vous mets une petite photo du jardinier avec lequel Gabrielle occupe ses journées juste pour le plaisir des yeux ^^
Alors voilà, ce soir sur M6 seront diffusés les premiers épisodes de la série. A VOIR ABSOLUMENT !!! ENREGISTREZ SI VOUS N'ETES PAS DISPO !!!
Et on se quitte avec quelques photos :
14 mai 2006
Les Shadoks
En me promenant de sites en sites, à la recherche d'informations sur la fondation des Shadoks je suis tombée sur un résumé de la logique des Shadoks et de leurs péripéties. Je n'ai pas tout recopié ici, donc si vous voullez y faire un tour : www.lesshadoks.om
Le Cerveau des Shadoks :
Eduquer les Shadoks, malheureusement, c'était pas chose
facile.

Les cerveaux des Shadoks, en effet, avaient une capacité tout à
fait limitée.
Ils ne comportaient en tout que QUATRE CASES.
Et encore, c'était pas toujours vrai parce que bien souvent il y
en avait de bouchées. Pour remplir les cases déjà, c'était pas facile et cela prenait un certain temps.
C'est alors que commençait la difficulté parce que,
quand les cases étaient pleines, il n'y avait plus de place et le Shadok,
on ne pouvait plus rien lui apprendre.Si on essayait quand même,
alors obligatoirement il y avait une case qui se vidait pour faire de la place.
De sorte que quand un Shadok avec une tête pleine voulait apprendre
quelque chose, il fallait qu'il en oublie une autre.
Exemple: Si un Shadok avait appris à marcher avec une case et que
plus tard il ait appris trois mots avec les autres cases, eh bien, si en plus
on voulait lui apprendre à faire du vélo, le Shadok ne savait
plus marcher.
Comme ils n'avaient que quatre cases, évidemment
les Shadoks ne connaissaient pas plus de quatre mots. C'était:
GA BU ZO MEU
Vous comprendrez donc facilement qu'il n'y avait pas du tout suffisamment
de mots pour toutes les choses qui existaient et qu'il y avait des quantités de choses qui avaient le même mot.
L'histoire :
Première Série (Fin Avril 1968)
Seconde Série (Début 1969)
Troisième Série
Quatrième Série (Janvier 2000)
2ème Série
Mais la terre n'était pas si amusante que ça car elle appartenait à un
redoutable insecte : Gégène. Les Gibis s'en feront un ami en lui jouant
de la musique. Mais il mènera la vie dure aux pauvres Shadoks.
D'abord ils essaieront de ranger la terre : la mer d'un côté, les
montagnes de l'autre et la pluie en dessous. Mais la colère de Gégène
les obligera à se réfugier sur la Lune. Bien moins confortable que
celle de maintenant car elle se dégonflait. Et puis voilà qu'ils se
dépeuplent et qu'il faut nommer un Ministre de la Population, et voilà
le marin Shadok, ivre de vengeance, qui rapplique pour tout arranger.
Les Shadoks trouveront quand même le temps de parfaire leur éducation ; théorie mathématique des passoires, numération par poubelle, géométrie ponctuelle, musique défensive, etc ...
Les Gibis, ne connaîtront pas de problèmes sur Terre, sauf un, majeur :
ils se mettent à vieillir, une maladie qu'ils ne connaissaient pas sur
leur ancienne planète.
Les uns pour échapper à Gégène, les autres pour échapper au temps, tout ce beau monde quitte la terre.
4ème Série
Malgré le temps, les choses ne se sont pas arrangées pour les
malheureux Shadoks. Voilà maintenant que leur tombent sur la tête le
ciel et ses planètes, son Zodiaque, et ses satellites. Car sous les
doigts du Big Blank, maître de l'univers, le Cosmos Shadok rétrécit
inéxorablement, disparaît et les engloutit dans son Néant.
11 mai 2006
medium, suite - article paru dans télérama n°2939
La série américaine fait polémique en France
"Medium" à l'index
Chaque vendredi, la série Medium réunit plus de trois millions de téléspectateurs sur M6, un bon score qui ferait presque oublier qu'Allison Dubois, son héroïne, ne compte pas que des amis en France. Certains détracteurs appelant même à boycotter les aventures de cette mère de famille américaine qui a choisi de mettre ses dons extralucides au service de la justice. Le débat s'est ouvert sur Internet - et en particulier sur le forum de Télérama - , dès janvier dernier, après la diffusion d'un épisode où Allison devait confirmer la culpabilité d'un condamné à mort. Mission qu'elle accomplit parfaitement... et qui scella le sort d'un violeur nécrophile, exécuté à la fin de l'épisode.
La douce Allison (alias Patricia Arquette) approuve donc la peine capitale, autant que son mari, que son patron de procureur, et autant sans doute que la majorité des habitants de l'Arizona, où se déroule la série. Medium, très grans succès outre-atlantique, caresse dans le sens du poil l'Amérique blanche et bien-pensante : elle reflète les valeurs de la middle-class (l'attachement à la famille), mais aussi sa paranoïa rampante (le cauchemar d'une société truffée de dangereux criminels)...
Cette série américaine diffusée sur un grand network (NBC) adopte le point de vue d'une large part de son public, et présente la peine capitale comme une pratique admise, et non comme un choix politique à débattre. Doit-on pour cela s'interdire de trouver du charme à Medium, et de saluer sa façon plutôt captivante d'aborder le thème du paranormal ? Plus largement, cette polémique pose la question du décalage - et de la divergence - entre notre point de vue d'Européens et le discours idéologique véhiculé plus ou moins subtilement par nombre de séries américaines. 24 Heures - qui cautionne la torture au nom de la protection de la nation - mérite-t-elle aussi la sanction du boycott ? A chacun sans doute de trouver le recul nécessaire pour apprécier (ou non) ces séries pour ce qu'elle sont : des oeuvres de fiction en prise avec une certaine réalité.
Isabelle Poitte
30 avril 2006
medium
voilà longtemps que j'avais
envie de vous parler de cette série
vous aurez peut-être noté au fil de mes blogs précédents que je suis, si ce
n'est une pro, tout au moins une ultra-compétente jeune fille dans le domaine
des séries télé
medium est une série à part qui me touche beaucoup
c'est également une série qui a fait couler beaucoup d'encre
d'abord parce qu'elle est portée par une star nommé Patricia Arquette
ensuite parce qu'elle aborde le sujet de la peine de mort par un biais très controversé : la série se déroule dans un état où la peine de mort est encore en vigueur et l'héroïne dès le deuxième épisode de la série a été amenée à aider le procureur à faire condamner à mort un accusé
le choix d'un tel scénario est périlleux et a entraîné un grand débat sur la diffusion d'une série "prônant" la peine de mort dans un pays comme le nôtre
* petit rappel biographique :
Issue d'une célèbre famille d'acteurs comprenant son grand-père Cliff Arquette, son père Lewis Arquette, sa soeur Rosanna Arquette, ses frères Alexis Arquette, David Arquette et Richmond Arquette, Patricia passe sa jeunesse à Los Angeles où elle poursuit sa formation auprès de divers professeurs de grand renom, dont Milton Katselas. Apparaissant pour la première fois au cinéma dans Pretty smart (1986) de Dimitri Logothetis, elle figure également au casting de Freddy 3, les griffes du cauchemar (1987) de Chuck Russell et participe au premier long métrage de Sean Penn, The Indian runner.
Le succès vient en 1993 avec sa performance de call girl sexy et meurtrière aux côtés de Christian Slater dans True romance. Dès lors, cette blonde pulpeuse alterne les genres et joue sous la direction des plus grands : Tim Burton (la comédie Ed Wood), John Boorman (le film d'aventure Rangoon), David Lynch (le film noir mâtiné de fantastique Lost highway), Stephen Frears (le western The Hi-Lo country), Roland Joffé (le thriller Goodbye Lover) et Martin Scorsese (le drame A tombeau ouvert).
En tête d'affiche du thriller mystique de Rupert Wainwright Stigmata (2000), Patricia Arquette n'hésite pas à s'enlaidir pour les besoins de Human nature, une comédie de Michel Gondry avec Tim Robbins et Rhys Ifans. En 2003, faisant preuve de perfectionnisme, elle s'entraîne intensivement pour La Morsure du lézard, l'adaptation du roman Holes de Louis Sachar, alternant séances d'équitation, lancer de couteau et maniement d'armes à feu.
En 2005, elle répond à l'appel du petit écran en acceptant le rôle principal de la série Medium.
* petit résumé de la série :
Medium raconte l'histoire d'Allison Dubois (Patricia Arquette), étudiante en droit qui choisit finalement de mettre ses dons de médium au service de la Justice. Allison voit, entend et parle avec les morts mais est aussi capable de prédire l'avenir et de lire dans les pensées d'autrui. Altruiste et courageuse, elle implique malgré elle son mari Joe (Jake Weber), ingénieur et cartésien par nature, ainsi que ses deux filles aînées dans ses enquêtes policières hors du commun et convainc le procureur Devalos (Miguel Sandoval) de la fiabilité de ses intuitions.
Médium est inspirée de la vie de la vraie Allison Dubois, qui aida le FBI dans de nombreuses enquêtes. Afin que la série soit le plus près de la réalité, Allison Dubois est consultante sur le tournage. Elle n'en n'est pas à ses premiers essais puisqu'en 2000, le film Intuitions de Sam Raimi était déjà tiré de ses expériences "paranormales".
Diffusée sur NBC depuis janvier 2005, Médium, coproduite par Glenn Gordon Caron (Les enquêtes de Remington Steele, Clair de Lune) et René Echevarria (Les 4400) connaît un large succès avec 14 millions de téléspectateurs en moyenne chaque semaine. Patricia Arquette a reçu en 2005, l'Emmy Award de la meilleure actrice dramatique et une nomination au Golden Globe. Un épisode de la seconde saison diffusé en novembre sur NBC a fait sensation car il contenait des scènes entièrement en 3-D (des lunettes spéciales étaient distribuées dans les magazines télé).
* points forts de la série :
=> le téléspectateur est plongé dans l'esprit d'Allison sans aucun effet spécial, en effet, il est parfois impossible de comprendre immédiatement si ce à quoi l'on assiste se passe dans la réalité d'Allison ou dans un de ses rêves, pas de flash comme dans d'autres séries du même type (jess a des flashs dans missing), seul le réveil d'allison nous fait comprendre qu'il s'agit d'un de ses rêves
et voici sa tête au réveil :
=> une actrice au sommet de son art, aidée sur les plateaux par la vraie Allison Dubois qui sert de consultante
en effet patricia arquette est loin d'être une débutante, et bien que ces dernières années sa carrière est plutôt connu un creux, elle a été dirigé par quelques grands noms du cinéma et dès la première saison de la série s'est vu remporté l'emmy award de la meilleure actrice dans une série dramatique
avec une famille issue du milieu du cinéma, patricia avait toutes les chances de faire encore parlé d'elle malgré sa quasi disparition des écrans au début des années 2000
ci-dessous son frère david et sa belle-soeur, courteney cox arquette, la monica de la série friends
et encore en-dessous, patricia et rosanna
=> troisième point fort et c'est un point très fort : allison est au prise entre son métier et sa famille
la série ne donne pas dans la facilité à ce niveau-là
le mari d'allison est un mathématicien sceptique qui n'accepte pas très bien le "don" de sa femme, don qui perturbe sans cesse l'équilibre du cocon familial, allison fait des rêves lors de son sommeil nocturne (logique) ce qui la pousse bien souvent à se lever au milieu de la nuit et la met en décalage avec ses enfants lorsqu'elle retourne se coucher au moment où ses filles doivent se lever
ainsi Joe, son mari, doit se débrouiller seul entre son travail et ses filles, pour la vie quotidienne, les filles se sentant parfois déboussolées par les absences imprévisibles de leur maman
on sent le couple en permanence sur la brèche, à la limite de la rupture bien que parfaitement et totalement amoureux
le métier d'allison dérange sa famille, elle est en permanence confrontée à des choix qui lui imposent soit d'aider les autres soit de s'occuper des siens, et le téléspectateur est témoin de ce tiraillement qu'elle vit et des difficultés que cela entraîne dans son couple et dans sa vie de famille
une autre difficulté apparaît lorsque Joe et Allison se rendent compte que leur aînée réussit à "deviner" des résultats de maths sans même faire les exercices suite à une alerte du professeur ou que la deuxième fille fait des dessins prémonitoires
toute la branche féminine de la famille est touchée par le don de médium ce qui ne fait d'ajouter aux autres problèmes
ci-dessous la famille au complet :
petite interview de patricia arquette :
— Il ne doit pas être évident d’incarner un personnage qui existe réellement…
— D’autant plus qu’Allison est consultante sur la série! (Rires.)
Cela étant, elle m’est d’un grand secours. Il m’arrive de lui demander
quelques tuyaux, notamment sur sa manière de procéder lorsqu’elle se
met en relation avec l’au-delà, quelle posture elle prend, quel est son
timbre de voix ou, plus terre à terre, comment se déroule la phase de
sélection d’un jury, puisqu’elle est employée d’un procureur.
— Et l’intéressée vous trouve crédible ?
— Elle se marre beaucoup lorsque nous montrons une scène dans laquelle
elle s’apprête à avoir des visions. Pour donner le maximum d’intensité
dramatique et de suspense, on met en toile de fond une musique bien
flippante, bien angoissante. Un truc qui vous prend aux tripes. Allison
n’entend pas ce genre de musique quand elle entre en communication avec
des morts, sinon, croyez-moi, elle ne pourrait pas se concentrer ! (Rires.)
— Quelles sont les différences entre vous deux ?
— Dans la série, je joue une Allison plus tourmentée par le fait
d'avoir de telles capacités et par les problèmes que génèrent ces
visions parfois effrayantes dans sa vie de famille. C’est loin d’être
le cas de la vraie Allison. Elle est très calme et ne se laisse pas
déborder par tout cela. Elle impressionne par son côté décontracté. Si
je disposais des mêmes pouvoirs qu’elle, je serais plutôt paniquée…
— Pouvoir communiquer avec l’au-delà vous semble possible ?
— Si je n’y croyais pas, mon interprétation ne pourrait pas être
satisfaisante. Je suis sûre que nous disposons tous de facultés pour
percevoir certaines choses, mais la plupart des gens l’ignorent. Il y a
par ailleurs un grand nombre de charlatans qui donnent de faux espoirs
à des familles qui ont perdu un proche, et ça, ça me révulse au plus
haut point!
— L’entourage, et en particulier la propre famille d’Allison Dubois, étaient sceptiques face à ses dons de voyance…
— C’est vrai. Enfant, elle avait donné des noms à ses ours en peluche.
Lorsque certains de ses proches ont commencé à disparaître, elle a
commencé à faire un transfert. Elle communiquait avec ses ours comme
s’ils étaient des personnes vivantes. Ce qui, d’une certaine manière,
facilitait le contact avec l’au-delà, les peluches servant
d’intermédiaires. Pendant des années, Allison a opéré de cette manière.
Mais ses parents ne l’admettaient pas… Juste après l’enterrement de son
grand-père, elle s’est approchée de sa mère pour lui dire: «Je viens de
parler avec grand-pa. Il voulait juste que tu saches qu’il n’avait pas
souffert et qu’il était encore parmi nous.» Sa mère, en état de choc,
l’a fait sortir de la pièce.
— Pensez-vous que ces pouvoirs soient héréditaires ?
— Dans le cas d’Allison, elle ne tient pas ses dons de sa mère, mais
rien ne dit qu’elle ne les a pas transmis à ses trois filles !
— Vous-même avez deux enfants, Enzo,
17 ans, et Harlow, 3 ans, et comme votre personnage, vous devez gérer à
la fois votre rôle de mère et celui d’une femme très occupée…
— Mais moi, je ne me réveille pas au beau milieu de la nuit en voyant des cadavres flotter au-dessus de mon lit ! (Rires.) Le seul instinct que je possède, c’est celui de conservation, car, pour survivre à Hollywood, il faut être résistant…
— Vous êtes une revenante, une ressuscitée de Hollywood, non ?
— C’est vrai que je suis passée par des périodes où le téléphone ne
sonnait que pour me proposer des scénarios merdiques. Avec «Médium»,
j’ai pu démontrer qu’il ne fallait pas m’enterrer trop vite !
— Avez-vous déjà été témoin de manifestations surnaturelles ?
— Je n’ai jamais vu quelqu’un faire tourner une table ou converser avec
un fantôme ou un défunt coincé entre notre monde et l’au-delà. En
revanche, j’ai vu des lumières s’éteindre… mais cela n’avait rien à
voir avec le pouvoir de l’esprit sur la matière. En fait, j’avais
oublié de payer ma note d’électricité, et on m’a coupé le compteur !
— J’ai lu quelque part que vous aviez entendu des voix…
— Oui, celle de ma mère. Le jour où elle est décédée, en 1997, je
devais assister au «Tonight Show». J’étais tellement ravagée que j’ai
envisagé d’annuler ma participation. Et ma mère m’a fait un signe. Du
haut de son nuage, je l’ai entendue me dire: «Sois toi-même, Patricia:
une battante.» Pour exorciser ma tristesse, je me suis donc pointée à
l’émission déguisée en lapin de Pâques. Rien de tel pour retrouver le
sourire ! C’est à ce moment-là que j’ai compris que si tous les
politiciens faisaient de même, la vie sur la planète serait plus
agréable !
— La vraie Allison Dubois ne se fait
pas payer par le ministère de la Justice. Et vous, Patricia, vous
travaillez aussi à l’œil ?
— (Rires.) A votre âge, vous croyez encore au père Noël ? Je ne suis pas aussi altruiste qu’Allison !
Interview: Frank Rousseau.
ci-dessus une photo de patricia qui date d'il y a quelques années, notez qu'elle a aujourd'hui pris pas mal de kilos, elle est loin des standards d'hollywood maintenant mais je la trouve toujours magnifique
il m'a été difficile de trouver des articles qui me convenaient sur la série mais c'est celui d'écran large qui pour moi tire son épingle du jeu, le voici :
Nouvelle série lancée en 2005, Medium
débarque à présent en France. Y rencontrera-t-elle le même succès
instantané qu’elle a connu outre-atlantique ? Petite analyse de ce qui
se cache derrière ces dons de voyance.
Une vraie medium…
Contrairement à de nombreuses autres fictions télévisées, Medium
possède deux caractéristiques assez peu communes. Tout d’abord, elle
est le fruit de l’imagination d’un vieux routard du petit écran, Glenn
Gordon Caron, contrairement à plusieurs autres séries à succès apparues
ces dernières années à l’initiative d’individus totalement inconnus au
préalable (Anthony E. Zuiker pour Les experts, Hank Steinberg pour FBI : Portés disparus ou, plus récemment, Shonda Rhimes pour Grey’s anatomy). Caron pour sa part avait déjà œuvré sur Les enquêtes de Remington Steele au tout début des années 80 avant de créer Clair de luneMoonlighting) en 1985, série qui révéla un certain Bruce Willis bien avant Piège de cristal
et meubla le petit écran cinq années durant avec succès. Et si Caron
connu ensuite une longue traversée du désert au cours des années qui
suivirent l’arrêt de cette série – sa deuxième création télévisée en
1999, Un agent très secret (Now and again), fut interrompu après une seule saison –, Medium était donc déjà dès son lancement entre des mains expertes.
La seconde caractéristique de cette série, beaucoup plus rare celle-là,
vient de son inspiration. En effet bien plus qu’un simple emprunt au
qualificatif, Medium
prend directement pour modèle la vie de la véritable Allison Dubois.
Outre des séances de voyance et des ouvrages, celle-ci vient également
en aide aux forces de l’ordre afin de résoudre des crimes là encore
bien réelles. C’est donc tout naturellement que les producteurs se sont
adjoints ses services en tant que consultante sur la série afin de
coller au plus près à la réalité. Medium ou une nouvelle forme de télé-réalité ?



Patricia Arquette (à gauche) et Allison Dubois (à droite), une vraie medium.
Qui prédit un immense succès…
Le pilote de Medium,
diffusée le 3 janvier 2005 sur la chaîne américaine NBC, remporte un
succès immédiat, permettant à la série de se positionner en 19ième
place des audimats au terme de la saison télévisée US 2004/2005 avec
une moyenne de 14 millions de téléspectateurs (à titre de comparaison, Lost enregistra une moyenne de 16 millions cette même saison), devançant même la nouvelle déclinaison des Experts, Les Experts : Manhattan (13,6 millions).
Trois ans plus tôt, une autre série « extralucide » avait déjà ouvert une brèche sur la chaîne câblée USA Network avec Dead zone.
Si les chiffres d’audimat ne sont nullement comparables à ceux d’un
grand network comme NBC, l’adaptation sur petit écran du roman de
Stephen King remporta néanmoins un succès bien réel, tant critique que
public, pour susciter l’intérêt de certains. Mais plutôt que de créer
un nouvel ersatz, Glenn Gordon Caron préféra miser sur un personnage
principal du sexe féminin, soit un choix particulièrement « couillu »
puisque la plupart des succès télévisés mettent en vedette soit des
duos (X-Files), soit des équipes entières (Les experts, FBI : Portés disparus), soit des hommes seuls (24 heures chrono) mais pratiquement jamais des femmes (à l’exception récente de Cold case). Une décision qui, en matière de personnages disposant d’un « don particulier », ne s’était pas vu en fait depuis Profiler (1996-2000).

À une série humainement réussie…
De plus, outre le don de voyance, Allison dispose également de celui de
pouvoir communiquer avec les morts. En dehors du macabre (des meurtres
qui « tachent » énormément les murs), cette double faculté permet à la
série d’osciller entre l’étrange (Allison déambulant dans un aéroport
habillée en chaperon rouge) et le tragicomique (Allison se querellant
avec son beau-père décédé). Car, au delà du fantasmagorique, le noyau
familial est véritablement au cœur de la série, Allison devant jongler
entre son emploi de consultante sur des affaires criminelles et son
cocon familial constitué de son mari, Joe (Jake Weber), et de ses deux
filles, Ariel et Brigitte (plus un troisième bambin en bas âge).
Sans pour autant tomber dans la sitcom ou la tragédie cathodique, Medium
puise une grande partie de son attrait dans ce portrait de famille. Un
parti pris qui n’est sans doute pas étranger au succès de la série
outre-atlantique en plus de l’intérêt légitime du public pour le
paranormal. Dans le rôle de l’épouse / mère de famille dont les
facultés – héritées de sa mère et (peut-être) transmises à ses propres
filles – ne lui facilitent en rien la tâche (des réveils systématiques
en sursaut au beau milieu de la nuit suite à une vision), Patricia
Arquette assure parfaitement son rôle de pilier central de la série.
Après avoir joué sous la direction des plus grands au cours des années
90 – Tony Scott (True romance), John Boorman (Rangoon), Tim Burton (Ed Wood), David Lynch (Lost highway), Roland Joffé (Goodbye lover), Stephen Frears (The hi-lo country) ou encore Martin Scorsese (À tombeau ouvert),
excusez du peu –, la comédienne avait enchaîné les rôles plus ou moins
obscurs depuis le changement de millénaire. Sa prestation très
remarquée dans Medium lui a valut un joli come-back aux yeux d’Hollywood (elle a remportée l’Emmy Awards 2005 et une nomination aux Golden Globes 2006).

Mais aux enquêtes éventées !
Si l’aspect purement humain de la série est très réussi, on ne saurait
en dire autant de sa partie strictement policière, le « noctambulisme »
de l’héroïne en guise de prologue de chaque épisode pouvant devenir
plus ou moins contagieux auprès du téléspectateur. En effet, les
différentes affaires sur lesquelles Allison apporte son expertise pour
le compte de son patron, le procureur Manuel Devalos (Miguel Sandoval),
et en collaboration avec le détective Lee Scanlon (David Cubitt),
peuvent rapidement se révéler fastidieuses et sont loin d’être aussi
bien ficelées que les séries dont Medium cherche à se démarquer (on citera au hasard les NCIS : Enquêtes spéciales, Experts, FBI : Portés disparus et autres NYPD Blue).
La « faute » sans doute à une équipe de scénaristes plus expérimentée
en matière de fantastique que de séries dites « procédurières », la
plupart des scénaristes de Medium ayant travaillé auparavant sur Dark angel (la série créée par James Cameron), La 13ème dimension, Les 4400 ou encore Star trek : Deep space nine (sans oublier bien sûr Un agent très secret, la plupart étant donc d’anciens collaborateurs de Glenn Gordon Caron).
C’est bien là le seul reproche (et non des moindres puisque les
enquêtes occupent environ la moitié des épisodes) que l’on puisse
imputer à Medium,
une série à dimension humaine très touchante entre drame et comédie et
dont l’aspect purement surnaturel n’est ni marginalisé ni tourné en
dérision. Il ne reste donc plus qu’un petit effort d’investigation
policière à faire de la part de ses artisans s’ils souhaitent élever Medium
dans la division supérieure.
et pour finir, deux photos que je trouve splendides :
joyeux 22 à tous en ce 22ème article :)



























































